quinta-feira, 10 de setembro de 2026

Sobre os acasos da História- Paulo Roberto de Almeida

Reflexões sobre as inconstâncias dos chamados Estados Soberanos, um contraponto, nos últimos quatro ou cInco séculos, aos grandes impérios mais ou menos resilientes

Paulo Roberto de Almeida 


Certas coisas podem ser inéditas na história da humanidade: colusão e coalizão entre grandes potências, cada uma com interesses próprios, mas interagindo entre elas por razões independentes cada uma.


O Império do Meio foi o primeiro e mais importante poder avançado na história mundial. Decaiu, por motivos próprios, de incompetência no topo e por invasões estrangeiras. Foi humilhado durante mais de um século, pelos imperialismos ocidentais, depois invadido e esquartejado pelo imperialismo expansionista japonês. Parte do seu território foi roubado pelo império czarista. A partir de Deng Xiaopingcomeçou um processo de reconstrução de seu antigo poderio, alcançando, sob Xi Jimping, preeminência econômica em vários setores.


O império russo se formou gradualmente a partir de Kyiv-Rus e depois foi sendo aumentado de maneira brutal pelos tiranos que produziram formas precoces de regimes autoritários, mas a forma especifica de totalitarismo surgiu com o império soviético. Decaiu, sob o irracional regime comunista, e agora está sendo reconstruido sob o regime cleptocrático mafioso de Vladimir Putin.


O império americano começou a ser formado depois da guerra de Secessão e se tornou, pelo vigor econômico, a maior potência durante os últimos cem anos. Uma grande democracia sendo erodida e deztruída pelo maior débil mental jamais conhecido na história das grandes potências. Esse mesmo débil mental está destruindo não só a democracia, mas também a economia, com sua insanidade tarifária. O mais incrivel é que o Congresso democraticamente eleito não vonsegue conter o idiota em sua insanidade.


O fato é que o debiloide americano ama o (ou é dominado pelo) tirano de Moscou, que por sua vez fez uma “aliança sem limites” com o novo imperador chinês, que já vassalizou a Rússia decadente.


A nenhuma interessa uma confrontação direta com as demais, que são observadas preocupadamente pelo meio império da UE (que ainda não conseguiu superar os efeitos de guerras do passado), assim por potências médias que definem suas próprias alianças temporárias.


É possivel que os três grandes impérios encontrem uma formula de convivência temporária, que deixará de existir com a decadência independente de cada um deles. Ambições desmedidas de dirigentes irracionais obstam a que o mundo possa se desenvolver uniformemente à base de livre comércio, livre circulação de capitais e de capital humano, parte dele ainda não educado e miserável. 


Paixões e interesses ainda continuam a moldar o mundo, com imensas perdas para todos, mais pelo custo oportunidade da não liberalização ampliada do que por enfrentamento direto entre eles (que de toda forma não ocorrerá, devido à possibilidade de destruição total pela arma atômica). A guerra de Troia, pelo seu efeito delongado, não está muito longe dos cenários possíveis no século XXI.


Paulo Roberto de Almeida 

Brasília, 10/09/2026

O czar em pessoa; sim, ele mesmo, Vladimir Putin, o ditador que quer superar os 30 anos de Stalin - Roman Badanine et Mikhaïl Roubine (Le Point)

 

“NELE, TUDO É MENTIRA” : O VERDADEIRO PUTIN, CONTADO POR AQUELES QUE O ESTUDARAM DE PERTO

 

« LE TSAR »

« Chez lui, tout est mensonge » : le vrai Poutine raconté par ceux qui l’ont étudié de près

ENTRETIEN. Les enquêteurs russes Roman Badanine et Mikhaïl Roubine, auteurs du livre événement sur Vladimir Poutine « Le Tsar en personne » (éditions Les Arènes), se confient en exclusivité au « Point ».

Julien Peyron

 

PROPOS RECUEILLIS PAR JULIEN PEYRON

Publié le 09 septembre 2026 à 06h30


In this pool photograph distributed by the Russian state agency Sputnik, Russia's President Vladimir Putin attends a meeting with US special envoy Steve Witkoff and US President Donald Trump's son-in-law Jared Kushner in Moscow on September 5, 2026. Russian President Vladimir Putin met with US envoys Steve Witkoff and Jared Kushner on September 5, 2026 for talks on ending more than four years of war in Ukraine. "The situation is of course not simple," Putin told the US officials in footage aired on Russian state media. (Photo by Gavriil GRIGOROV / POOL / AFP) / *** Editor's note: This image is distributed by the Russian state owned agency Sputnik ***

Le président russe Vladimir Poutine au Kremlin, à Moscou, le 5 septembre 2026. AFP/GAVRIIL GRIGOROV

De Vladimir Poutine, on parle beaucoup, mais on sait en réalité peu de choses. Pour qui regarde la télévision russe et lit les dépêches de propagande du Kremlin se dessine le portrait d’un dirigeant conservateur, attaché aux traditions chrétiennes comme aux valeurs familiales, proche de son peuple et menant une vie sobre, loin de tout faste. Rien de tout cela n’est vrai. Ou plutôt : la vérité est à l’exact opposé.

