quarta-feira, 22 de julho de 2026

Pourquoi la Russie ne pourra jamais gagner en Ukraine: la corruption, cancer métastasé de l'armée russe - Maxime Marquette (Votre Dose Quotidienne)

Billet : Poutine piégé par son propre système : pourquoi la Russie ne pourra jamais gagner en Ukraine

La corruption : cancer métastasé de l'armée russe

Un système bâti sur le mensonge

Maxime Marquette

Votre Dose Quotidienne, 16 Fev 2026


https://dosequotidienne.ca/2026/02/16/billet-poutine-piege-par-son-propre-systeme-pourquoi-la-russie-ne-pourra-jamais-gagner-en-ukraine


La corruption dans les forces armées russes n’est pas un phénomène

nouveau, mais elle a atteint sous Poutine des proportions proprement

sidérantes qui auraient dû alerter les observateurs bien avant le

premier coup de canon. Les pratiques qui auraient valu des procès en

cour martiale dans n’importe quelle armée professionnelle sont

devenues la norme institutionnelle en Russie, où chaque maillon de la

chaîne logistique représente une opportunité de gain personnel aux

dépens de l’efficacité militaire. Cette corruption n’épargne aucun

secteur, du simple soldat qui revend son carburant sur le marché noir

aux généraux qui siphonnent les budgets d’équipement pour s’offrir

des dachas luxueuses et des comptes en Suisse.

Les témoignages recueillis depuis le début du conflit sont éloquents sur

l’étendue du désastre. Des colonnes entières de véhicules se sont

retrouvées à court de carburant à quelques dizaines de kilomètres de

leur base de départ, non pas parce que les réserves n’existaient pas,

mais parce que les officiers responsables de la logistique avaient

revendu le précieux liquide bien avant que les premiers chars ne

prennent la route. Des unités d’élite censées bénéficier des meilleurs

équipements se sont retrouvées avec des gilets pare-balles expirés, des

jumelles de vision nocturne inopérantes et des systèmes de

communication incapables de fonctionner au-delà de quelques

centaines de mètres. L’argent était là, alloué par le budget de l’État,

mais il n’a jamais atteint sa destination finale, dévoré par une clique de

profiteurs qui prospèrent sur l’incompétence généralisée.

Cette corruption généralisée n’est pas qu’une simple question d’argent

détourné, elle représente une trahison envers chaque soldat envoyé au

front avec un équipement défaillant, chaque famille qui attend le retour

d’un proche parti se battre avec des armes inférieures à celles

1promises. Le système russe a sacrifié ses propres enfants sur l’autel du

profit personnel, et c’est peut-être le crime le plus impardonnable de

cette guerre.


Les conséquences mortelles sur le terrain

L’impact de cette prédation institutionnalisée se mesure en vies

humaines sur le terrain ukrainien. Les rapports font état de soldats

russes contraints de pourchasser les pigeons pour se nourrir, de vider

les fermes environnantes de leurs animaux pour éviter la famine,

pendant que les officiers supérieurs continuaient de profiter des

confortables allocations de terrain. Cette situation grotesque rappelle

les pires moments des campagnes napoléoniennes, sauf que Napoléon

avait au moins l’excuse de la distance et de l’hostilité du terrain, tandis

que les forces russes opèrent à quelques centaines de kilomètres de

leurs bases, sur un territoire dont les infrastructures n’ont pas été

totalement détruites.


Logistique et approvisionnement : le talon d'Achille mortel

Une chaîne d’approvisionnement brisée

La logistique militaire est souvent décrite comme l’art de faire arriver

les bonnes choses au bon endroit au bon moment, et c’est précisément

dans cet art que l’armée russe a brillé par son incompétence totale. Les

rapports des instituts de recherche occidentaux, notamment le

Chatham House et le Royal United Services Institute, ont documenté

avec précision l’effondrement progressif de la capacité russe à

maintenir ses lignes d’approvisionnement. Ce qui devrait être la base

fondamentale de toute opération militaire moderne s’est transformé en

un casse-tête insurmontable pour un État qui prétendait pouvoir

projeter sa puissance sur plusieurs continents.

Les problèmes logistiques russes s’inscrivent dans une tradition

historique de négligence organisationnelle, mais ils ont été

considérablement aggravés par les sanctions internationales qui ont

privé l’industrie militaire russe de composants essentiels. Les chaînes

de production d’équipements de haute technologie dépendaient

massivement d’importations occidentales que Moscou ne peut plus se

procurer légalement. Cette dépendance, jamais admise publiquement,

a révélé au grand jour l’incapacité de l’industrie russe à produire de

manière autonome les composants électroniques, les systèmes optiques

et les matériaux avancés nécessaires aux armements modernes. Les

usines tournent au ralenti, les ingénieurs qualifiés fuient le pays, et les

2tentatives de contourner les sanctions par des circuits parallèles ne

suffisent pas à combler les besoins.

Il y a une ironie cruelle à voir la Russie, héritière d’une industrie

militaire soviétique qui fut jadis l’envie du monde entier, réduite à

mendier des drones iraniens et des munitions nord-coréennes pour

maintenir son effort de guerre. Le géant aux pieds d’argile n’a jamais

été aussi fragile, et chaque mois qui passe révèle de nouvelles fissures

dans une structure que la propagande s’acharnait à présenter comme

indestructible.


Le piège de l’attrition

La stratégie russe s’est progressivement enlisée dans une guerre

d’attrition que Moscou n’avait absolument pas anticipée et pour

laquelle elle n’était pas préparée. Les planificateurs militaires russes

avaient conçu leurs opérations pour un conflit court, intense, se

terminant par une victoire rapide qui aurait légitimé l’ensemble de

l’entreprise aux yeux de la population et de la communauté

internationale. Au lieu de cela, l’armée russe se retrouve engagée dans

une guerre de positions qui épuise ses ressources humaines et

matérielles à un rythme insoutenable, sans perspective de percée

décisive. Cette transformation d’un conflit censé être éclair en une

guerre d’usure interminable représente l’un des plus graves échecs

stratégiques de l’histoire militaire moderne.


L'échec des réformes militaires : une modernisation fantôme

Les promesses non tenues du programme 2011-2020

Le programme de modernisation lancé en 2011 devait être la pierre

angulaire de la renaissance militaire russe, transformant une armée

soviétique vieillissante en une force moderne capable de projeter sa

puissance au-delà des frontières. Dix ans plus tard, les résultats parlent

d’eux-mêmes : une grande partie des équipements présentés comme

nouveaux étaient en réalité d’anciens modèles légèrement modernisés,

et les systèmes véritablement innovants annoncés avec fracas restaient

invisibles sur le terrain. Cette situation s’explique par la conjonction de

plusieurs facteurs : la corruption endémique qui a détourné les budgets

d’équipement, l’incompétence industrielle qui a retardé les

programmes de développement, et le conservatisme des états-majors

qui a préféré les équipements familiers aux systèmes plus performants

mais moins bien maîtrisés.


