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quinta-feira, 6 de julho de 2017

Venezuela: uma ditadura aberta, e assassina - Paulo Paranagua (Le Monde)

A matéria precede o ataque criminoso das milícias fascistas do chavismo contra a Assembleia venezuelana.
Paulo Roberto de Almeida

Au Venezuela, esquisse de convergence entre chavisme dissident et opposition
Paulo Paranaguá,
Le Monde, 6/07/2017
 
Les anti-Maduro organisent un référendum, le 16 juillet, pour déjouer la convocation d'une Assemblée constituante par le président

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La procureure générale de la République du Venezuela, Luisa Ortega, devenue l'égérie des chavistes dissidents, ne s'est pas présentée devant la Cour suprême où elle était convoquée mardi 4  juillet. Cette audience publique devait examiner la plainte du député chaviste Pedro Carreño, qui accuse la magistrate de " fautes graves dans l'exercice de sa fonction ". La Cour, soumise au pouvoir, lui avait interdit de quitter le territoire et avait saisi ses biens. Des perquisitions ont été menées au siège du ministère public. Le gouver-nement du président Nicolas -Maduro veut se débarrasser de la procureure.
Mme  Ortega ne s'est pas laissée démonter. Elle a récusé les dix-sept juges de la Cour suprême qui doivent statuer sur son cas, désignés sans respecter les normes constitutionnelles. Elle a contre-attaqué en demandant aux Etats-Unis des informations sur les deux neveux de Cilia Flores, l'épouse du président Maduro, jugés par un tribunal de New York pour trafic de stupéfiants. Au cours d'une conférence de presse, à Caracas, elle a réaffirmé sa position : " La décision de -Nicolas Maduro de convoquer une Assemblée constituante est contraire à la Constitution. " A son avis, le Venezuela connaît un " coup d'Etat " perpétré par le pouvoir contre les institutions indépendantes, comme le ministère public ou le Parlement.
Lundi, Mme  Ortega avait donné une preuve de son indépendance en se présentant devant le Parlement, contrôlé par l'opposition. Les députés chavistes avaient déserté l'hémicycle, à l'exception de son époux, German Ferrer, unchaviste et ancien guérillero réputé. Pour la première fois, le chavisme dissident, représenté par la procureure générale, et les opposants au régime de M.  Maduro joignaient leurs voix. Jusqu'alors, les uns et les autres hésitaient à se montrer ensemble et à avouer la moindre convergence. D'après l'analyste Luis Vicente Leon, " la massification de la protestation de la rue " et l'élargissement de la " fracture du chavisme " sont les deux conditions pour envisager une solution démocratique à la crise vénézuélienne.
Pouvoir d'achat ravagé
Depuis trois mois, les manifestations se succèdent quasiment tous les jours. La répression brutale, critiquée par les défenseurs des droits de l'homme mais aussi par Mme  Ortega, a provoqué au moins 90 morts, la plupart d'entre eux tués par balles. Les pénuries, le pouvoir d'achat ravagé par l'hyperinflation et l'effondrement du système de santé provoquent des explosions sociales localisées et des saccages. Le gouvernement refuse l'aide humanitaire internationale pour ne pas avouer son échec.
" Je ne suis responsable ni de la famine ni des pénuries ", a déclaré la procureure générale, pour mieux souligner les responsabilités gouvernementales. La conférence des évêques vénézuéliens s'est exprimée dans le même sens, mardi : le peuple a besoin de " nourriture, de médicaments et de liberté ", pas d'une nouvelle -Constitution. Forte du soutien du pape François, l'Eglise catholique qualifie la convocation d'une Assemblée constituante de " formule communiste d'organisation de la société ".
L'élection de la Constituante a été fixée au 30  juillet. Lundi, l'opposition a décidé d'organiser un référendum, le 16  juillet, sur l'opportunité de l'action du gouvernement : " Que ce soit le peuple qui décide s'il rejette ou refuse la Constituante convoquée de manière -inconstitutionnelle par Nicolas Maduro ", a justifié le président du Parlement, Julio Borges. Sans compter sur le Conseil national électoral, aux ordres du pouvoir, les opposants veulent placer des urnes dans " chaque paroisse ", sans doute avec la collaboration de l'Eglise. Selon M.  Leon, cette initiative " vise à montrer la différence entre la gigantesque abstention " prévisible le jour de l'élection de la Constituante et la " participation massive " au référendum organisé par les opposants, à deux semaines d'intervalle.
A Caracas, des observateurs souhaitent la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale, avec des opposants et des chavistes critiques à l'égard de M.  Maduro. Une telle solution négociée de la crise dépend de l'attitude des militaires. Le projet de référendum appelle d'ailleurs les forces armées à défendre la Constitution. " L'obscurité ne dure pas toujours ", assure Luisa Ortega.
Paulo A. Paranagua
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