Roman Badanine et Mikhaïl Rubin comptent parmi les meilleurs journalistes d’investigation de Russie. Le premier a fondé et dirige le média indépendant Proekt, le second fut reporter accrédité au cœur même du pouvoir. Pendant des années, ils ont scruté les arcanes du Kremlin : la personnalité du maître, ses réseaux familiaux, sa santé, ses maîtresses, son patrimoine immobilier… Jusqu’au point de rupture. Contraints à l’exil en 2021, estampillés « agents de l’étranger » et visés par le FSB, ils ont trouvé refuge au sein de prestigieuses universités américaines (Stanford et North Carolina).

Le fruit de leurs travaux paraît dans leur livre Le Tsar en personne, publié le 17 septembre (éditions Les Arènes). La somme d’informations impressionne, les photos exclusives abondent et la rigueur des sources atteste d’une enquête aussi minutieuse que discrète – « se méfiant autant de Signal que de Telegram, l’un de nos informateurs nous a donné rendez-vous en République dominicaine : il exigeait un échange de vive voix. Nous l’avons vu débarquer d’un yacht ! » témoigne Roman Badanine.

De cet empilement de faits émerge le visage du véritable Poutine. Un homme obsédé par son image, au point d’avoir fait interdire toute publication de biographie et d’avoir truqué celles déjà parues – semant la confusion jusque dans son propre esprit, puisqu’il intervertit parfois les dates de décès de sa mère et de son père.

Un dirigeant hypocondriaque, escorté en permanence d’un collège de cinq médecins – un ORL, un dermatologue, un réanimateur, un traumatologue et un oncologue. Un assidu de la messe de Pâques orthodoxe, qui plonge dans un trou de glace pour l’Épiphanie et prône les valeurs familiales, mais a longtemps gravité autour d’un bar de strip-tease de Saint-Pétersbourg et collectionne les maîtresses, dont certaines auraient l’âge d’être ses filles. Un prétendu serviteur de l’État, qui affectionne pourtant les yachts et s’est fait bâtir à Guelendjik une résidence pharaonique dotée d’un trône. Poutine se verrait volontiers en Nicolas Ier ; on découvre un personnage plus proche du Tony Montana de Brian De Palma.

 

Le Point : Poutine cultive l’image d’un homme pieux, attaché aux valeurs familiales et étranger au luxe. Votre livre démontre le contraire. Comment est-il parvenu à cette « complète inversion des valeurs », selon votre expression ?

 

Roman Badanine : Cela lui a pris vingt-six ans. Il a façonné pas à pas son image d’homme pieux et dévoué aux siens, mû par des convictions qu’il prétend inébranlables : amour de la patrie et dévouement au peuple. Dans le même temps, Poutine et son entourage ont bâti une machine de propagande et de mensonges immense, sans précédent – seule la Chine, peut-être, peut rivaliser. Des dizaines de milliers de personnes font de la propagande à différents postes en Russie, et toute cette machine a été conçue pour promouvoir l’image publique de Poutine.

En Occident, certains ont beaucoup contribué à entretenir cette fausse image. Il suffit de lire des articles publiés sur Poutine ces dernières années : on y retrouve les mêmes récits sur ses pseudo-convictions, dont les éléments factuels proviennent directement de la propagande russe. Je pense qu’il y a une forme de peur derrière tout ça. L’Occident a souvent eu peur de Poutine, il a préféré accepter ces mythes.

 

Mikhaïl Rubin : Notre but était de montrer que toute son image est un mensonge. Je comprends que les Russes y croient, car beaucoup n’ont malheureusement accès qu’à la propagande russe. Mais ce fut un choc de réaliser que dans les pays occidentaux, où les gens ont accès à des médias indépendants, cette image de dirigeant soi-disant conservateur ait pu s’imposer. Jeune journaliste, je voulais faire partie du pool du Kremlin pour découvrir la vérité sur Vladimir Poutine. Quand je suis devenu reporter accrédité au Kremlin, dans un média dont Roman était rédacteur en chef, j’ai découvert que tout, chez Poutine, est mensonge. Le voir en personne ne permet malheureusement pas de répondre à toutes les questions, mais on voit que son image publique est un mensonge.

Après quoi court cet homme « sans idéologie » ?

R.B. : Deux buts : s’enrichir et régner pour toujours. Il est déjà très riche et n’a rien contre l’idée d’être encore plus riche [rires]. Mais c’est du pouvoir qu’il est le plus avide.

 

Où vit-il réellement : dans l’un de ses palais ou au Kremlin ? Et que pensez-vous des théories sur ses sosies ?