3Les exemples d’équipements qui n’ont jamais atteint les unités de

première ligne sont légion. Les nouveaux chars T-14 Armata, présentés

comme les plus avancés au monde lors des parades de la Victoire,

brillent par leur absence sur le front ukrainien, leurs systèmes trop

complexes et trop coûteux ayant été jugés impossibles à déployer en

nombre suffisant. Les systèmes de communication modernes qui

devaient permettre une coordination parfaite entre les différentes

unités se sont révélés inexistants ou inopérants, obligeant les

commandants à utiliser des réseaux civils facilement interceptés par les

Ukrainiens. Les drones de combat qui devaient donner à la Russie une

supériorité aérienne sans précédent ont été supplantés par des engins

iraniens importés en urgence pour combler les lacunes d’une industrie

nationale incapable de produire des plateformes compétitives.

Cette incapacité à honorer les promesses de modernisation révèle

quelque chose de profondément dysfonctionnel dans le système russe :

un écart permanent entre les ambitions affichées et les capacités

réelles, entre la propagande et la réalité, entre ce que le pays prétend

être et ce qu’il est vraiment. Ce n’est pas simplement un échec

industriel ou militaire, c’est l’échec d’un modèle entier de gouvernance.


L’industrie de défense en déliquescence

Les arsenaux russes qui produisaient jadis des armes utilisées dans le

monde entier traversent une crise sans précédent qui menace leur

existence même. Les sanctions occidentales ont coupé l’accès aux

composants essentiels, les ingénieurs qualifiés ont fui le pays par

milliers, et les investissements dans la recherche et le développement

ont été sacrifiés au profit d’une production de masse d’équipements

obsolètes. Cette situation crée un cercle vicieux : plus l’industrie

produit des équipements dépassés, moins elle est capable de

développer des systèmes compétitifs, et plus l’armée dépend

d’équipements qui la rendent vulnérable face à des adversaires

technologiquement supérieurs.


L'impasse stratégique : une victoire impossible

L’erreur fondamentale de sous-estimation

Les experts du Royal United Services Institute ont parfaitement

résumé l’erreur fondamentale du Kremlin dans leur assessment : les

Russes ont surestimé leurs propres capacités tout en sous-estimant

spectaculairement les Ukrainiens, aveuglés par une vision raciste et

impérialiste qui considérait les Ukrainiens comme des « petits Russes

», un peuple inférieur incapable de résister à la puissance militaire de

leur grand voisin. Ce mépris, ancré dans des décennies de propagande

4impériale, a conduit à une planification désastreuse qui n’a jamais

envisagé sérieusement la possibilité d’une résistance prolongée. Les

opérateurs russes ont été envoyés au combat avec des ordres de ne pas

tirer, convaincus que la population ukrainienne les accueillerait en

libérateurs, une erreur d’appréciation qui a coûté cher en vies

humaines et en équipements dès les premiers jours du conflit.

Cette erreur d’appréciation n’était pas qu’une simple question de

renseignement défaillant, elle reflétait une culture institutionnelle

incapable de concevoir que des peuples anciennement soumis puissent

développer une identité nationale distincte et une volonté de défense

farouche. Les planificateurs russes ont projeté leurs propres fantasmes

impériaux sur la réalité ukrainienne, imaginant un pays divisé, une

armée démotivée, une population prête à se soumettre. Chacun de ces

présupposés s’est heurté à une réalité radicalement différente,

transformant ce qui devait être une promenade militaire en une

épreuve de force dont la Russie ne sortira pas intacte.

Cette arrogante sous-estimation de l’adversaire rappelle les pires

moments de l’histoire militaire, ces moments où des puissances

convaincues de leur supériorité intrinsèque se heurtent à la dure réalité

d’un ennemi qui refuse de jouer le rôle qu’on lui a assigné. La

résistance ukrainienne restera dans les annales comme un exemple

lumineux de ce qu’un peuple déterminé peut accomplir face à un

agresseur techniquement supérieur mais moralement vide.


L’impossibilité d’une victoire conventionnelle

Trois ans après le début des hostilités, la victoire conventionnelle que

Poutine avait promise est devenue un objectif manifestement

impossible à atteindre. L’armée russe a démontré son incapacité à

percer les lignes de défense ukrainiennes de manière décisive, à

maintenir des avancées territoriales significatives, ou à détruire la

capacité de résistance adverse malgré des ressources théoriquement

supérieures. Chaque tentative d’offensive majeure s’est soldée par des

pertes considérées pour des gains territoriaux minimes, transformant

le conflit en une guerre de positions où les deux camps s’épuisent sans

qu’aucun ne puisse prétendre à une victoire décisive.


Les conséquences économiques : une Russie appauvrie

Le spectre de l’effondrement soviétique

Les services de renseignement ukrainiens ont dressé un parallèle

saisissant entre la situation économique actuelle de la Russie et la crise

qui a précédé l’effondrement de l’Union soviétique. Si l’échelle des

5problèmes actuels reste inférieure à celle des années 1990, la

trajectoire est identique : des difficultés financières croissantes

masquées par l’endettement, une économie de plus en plus dépendante

de l’exportation de matières premières, une fuite des capitaux et des

talents qui prive le pays de ses forces vives. Cette comparaison n’est pas

qu’une simple analogie, elle reflète une réalité économique où la Russie

s’engage dans une spirale de déclin qui pourrait s’avérer irréversible si

les tendances actuelles se poursuivent.

Les sanctions économiques imposées par l’Occident ont accéléré un

processus de marginalisation économique qui était déjà en cours avant

le conflit. La Russie s’est retrouvée coupée des marchés financiers

internationaux, privée d’accès aux technologies occidentales,

contrainte de restructurer l’ensemble de ses chaînes

d’approvisionnement vers des partenaires asiatiques moins exigeants

mais aussi moins fiables. Cette réorientation forcée a un coût

considérable en termes de compétitivité économique, de qualité des

produits disponibles, et de capacité d’innovation à long terme. Le pays

qui ambitionnait de devenir une puissance technologique alternative à

l’Occident se retrouve transformé en un fournisseur secondaire de

ressources naturelles pour les économies chinoise et indienne en pleine

expansion.

Il y a quelque chose de profondément triste dans ce déclin économique

d’un pays qui avait tous les atouts pour prospérer : des ressources

naturelles immenses, une population éduquée, une tradition

scientifique respectable. Ces atouts ont été gaspillés par un système

incapable de les valoriser, une gouvernance qui a préféré

l’enrichissement immédiat d’une élite corrompue au développement

durable du pays tout entier.


L’avenir économique bouché

Les perspectives économiques à long terme de la Russie sont parmi les

plus sombres de son histoire récente, avec une combinaison de facteurs

qui s’alimentent mutuellement pour créer une spirale négative difficile

à inverser. La fuite des cerveaux a privé le pays d’une partie

significative de sa main-d’œuvre qualifiée, les investissements

étrangers ont fui un environnement devenu trop risqué, et la

dépendance croissante envers la Chine transforme progressivement la

Russie en un État vassal économique de son puissant voisin asiatique.

Cette situation représente un échec stratégique majeur pour un pays

qui ambitionnait de redevenir une puissance mondiale autonome.


L'impératif impérial : une menace persistante

6Une ambition qui ne mourra pas

Même si la Russie sortait du conflit ukrainien dans un état

considérablement affaibli, son impulsion impériale ne disparaîtra pas

avec les échecs militaires. Cette ambition de domination régionale est

ancrée dans l’ADN de l’État russe depuis des siècles, alimentée par une

vision du monde qui considère les pays voisins comme des zones

d’influence légitimes plutôt que des souverainetés indépendantes. Les

experts s’accordent à dire que seule l’effondrement complète de l’État

russe pourrait mettre fin à cette dynamique expansionniste, une

perspective qui reste improbable même dans les scénarios les plus

pessimistes pour Moscou. La paix durable en Europe de l’Est

nécessitera donc une vigilance permanente et des garanties de sécurité

robustes pour les pays frontaliers de la Russie.

Cependant, les capacités militaires russes ont été suffisamment

dégradées par le conflit ukrainien pour rendre improbable toute

tentative d’agression contre les pays baltes ou la Pologne dans un

avenir prévisible. Les pertes en équipements modernes, en personnel

entraîné et en ressources financières ont repoussé de plusieurs

décennies la capacité russe à projeter sa puissance militaire contre un

adversaire de niveau comparable. Cette dégradation n’élimine pas la

menace à long terme, mais elle offre une fenêtre d’opportunité cruciale

pour les pays de l’OTAN afin de renforcer leurs défenses et de

consolider leur dissuasion face à une Russie qui restera dangereuse

malgré ses faiblesses apparentes.

Cette réalité d’une Russie affaiblie mais toujours dangereuse oblige

l’Occident à maintenir une vigilance que l’histoire a trop souvent

démontrée nécessaire. Les cycles d’expansion et de repli de la

puissance russe font partie de l’ADN européen depuis des siècles, et

l’erreur serait de croire que la défaite actuelle sonne le glas définitif des

ambitions impériales moscovites.

La nécessité d’une présence occidentale

Les experts du Royal United Services Institute ont souligné un point

crucial : la seule manière d’assurer une paix viable en Ukraine serait le

déploiement de troupes de l’OTAN comme force de dissuasion contre

toute nouvelle agression russe. Sans cette garantie concrète, les

Ukrainiens n’auraient aucune raison de croire en la pérennité de leur

État, et les investissements nécessaires à la reconstruction du pays

deviendraient impossibles à justifier. Cette présence occidentale ne

serait pas une provocation mais une réponse nécessaire à une

agression qui a démontré sa réalité par trois ans de conflit destructeur.


L'Occident face à ses responsabilités

Ne pas céder au chantage

L’un des enseignements les plus importants de ce conflit est la

nécessité pour l’Occident de ne pas céder au chantage nucléaire et aux

menaces d’escalade systématiquement brandies par le Kremlin. La

Russie a développé une rhétorique de l’intimidation qui menace

régulièrement de conséquences catastrophiques en cas de soutien

occidental à l’Ukraine, une stratégie qui a fonctionné pendant des

années pour limiter l’engagement des puissances occidentales. Or, cette

intimidation repose largement sur du bluff, comme l’a démontré le fait

que chaque escalade de l’aide militaire occidentale n’a jamais

déclenché les représailles massives promises par Moscou. Reconnaître

cette réalité est essentiel pour définir une politique de soutien à

l’Ukraine qui ne se laisse paralyser par des menaces creuses.

Le rapport du European Council on Foreign Relations publié en janvier

2026 a parfaitement résumé cette nécessité : l’Occident doit cesser de

croire au mythe de l’invincibilité russe et exploiter les faiblesses du

Kremlin pour obtenir une négociation authentique plutôt qu’une

capitulation déguisée. Cette approche implique de maintenir et

d’augmenter le soutien militaire à l’Ukraine, de renforcer les sanctions

économiques contre la Russie, et de démontrer clairement que la

patience occidentale n’est pas illimitée mais que la détermination à

soutenir un allié agressé reste intacte. C’est seulement par cette

démonstration de résolution que Moscou peut être contraint à des

négociations sincères.

Le moment est venu pour l’Occident de comprendre que la fermeté

n’est pas une provocation mais une nécessité, que céder au chantage ne

fait qu’encourager de nouvelles exigences, et que la crédibilité des

démocraties est en jeu dans leur capacité à soutenir un peuple qui

défend ses valeurs face à l’agression. L’Ukraine ne demande pas que

l’on combatte à sa place, mais qu’on lui donne les moyens de se

défendre.


Doubler les efforts pour la victoire ukrainienne

La conclusion des experts est sans appel : l’Occident doit doubler son

soutien à l’Ukraine plutôt que de chercher des accommodements avec

un régime qui n’a jamais respecté ses engagements internationaux.

Cette approche n’est pas simplement une question de solidarité avec un

allié agressé, elle répond à un impératif stratégique de longue portée

pour la sécurité européenne. Une Russie qui sortirait du conflit avec

des gains territoriaux validés par un accord de paix précipité serait

8encouragée à reproduire le même scénario contre d’autres voisins,

tandis qu’une Russie confrontée à un échec clair serait forcée de

reconsidérer ses ambitions expansionnistes. Le choix occidental entre

ces deux scénarios déterminera la configuration de la sécurité

européenne pour les décennies à venir.


Les leçons militaires du conflit

L’importance de la logistique

Ce conflit a cruellement démontré l’importance de la logistique

militaire dans les opérations modernes, une leçon que les armées

occidentales avaient tendance à sous-estimer dans un contexte de

projection de puissance lointaine. Les Russes ont échoué non pas parce

qu’ils manquaient d’armes sophistiquées, mais parce qu’ils ont été

incapables d’acheminer les munitions, le carburant et les pièces de

rechange nécessaires aux opérations soutenues. Cette carence a

transformé ce qui aurait pu être des offensives décisives en avancées

timides suivies de replis humiliants, chaque poussée étant limitée par

l’incapacité à maintenir les lignes d’approvisionnement. Les armées

occidentales, qui ont pris l’habitude de combats de haute intensité mais

de courte durée au Moyen-Orient, doivent tirer les leçons de ce conflit

pour leurs propres doctrines d’approvisionnement.

L’importance des drones et des systèmes de surveillance a également

été soulignée par ce conflit, qui a vu l’émergence d’une forme de

combat où chaque mouvement peut être détecté et frappé en temps

réel. Les armées russes et ukrainiennes ont dû adapter leurs tactiques à

cette nouvelle réalité, renonçant aux mouvements de masse au profit

d’actions dispersées et camouflées. Cette évolution impose une

révolution doctrinale que les armées occidentales n’ont pas encore

pleinement intégrée, et qui nécessite des investissements considérables

en contre-mesures électroniques et en systèmes de protection active

pour les véhicules terrestres.

Cette évolution technologique du champ de bataille représente à la fois

un défi et une opportunité pour les armées occidentales. Un défi parce

que les équipements actuels n’ont pas été conçus pour ce type

d’environnement saturé de drones et de senseurs. Une opportunité

parce que les démocraties occidentales possèdent les capacités

technologiques et industrielles pour développer les solutions de

demain, à condition d’investir maintenant plutôt que d’attendre d’être

confrontées au même type de menace.


La résilience ukrainienne comme modèle

9La résistance ukrainienne a démontré qu’une nation déterminée

pouvait compenser une infériorité numérique et technologique par une

supériorité morale et organisationnelle. Les Ukrainiens ont su adapter

leurs tactiques, exploiter les faiblesses adverses, et maintenir une

cohésion nationale malgré les pertes et les destructions massives. Cette

résilience offre des enseignements précieux pour tous les pays qui

pourraient se trouver confrontés à une agression similaire et qui

doivent planifier leur défense en conséquence. L’importance de la

préparation de la population, de la formation des réservistes, de la

dispersion des stocks militaires, et de la planification de la résistance

en territoire occupé a été cruellement démontrée par ce conflit.


Le prix humain d'une guerre inutile

Les victimes oubliées

Derrière les analyses stratégiques et les considérations géopolitiques, il

ne faut jamais perdre de vue le prix humain effroyable de cette guerre

qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Des centaines de milliers de soldats

russes et ukrainiens ont perdu la vie, des millions de civils ont été

déplacés, des villes entières ont été rasées, des familles ont été

déchirées par des lignes de front qui traversent des communautés

autrefois unies. Ces souffrances ne sont pas des dommages collatéraux

inévitables d’un conflit nécessaire, mais le résultat direct d’une

aventure militariste lancée par un régime qui a sciemment sacrifié des

vies humaines pour des ambitions de grandeur délirantes.

Les crimes de guerre documentés sur le territoire ukrainien ajoutent

une dimension supplémentaire à cette tragédie humaine. Les

exécutions sommaires, les déportations forcées, les bombardements

indiscriminés des zones résidentielles, les actes de torture et de

violence sexuelle perpétrés par les forces russes constituent une

souillure morale qui ne sera pas effacée par un accord de paix. Ces

actes exigent une justice que les victimes sont en droit d’attendre, et

dont l’absence constituerait une victoire supplémentaire pour

l’impunité dont bénéficient les puissants qui lancent des guerres sans

jamais en subir eux-mêmes les conséquences.

Cette guerre a créé une génération d’orphelins, de veuves, de blessés à

vie dont les cicatrices ne guériront jamais vraiment. Ces victimes

méritent que le monde se souvienne d’elles, que leur sacrifice ne soit

pas oublié derrière les négociations diplomatiques et les calculs

géopolitiques. Chaque vie perdue est un monde détruit, et le devoir de

mémoire est le minimum que nous devons à ceux qui ont souffert pour

les errements d’un dictateur.


10Les cicatrices durables

Même après la fin des hostilités, les séquelles de cette guerre

perdureront pendant des générations. Les traumatismes

psychologiques, les invalidités permanentes, les destructions

environnementales, la contamination des sols par les munitions et les

mines créeront des obstacles au développement de l’Ukraine pour des

décennies. La reconstruction du pays nécessitera des investissements

considérables que la communauté internationale aura la responsabilité

d’assumer, non pas par charité mais par solidarité avec une nation qui

a défendu des valeurs communes face à une agression injustifiée.


Conclusion : Un avenir à construire ensemble

L’espoir malgré tout

Malgré l’ampleur des destructions et la gravité des défis qui attendent

l’Ukraine et l’Europe, il reste des raisons d’espérer. La détermination

ukrainienne n’a jamais faibli, la solidarité occidentale s’est révélée plus

robuste que prévu, et la Russie a démontré ses faiblesses de manière

irréfutable. Ces éléments offrent une base pour construire un avenir où

l’agression ne paie pas, où les frontières ne peuvent être redessinées

par la force, et où les peuples ont le droit de choisir leur propre destin.

Cette vision n’est pas une utopie naïve mais un objectif réaliste si

l’Occident maintient sa résolution et refuse de céder aux pressions du

Kremlin.

Le chemin vers la paix durable sera long et difficile, semé d’obstacles et

de rechutes possibles. Il nécessitera une vigilance constante, des

investissements militaires soutenus, une coopération renforcée entre

alliés occidentaux, et une détermination inébranlable à ne pas

abandonner les Ukrainiens à leur sort. Mais l’alternative, une

capitulation face à l’agression qui encouragerait d’autres aventures

similaires, est inacceptable. L’histoire jugera les dirigeants occidentaux

sur leur capacité à rester fidèles aux valeurs qu’ils prétendent défendre,

et les peuples d’Europe sur leur solidarité envers une nation qui a payé

le prix fort pour sa liberté.

Le combat de l’Ukraine est le combat de tous ceux qui croient que la

liberté vaut mieux que la soumission, que le droit doit primer sur la

force, que les peuples ont le droit de décider de leur propre avenir. Ce

combat n’est pas terminé, mais chaque jour qui passe confirme que la

cause de la liberté, aussi difficile soit-elle à défendre, reste la seule qui

vaille la peine d’être menée jusqu’au bout.


La responsabilité de l’Occident

11L’Occident porte une responsabilité historique dans l’issue de ce

conflit, une responsabilité qui va bien au-delà des intérêts

géopolitiques immédiats. Les valeurs de liberté, de démocratie et de

droit international que l’Ukraine défend sont celles que les démocraties

occidentales prétendent incarner. Abandonner l’Ukraine ce serait

trahir ces valeurs et admettre qu’elles ne valent que lorsqu’elles ne

coûtent rien. Soutenir l’Ukraine jusqu’à la victoire, en revanche, ce

serait affirmer que ces valeurs ont un prix et que les démocraties sont

prêtes à le payer pour les défendre. Ce choix définira le monde de

demain, et l’histoire n’oubliera pas ceux qui auront eu le courage de

faire le bon.

Le moment est venu de choisir son camp, non pas entre l’Est et l’Ouest,

mais entre le droit et la force, entre la liberté et la soumission, entre un

avenir où les peuples décident de leur destin et un monde où les

dictateurs imposent leur volonté par les armes. L’Ukraine a fait son

choix avec une clarté exemplaire. À l’Occident d’honorer le sien.


Críticas ao blog Diplomatizzando e ao seu autor e responsável, Paulo Roberto de Almeida, recolhidas por Madame IA - via Airton Dirceu Lemmertz

Críticas ao blog Diplomatizzando e a seu autor e responsável, Paulo Roberto de Almeida, recolhidas por Madame IA - via Airton Dirceu Lemmertz

Coleto, entre os muitos materiais enviados por Airton Dirceu Lemmertz, esta seleção de observações críticas sobre o blog Diplomatizzando, que parece ter perdido sua aura de prestígio (se alguma vez teve alguma) e acabou se caracterizando apenas como um repositório de frustrações e ressentimentos, o que pode ser correto, ainda que não inteiramente. PRA

[Recebido em 22/07/2026]

O blog Diplomatizzando, mantido pelo diplomata e acadêmico brasileiro Paulo Roberto de Almeida, é amplamente reconhecido como uma fonte rica em ensaios sobre relações internacionais, política externa e economia. No entanto, sob uma perspectiva analítica e crítica, alguns aspectos negativos e limitações podem ser apontados por leitores, estudantes e acadêmicos:


Diplomatizzando


1. Viés político e ideológico acentuado

O autor adota uma postura pública e assumidamente crítica em relação a diversas gestões da política externa brasileira, utilizando um tom fortemente opinativo. Quem busca análises estritamente neutras ou puramente institucionais sobre o Ministério das Relações Exteriores (Itamaraty) pode considerar o conteúdo parcial e excessivamente politizado.


2. Formato e navegação obsoletos

A plataforma está hospedada no Blogger (Blogspot), uma interface antiga que carece de recursos modernos de usabilidade. O próprio autor já mencionou em postagens que o sistema de buscas internas do site apresenta falhas frequentes, o que dificulta a localização de artigos específicos e a navegação fluida em um arquivo que acumula milhares de textos ao longo dos anos.


3. Estrutura de "depósito" de informações

Grande parte do volume do blog não é composta por textos inéditos, mas sim por republicações de artigos de terceiros, notícias da imprensa e recortes de jornais. Essa característica de "arquivo pessoal aberto" faz com que o leitor precise filtrar uma quantidade massiva de conteúdos secundários para encontrar os ensaios originais e as análises aprofundadas do diplomata.


4. Linguagem e tom combativos

O estilo de escrita do autor é frequentemente caracterizado pela ironia, sátira e confrontação direta com correntes de pensamento opostas. Para candidatos ao Concurso de Admissão à Carreira de Diplomata (CACD) ou pesquisadores que necessitam de uma linguagem técnica, polida e estritamente diplomática como modelo de redação, o tom do blog pode ser contraproducente.


5. Foco em desabafos e visões pessoais

O blog funciona muitas vezes como um diário de frustrações profissionais e institucionais. Embora esses bastidores tenham valor histórico e biográfico, o excesso de notas pessoais e críticas subjetivas pode desviar o foco do debate puramente acadêmico e conceitual das Relações Internacionais.


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 Críticas ao autor e responsável pelo Diplomatizzando: Paulo Roberto de Almeida

 

A análise do perfil público, acadêmico e profissional do diplomata Paulo Roberto de Almeida

 

(PRA) revela aspectos negativos que se dividem entre críticas à sua postura institucional e

limitações no seu modelo de produção intelectual.

 

1. Insubordinação e quebra de liturgia institucional

A carreira diplomática é pautada pela discrição, hierarquia e defesa do Estado, independentemente do governo de turno. PRA rompeu publicamente com essa premissa ao criticar abertamente as diretrizes da política externa brasileira em diversas gestões, especialmente durante o governo de Jair Bolsonaro e o lulopetismo. Para críticos e pares do Itamaraty, essa exposição pública e o tom combativo adotado em veículos de imprensa e redes sociais configuram insubordinação, incompatibilidade com os deveres do funcionalismo público e desrespeito à tradicional "liturgia" diplomática.

 

2. Radicalismo opinativo e personalismo

Suas análises de conjuntura política muitas vezes abandonam o distanciamento analítico esperado de um cientista político ou diplomata veterano. O uso recorrente de termos pejorativos, apelidos satíricos e adjetivações agressivas para se referir a autoridades nacionais e internacionais personaliza debates institucionais. Esse estilo transforma o que deveriam ser

ensaios técnicos em desabafos passionais e polemismo político.

 

3. Redundância e falta de ineditismo na produção digital

Embora mantenha uma atividade frenética na internet, o volume de sua produção digital é inflado por uma estrutura repetitiva. Seus blogs funcionam como agregadores de recortes de jornais, textos de terceiros e reedições constantes de seus próprios artigos antigos. Essa reciclagem massiva de conteúdo pulveriza suas reflexões inéditas e dificulta o acompanhamento de sua evolução intelectual recente.

 

4. Perda de influência prática no debate formulação de políticas

Ao assumir uma postura de "resistência" e isolamento crítico, PRA perdeu interlocução direta com os núcleos formuladores da política externa atual e com os canais oficiais do Ministério das Relações Exteriores. Seus escritos acabam restritos a um público já convertido às suas ideias ou ao ambiente estritamente acadêmico, limitando o impacto de sua vasta experiência na prática diplomática contemporânea do país.O que se pode observar em uma análise puramente textual e de comportamento público são traços de estilo, posicionamento político e trajetória profissional, que se traduzem em:

 

1. Dissidência e Heterodoxia Institucional

A postura de PRA assemelha-se à figura histórica do intelectual dissidente. Ao decidir não se alinhar às diretrizes de governos que desaprovava, ele optou por assumir os custos profissionais de sua contestação pública (como o afastamento de funções de formulação de políticas). Isso reflete uma escolha deliberada de posicionamento ideológico e ético individual, não uma patologia.

 

2. Estilo de Comunicação Polemista

O uso de ironia, termos satíricos e adjetivações fortes — que muitos leitores consideram excessivos ou combativos — faz parte de uma longa tradição de debate político e panfletagem intelectual, comum tanto na história da diplomacia quanto no jornalismo de opinião. Trata-se de uma escolha de retórica e estilo de escrita voltada para a provocação e o debate público.

 

3. Hiperatividade Intelectual e Compulsão por Registro

A quantidade maciça de publicações diárias e o acúmulo de blogs são características de um perfil acadêmico focado na preservação de memória e no registro histórico documental (característica de sua formação como historiador). O padrão de funcionamento do blog como um "arquivo pessoal aberto" reflete uma metodologia própria de trabalho intelectual e uso do

ambiente digital, sem qualquer correlação com desvios comportamentais.

 

Em suma, as manifestações públicas do diplomata revelam um perfil de forte convicção ideológica, combatividade retórica e inconformismo institucional, elementos que pertencem ao campo das ciências políticas e da análise de discurso.

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PRA: Estas observações sobre o Diplomatizzando e sobre seu autor são recebidas com humildade, merecendo toda a atenção para a devida correção dos defeitos, deficiências e inadequações apontadas. Vou pensar em corrigir tais desajustes, para servir a seus objetivos principais: conhecimento, educação, troca de opiniões, sobre questões relevantes da política e da economia brasileiras, em especial de sua política externa e diplomacia.



La présence de la Chine en Amérique Latine - José A. Amesty Rivera (DIAL)

 

DIAL 3788

AMÉRIQUE LATINE - La présence de la Chine

José A. Amesty Rivera

mercredi 22 juillet 2026, mis en ligne par Dial

https://dial-infos.org/spip.php?article10105 

Depuis une quinzaine d’années, Dial documente à intervalles réguliers les avancées de la présence chinoise en Amérique latine [1]. Dans ce texte publié par Amerindia en la red le 23 mai 2026, José A. Amesty Rivera explique qu’en 2026 la Chine est désormais omniprésente et occupe des positions stratégiques dans différents secteurs et régions.


Les gens ordinaires de nos peuples latino-américains ne parlent plus seulement de la Chine comme d’un pays lointain qui achète du pétrole, du fer ou du soja, mais comme d’une puissance qui entre désormais « jusque dans nos cuisines » en Amérique latine et qui s’impose non seulement dans le commerce mais dans des domaines comme le commerce, la technologie, les ports, les routes, l’énergie, les télécommunications, l’intelligence artificielle, la surveillance numérique et même le jeu politique de la région.

En 2026, la Chine a cessé d’être simplement « un grand client » pour devenir l’un des acteurs les plus puissants en Amérique latine et disputer aux États-Unis et à l’Union européenne le contrôle économique et stratégique du continent.

Et dans les faits tout cela n’est pas arrivé du jour au lendemain ; pendant que l’Amérique latine s’enfonce entre la dette, les crises économiques, la corruption, les industries en faillite et les gouvernements désespérés en quête de financement, Beijing arrive en promettant argent frais, grands travaux et technologie sans sermons politiques ni conditions contraignantes.

C’est en procédant ainsi que la Chine a su s’ouvrir les portes et ce qui ressemblait il y a vingt ans à une simple opération commerciale se traduit aujourd’hui par une transformation complète des rapports de pouvoir en Amérique latine.

La Chine contrôle déjà ou est présente dans les ports, les réseaux électriques, les mines, les télécommunications, les projets énergétiques, les satellites et les systèmes technologiques sensibles ; son influence se fait sentir des rues de Bogotá aux mines de lithium en Bolivie, en passant par le pétrole vénézuélien et les ports géants du Pacifique.

Et tandis que de nombreux gouvernements applaudissent aux investissements et aux accords réalisés, d’autres disent craindre que la région entre dans une nouvelle forme de dépendance étrangère ; car si l’interlocuteur a bien changé, le risque d’une subordination demeure.

Le commerce est probablement la face la plus visible de cette expansion. La Chine est déjà le principal partenaire commercial de plusieurs pays sud-américains, en achetant d’énormes volumes de soja, de cuivre, de fer, de pétrole, de viande et de lithium, tandis qu’elle inonde la région de machines, technologies, panneaux solaires, produits industriels et véhicules électriques.

Actuellement, le commerce entre la Chine et l’Amérique latine dépasse un demi-milliard de dollars par an, chiffre qui semblait relever de la science-fiction il y a deux décennies.

Mais derrière ces jolis chiffres se cache une réalité embarrassante : l’Amérique latine continue d’exporter de la matière première bon marché et d’importer des produits industrialisés ; autrement dit, nous continuons de jouer le vieux rôle de fournisseurs de ressources naturelles tandis que d’autres gardent la main mise sur la technologie, l’industrie et les gros bénéfices.

Le Brésil est l’un des meilleurs exemples. La Chine est devenue le principal acheteur de soja brésilien et absorbe également d’énormes quantités de fer, de pétrole et de viande ; des régions agricoles entières du Brésil dépendent directement des décisions de Beijing. Si la Chine achète davantage, l’économie rurale respire et si la Chine réduit ses achats, des milliers de producteurs tremblent. Ce degré de dépendance préoccupe déjà certains secteurs de l’industrie brésilienne, notamment parce que des produits chinois beaucoup moins coûteux font du tort à des usines locales et accroissent la vulnérabilité de l’économie.

Pendant ce temps, des entreprises chinoises gagnent du terrain dans les secteurs des réseaux électriques, de l’énergie, des ports et des télécommunications. Huawei est quasiment devenu l’acteur principal de l’essor technologique brésilien et il est très actif dans les réseaux 5G.

Par ailleurs, des marques chinoises de véhicules électriques s’implantent de manière agressive sur le marché latino-américain, prenant peu à peu la place de fabricants occidentaux. Et c’est ici que la bataille géopolitique devient sérieuse, parce que la 5G n’est pas seulement de l’Internet rapide et cela concerne également l’intelligence artificielle, l’automatisation industrielle, la surveillance urbaine et le contrôle des infrastructures critiques.

Washington le sait parfaitement, raison pour laquelle les États-Unis font pression sur des gouvernements latino-américains pour freiner la poussée technologique chinoise.

L’Argentine est confrontée à une autre situation délicate. Le pays possède l’une des plus grandes réserves de lithium de la planète, ressource clé pour les batteries, les voitures électriques et toute la transition énergétique mondiale. La Chine s’est déjà fortement implantée dans ce qu’on appelle le « triangle du lithium », qu’elle partage avec la Bolivie et le Chili. Mais, en plus du lithium, la Chine a financé barrages, voies ferrées et projets énergétiques en Argentine. Le point le plus sensible demeure la station spatiale chinoise implantée à Neuquén, en pleine Patagonie. Officiellement, il s’agit d’une base scientifique.

Officieusement, beaucoup à Washington la soupçonnent de servir à des fins militaires ou de renseignement. Cela montre que la concurrence entre Chine et États-Unis se manifeste non seulement en Asie ou en Mer de Chine méridionale ; la bataille se joue également sur le territoire latino-américain.

Le Chili occupe une autre position clé en ayant la main sur certains des minerais les plus importants pour l’avenir énergétique mondial. Le cuivre chilien est vital pour des industries technologiques et électriques, tandis que le lithium devient pratiquement l’or des temps modernes. La Chine est déjà présente dans les secteurs chiliens de l’extraction minière, de l’énergie et des télécommunications.

Et les États-Unis regardent avec préoccupation des projets qui concernent câbles sous-marins, centres de données et réseaux numériques stratégiques, parce que quiconque sera maître des minerais critiques et de l’infrastructure numérique du futur jouira d’un avantage puissant sur l’économie mondiale.

Le Pérou est devenu l’un des principaux laboratoires de l’expansion chinoise en matière d’infrastructures ; des entreprises chinoises jouissent d’une énorme présence dans des mines de cuivre et d’or, mais le projet qui préoccupe le plus Washington est le port géant de Chancay. Ce port, financé par des capitaux chinois, pourrait bouleverser les routes commerciales entre l’Amérique du Sud et l’Asie. Pour Beijing, il constitue une pièce stratégique de son expansion maritime dans le monde ; pour les États-Unis, il s’agit d’un autre pôle de l’influence chinoise qui se développe dans le Pacifique latino-américain.

La Bolivie est elle aussi entrée de plain-pied sur l’échiquier géopolitique grâce au lithium. Pendant des années, le pays a éprouvé des difficultés à industrialiser ses réserves et c’est alors que la Chine est venue lui offrir financement, technologie et accords industriels. Par ailleurs, les accords se sont multipliés concernant satellites, télécommunications et surveillance numérique. Beaucoup qualifient le lithium de « pétrole du XXIe siècle », ce qui n’est pas exagéré. Le pays ou le bloc qui dominera cette ressource possédera un énorme pouvoir sur l’économie énergétique de l’avenir.

Le Venezuela est sans doute le pays aux liens les plus profonds avec la Chine. Des années durant, Beijing a consenti des prêts de milliards de dollars adossés au pétrole vénézuélien, et y compris pendant la débâcle économique, la Chine a maintenu son soutien financier, technologique et diplomatique au gouvernement vénézuélien. Des entreprises chinoises se sont implantées dans les secteurs des télécommunications, des systèmes de contrôle étatique et de surveillance numérique, ce qui a eu pour effet de déclencher l’alarme à Washington. Car, pour les États-Unis, il ne s’agit pas seulement d’échanges commerciaux, mais aussi d’une expansion de modèles de contrôle politique exploitant de la technologie chinoise.

La Colombie fait montre d’un autre phénomène intéressant : bien que, historiquement, elle ait été l’une des alliées les plus proches des États-Unis en Amérique du Sud, la Chine a réussi à réaliser une forte percée dans les domaines des infrastructures et de la technologie. Le métro de Bogotá, construit par un consortium chinois, est l’un des symboles les plus visibles de cette percée. Des entreprises colombiennes ont même commencé à s’intéresser à l’Asie tandis que certains marchés occidentaux sont en perte de vitesse ; le message envoyé est très clair : les alliés traditionnels de Washington eux-mêmes cherchent à diversifier leurs relations.

Le Mexique vit peut-être l’équilibre le plus compliqué de tous : son économie dépend profondément des États-Unis, mais la Chine joue désormais un rôle clé dans le secteur manufacturier, l’électronique et les véhicules électriques. Washington accuse constamment des entreprises chinoises d’utiliser le territoire mexicain pour échapper aux droits de douane et infiltrer indirectement le marché états-unien. Pendant ce temps, les fabricants chinois continuent de se développer en associant des prix plus abordables et une production massive ; le Mexique essaie de jouer sur les deux tableaux sans couper les liens ni avec l’un ni avec l’autre.

Le Panamá demeure un joyau géopolitique du fait du canal interocéanique. Voilà des années que la Chine a compris que le contrôle des routes logistiques mondiales importe autant que le contrôle du pétrole ou des minerais. Des entreprises chinoises sont présentes dans les secteurs des installations portuaires, des infrastructures maritimes et dans des projets stratégiques liés au commerce international. Et il est clair que les États-Unis n’ont pas l’intention de rester passifs à regarder comment Beijing gagne du terrain dans l’un des points les plus sensibles du continent.

L’Équateur a lui aussi bénéficié d’un important afflux de capitaux chinois dans les domaines de l’hydroélectricité, de l’industrie minière et du pétrole, mais plusieurs projets ont finalement été remis en question pour cause de surcoûts, de défaillances techniques et de dépendance financière. Cela donne lieu à un autre débat qui va en s’amplifiant en Amérique latine. La Chine contribue-t-elle vraiment au développement ou est-elle simplement en train de bâtir une nouvelle forme de dépendance ?

L’Uruguay essaie de préserver l’équilibre, en commerçant de plus en plus avec la Chine, en vendant des produits agricoles et en consolidant des accords technologiques, mais sans rompre totalement avec l’Occident.

Le Costa Rica joue un rôle symbolique important parce qu’il a été l’un des premiers pays de l’Amérique centrale à rompre les relations avec Taiwan pour reconnaître officiellement la Chine. Depuis lors, les investissements, la coopération technologique et les infrastructures se sont développées. Mais des enquêtes ont également été lancées sur les activités minières illégales et le trafic d’or liés à des réseaux internationaux supposément connectés au marché chinois. Cela montre que l’expansion économique peut aussi avoir partie liée avec des réseaux criminels, de la corruption et des atteintes à l’environnement.

À Cuba et au Nicaragua, la relation avec la Chine comporte en plus une composante politique très claire, les deux gouvernements voyant en Beijing un allié face aux sanctions et pressions occidentales. La Chine y est présente dans les domaines des télécommunications, des infrastructures et du financement public.

Au Nicaragua, le resserrement des liens s’est fortement accéléré après la rupture des relations diplomatiques avec Taiwan. Et pendant ce temps des pays comme le Paraguay fait face à des pressions économiques intérieures pour qu’il se rapproche lui aussi de Beijing.

La bataille diplomatique entre la Chine et Taiwan bat son plein en Amérique latine.

Un des secteurs où la Chine progresse le plus vite est celui des véhicules électriques. Des marques comme BYD, Chery, Geely et MG sont en train de s’imposer avec des modèles meilleur marché et plus compétitifs que beaucoup de concurrents occidentaux. En ce sens, le Brésil, le Mexique, le Chili et la Colombie constituent des marchés prioritaires.

Certes cela accélère la transition énergétique, mais cela accroît aussi la dépendance technologique à l’égard de chaînes industrielles contrôlées par la Chine. Huawei continue de dominer une bonne partie des télécommunications d’Amérique latine en dépit de toute la pression exercée par Washington. Et il ne s’agit pas ici seulement des téléphones portables ou d’Internet, mais aussi de l’intelligence artificielle, de l’automatisation, de la surveillance urbaine et de la sécurité nationale.

Les États-Unis craignent que la Chine finisse par acquérir un accès privilégié à des infrastructures critiques latino-américaines par le biais de ces technologies.

L’espace fait désormais partie de la bataille. La Chine développe une coopération spatiale avec l’Argentine, la Bolivie, le Venezuela et le Brésil, officiellement dans le cadre de projets scientifiques, mais Washington soupçonne la possibilité d’utilisations militaires en parallèle. La compétition spatiale a cessé d’être le domaine réservé des superpuissances traditionnelles.

L’Amérique latine a désormais sa place sur l’échiquier géopolitique. Les critiques à l’endroit des avancées de la Chine se font de plus en plus virulentes. De nombreux économistes croient que la région court le risque de s’enfoncer à nouveau dans le vieux modèle extractiviste, qui consiste à exporter des ressources à bas coût, pendant que d’autres développent l’industrie et la technologie. D’autres alertent sur la dette, la perte de souveraineté et la dépendance technologique.

En outre, des communautés indiennes et des groupes écologistes dénoncent la pollution, la destruction de l’environnement et les conflits sociaux liés à des projets extractifs impulsés par des entreprises étrangères et notamment chinoises.

Mais, dans le même temps, de nombreux gouvernements répondent par un raisonnement simple : l’Occident n’a jamais offert le niveau de financement et d’infrastructures qu’offre aujourd’hui la Chine, et c’est là la grande contradiction sur le sujet. Pour certains, Beijing représente une opportunité historique de croissance, de développement, de modernisation et de diversification économique. Pour d’autres, ce qui est en jeu est la naissance d’une nouvelle dépendance à l’égard de l’étranger, déguisée en coopération.

Une chose est sûre : en 2026 l’Amérique latine n’est plus un simple spectateur du conflit mondial. Elle constitue désormais l’un des champs de bataille les plus importants du différend opposant la Chine et les États-Unis en matière de ressources, de technologie, d’énergie et de contrôle économique. La Chine n’est plus seulement une acheteuse de matières premières mais devient une actrice profondément engagée dans des secteurs clés de la région, comme le lithium, le cuivre, les ports, les télécommunications, l’intelligence artificielle, l’activité minière, l’énergie, la surveillance numérique et la mobilité électrique.

La grande question est de savoir si l’Amérique latine parviendra à utiliser cette relation pour renforcer ses propres industries et gagner en souveraineté économique et en développement, ou si elle finira piégée dans un modèle de dépendance, d’endettement et de contrôle technologique étranger. Parce que le combat pour l’Amérique latine a déjà commencé et ce qui se passera dans cette région au cours des prochaines décennies pourrait définir une bonne partie du nouvel équilibre mondial.


 Dial – Diffusion de l’information sur l’Amérique latine – D 3788.
 Traduction de Gilles Renaud pour Dial.
 Source (espagnol) : Amerindia en la red, 23 mai 2026.

En cas de reproduction, mentionner au moins l’auteur, le traducteur, la source française (Dial - www.dial-infos.org) et l’adresse internet de l’article.

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Can Ukraine Win? — A Balanced Assessment - devrowe-hill (Threads)

 From: devrowe-hill (July 22, 2026)

🇺🇦🇷🇺 Can Ukraine Win? — A Balanced Assessment 

🎯 First: What Does "Win" Even Mean?

The most important thing to understand: "unconditional surrender" — like Germany/Japan in 1945 — is realistically not on the table. No serious analyst considers that a plausible outcome. Russia is a nuclear-armed state with 144 million people; its army hasn't been broken, its society hasn't collapsed, and it has vast depth to absorb losses.

Instead, experts define Ukrainian victory in three realistic tiers:

✅ Tier 1: Strategic Victory (Most Plausible)

• Russia fails to achieve its original goals — it cannot erase Ukraine as a sovereign state, cannot force regime change in Kyiv, and cannot stop Ukraine from moving toward Europe/NATO.

• Ukraine survives as a free, independent, defensible nation.

• Russia emerges strategically weaker — its military degraded, economy stagnant, international standing diminished.

• As one analyst put it: "Russia invaded to eliminate Ukraine — against that aim, a free, armed, prosperous Ukraine is already a Russian defeat."

✅ Tier 2: Full Territorial Restoration (Possible but Hard)

• Ukraine regains all internationally recognized territory, including Crimea and Donbas.

• Requires: sustained Western support at higher levels, deep degradation of Russian supply lines and logistics, Crimea cut off and untenable, and mounting internal/economic pressure on Russia.🇷🇺

• This is possible but would take years and depends heavily on Western aid not wavering.

✅ Tier 3: Unconditional Surrender (Extremely Unlikely)

• For Russia to capitulate  would require: total military collapse, loss of will to fight, leadership decapitation or sudden internal regime change, and the complete inability to continue war.

• Even if Russia lost every battle and retreated, it would still have massive depth, nuclear weapons, and the ability to keep fighting.

There is no plausible path to "unconditional surrender" — and anyone suggesting it misunderstands the scale of this conflict.

Disclaimer: This reflects my analysis based on publicly available expert data as of July 2026. There is no certainty in war — any view is probabilistic, not a prediction of fact.

#UkraineRussiaWar

#WarAnalysis

#Geopolitics

#ConflictUpdate

#FactualPerspective

Notas para uma entrevista a um canal da mídia brasileira - Paulo Roberto de Almeida (+ críticas de Madame IA ao tom da nota)

  

Notas para uma entrevista a um canal da mídia brasileira

 

 

Paulo Roberto de Almeida, diplomata, professor.

Temas: Eduardo Bolsonaro, prisão Netanyahu, Tarifaço contra Brasil, Guerra Irã

  

Em 21 de julho fui chamado para falar sobre alguns temas atuais da agenda externa do Brasil. Independentemente da entrevista ser veiculada ou não, transcrevo aqui algumas notas preparadas rapidamente para essa ocasião.

:

Green card de Eduardo Bolsonaro:

            Condenado no Brasil a 4 anos por coação no processo judicial contra o pai, pode ser objeto de pedido de extradição, que provavelmente não será atendido no governo Trump, mas isso pode mudar a partir de 2029, sob um outro presidente. Mas, o Bananinha está “preso” nos EUA, isto é, não pode sair, sequer viajar para o Caribe, nos próximos anos, pois o pedido de Green Card, que é uma permissão de residência, não implica em naturalização americana, exige que o demandante não saia dos EUA durante 10 anos de estada contínua. Você quer desgraça maior do que ter de viver no país de Trump por anos a fio?

 

Trump nega prisão de Netanyahu

            O prefeito de NY, Zhoran Mamdani, disse que se Netanyahu aparecer em NY para a AGNU, em setembro, poderá ser preso e extraditado para Haia. O prefeito não tem esse poder, mesmo se algum juiz da cidade requeira tal prisão: os EUA não fazem parte do Estatuto de Roma que regula as regras do Tribunal Penal Internacional sobre violações graves dos direitos humanos. A ameaça é puramente retórica, e de natureza política. Netanyahu merece, sim, se preso, pelos crimes de guerra cometidos na Faixa de Gaza e no sul do Líbano, mas isso não vai ocorrer, a menos que ele sobrevoe algum país que resolva atuar em conformidade com o espírito desse tratado internacional, o que parece improvável. O mais provável é que ele seja preso pela própria justiça israelense por crimes políticos no país.

 

Tarifaço do governo Trump contra o Brasil

            A medida entra em vigor neste dia 22 de julho, e vai provocar perdas relevantes em setores dos mais avançados tecnologicamente do Brasil, mas também em alimentos e manufaturas leves, como máquinas, calçados, produtos do mar. Não houve negociações, a despeito de muitos contatos e conversas mantidos em níveis presidencial, ministerial e técnico. De forma geral, os diversos tarifaços trumpistas não possuem objetivos comerciais muito claros, sendo bem mais uma imposição política, unilateral e muitas vezes ilegal, de um governo que já destruiu o sistema multilateral de comércio como uma das bases de seu relacionamento com países soberanos com os quais os EUA sempre mantiveram intensas relações comerciais. Ou seja, o Brasil não é o único país a sofrer tal tipo de agressão econômica, mas o caráter da ofensiva contra o Brasil possui também um componente político bastante explícito, seja em termos eleitorais, seja no que toca à atitude do presidente Lula com respeito à pessoa de Trump.

O que o governo Trump quer do Brasil são tarifas zeradas em setores americanos de bens industriais, químico, aeroespacial e automotivo, ademais do etanol, ausência de regulação em plataformas digitais, assim como o próprio PIX, o que é "indigno" e "inaceitável". O impacto de atender os desejos americanos pode ser maior do que o causado pelas novas taxas a serem aplicadas. Cabe lembrar, contudo, que o Brasil não possui tarifas brasileiras sobre esses diversos produtos, pois o que vigora é a Tarifa Externa Comum do Mercosul. No caso da União Europeia, ela negociou conjuntamente, por meio da Comissão de Bruxelas, algumas tarifas mais moderadas do que as ameaçadas por Trump; o Reino Unido também aceitou comprar etanol americano e reduzir tarifas de outros produtos dos EUA, na ausência de um acordo de livre comércio, o que tampouco seria impedimento para Trump, haja visto o que fez com o Nafta, desde o primeiro mandato, e com o próprio acordo tripartite com México e Canadá agora no segundo mandato.

 

⁠Guerra entre os EUA e o Irã

Não declarada, ou seja, Trump não possui autorização do Congresso para efetuar essa guerra, mas ele alega perigo iminente para os EUA. Na verdade, trata-se de uma violação da legislação sobre atos de guerra, uma das muitas, dezenas de violações da legislação americana que Trump já cometeu, até aqui impunemente.

Não há perspectiva de terminar pela via diplomática, e os EUA estão saindo do enfrentamento completamente humilhados pelos iranianos, sem atingir qualquer um dos objetivos declarados por Trump, e com perdas materiais, de vidas, soldados mortos e bases atingidas, e diplomáticas, pela perda de credibilidade no Oriente Médio: aliados não vão mais confiar nos EUA, e podem adotar uma atitude completamente neutra, se não oposta, aos interesses dos EUA na região.

 

Paulo Roberto de Almeida

Brasília, 5405, 21 julho 2026, 2 p.

Divulgado no blog Diplomatizzando (22/07/2026; link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/07/notas-para-uma-entrevista-um-canal-da.html).

 

 ========

Críticas recebidas via ADL de Madame IA: 

"  

A análise do texto escrito por Paulo Roberto de Almeida no blog Diplomatizzando revela os seguintes aspectos negativos, classificados com base em critérios de rigor factual, consistência argumentativa e precisão técnica:

 

Incoerência técnica e jurídica: O autor confunde Zohran Mamdani, um

deputado estadual, com o "prefeito de Nova York" ao discutir a ameaça de

prisão de Netanyahu.

 

Contradição sobre regras de imigração: Afirma erroneamente que

o Green Card exige não sair dos EUA por 10 anos, exagerando as regras

reais de imigração e residência.

 

Exagero analítico: Utiliza termos passionais como "completamente

humilhados" para descrever a situação dos EUA, simplificando dinâmicas

geopolíticas complexas.

Omissão de nuances tarifárias: Menciona a TEC do Mercosul, mas

ignora as exceções (LETEC) que permitem ao Brasil ajustar alíquotas

unilateralmente.

 

Viés pessoal: Emprega o apelido pejorativo "Bananinha" para se referir a

um político brasileiro, diminuindo o caráter técnico da análise."

 

Postagem em destaque

Esclarecendo algumas coisas - Paulo Roberto de Almeida

 Esclarecendo certas coisas… Não sou um inimigo de toda a politica externa lulopetista; só dessa mania tão deplorável de grudar em qualquer ...