 

M.R. : Tout chez lui étant mensonge, la seule réponse honnête est : nous ne savons pas. On le voit souvent dans un décor qui ressemble à sa résidence de la région de Moscou, mais il faut savoir qu’il existe plusieurs copies de ses bureaux. Il peut être n’importe où, dans un bunker, dans une autre résidence. En revanche, nous savons avec certitude qu’il ne séjourne jamais dans des lieux publics et qu’il ne dit jamais où il est réellement.

Nous savons aussi qu’il ne reste jamais longtemps dans le sud de la Russie, près de la frontière ukrainienne. Par peur, il ne se rend plus guère dans son fameux palais de Guelendjik, sa résidence de Sotchi ou celle de Crimée. Il passe plus de temps dans sa résidence autour de Moscou ou, quand il ne se sent pas en sécurité, il va dans la région de Valdaï, au nord. Pendant la mutinerie de Prigojine, nous pensons qu’il avait fui Moscou pour Valdaï. Il voyage aussi beaucoup désormais dans l’est de la Russie, loin des endroits où il pourrait être attaqué.

Nous savons tous que Poutine n’est pas célibataire.

R.B. : Concernant le palais de Guelendjik : on sait que Poutine y a séjourné il y a une dizaine d’années ou plus, quand le palais venait d’être construit. Il a l’air d’aimer cet endroit – Poutine aime la région de Sotchi, dont Guelendjik fait partie : le climat est doux, on peut boire le thé dehors ou au salon. Nous savons aussi que ce palais était rempli de jouets faits pour ses enfants ou ses nièces. Puis il y eut les scandales autour du luxe du palais, il est devenu plus simple pour lui de ne plus y aller, pour ne pas attirer l’attention. Une autre chose est certaine : Alina Kabaeva et leurs deux garçons [l’une des compagnes de Vladimir Poutine avec laquelle il a eu deux enfants, selon les auteurs, NDLR] ont vécu un long moment dans la datcha de Valdaï. Ils y étaient encore vraisemblablement en 2022, au début de la guerre.

Quant aux sosies, c’est un exemple de ces nouveaux mythes qu’on tente de créer autour de Poutine. Pas besoin de nouveaux mythes : il est déjà assez terrifiant comme ça. Nous avons beaucoup enquêté et nous n’avons pas trouvé la moindre preuve qu’il ait jamais utilisé un sosie. Nous avons entendu beaucoup de rumeurs, certaines venant de gens qui travaillent avec lui… Nous essayons de nous tenir à l’écart de ces mystères, car nous ne voulons pas reproduire ces mythes. Encore une fois : Poutine est déjà assez terrible tel qu’il est.

 

Détail cocasse ou cruel : depuis dix-sept ans, la déclaration de patrimoine de Poutine mentionne une remorque de camping datant de l’ère soviétique…

 

R.B. : Il se moque de toute la population russe, car tout le monde comprend que c’est une plaisanterie, et une mauvaise. C’est sa manière d’interagir avec sa population. « Allez vous faire foutre », voilà ce qu’il dit en réalité. « Je ne veux pas rendre compte de mes biens. » C’est sa réponse.

 

M.R. : Je suis entièrement d’accord avec Roman. Je me suis toujours demandé à qui il adresse ce message : au peuple, ou peut-être à quelqu’un d’autre… Il faut rappeler que les déclarations anticorruption ont été instaurées par Dmitri Medvedev quand il était président. Voilà la réponse de Poutine.

 

La version officielle dit que Poutine n’entretient aucune relation avec une femme depuis son divorce de 2013. Que faut-il en penser ?

 

R.B. : La Russie est un pays étrange : elle compte 140 millions d’habitants, elle a la bombe atomique, mais elle ne sait rien, absolument zéro, de la vie personnelle de son dirigeant. Tout le monde sait bien qu’il ment sur son statut marital. Nous savons tous que Poutine n’est pas célibataire, qu’il a eu, et a encore je pense, des liens avec différentes femmes. Certaines assez jeunes d’ailleurs.

 

M.R. : C’est intéressant car cela va à l’encontre de son image publique : officiellement, un leader conservateur devrait être marié et avoir une femme à ses côtés. Mais pour Poutine, une chose compte encore plus que son image : la dissimulation. Il y a deux sujets officiellement interdits en Russie : la vie personnelle du chef et sa santé. La version officielle est la suivante : il n’est jamais malade et n’a pas de famille.

Vous lui attribuez plusieurs compagnes depuis son divorce…

 

R.B. : Oui, et même avant. D’après nos informations, il était séparé de son épouse Lioudmila bien avant que soit prononcé le divorce, en 2013.

 

Vous dites qu’il a ensuite fréquenté Svetlana Krivonogikh, plus de vingt ans sa cadette, puis la gymnaste Alina Kabaeva. Cette dernière est-elle toujours sa compagne ?

 

R.B. : Nous pensons que oui. D’après toutes les preuves dont nous disposons, ils étaient en couple il y a deux ou trois ans. Nous avons vu des éléments nous permettant d’affirmer que Kabaeva était présente à Valdaï ces dernières années, ce qui indique qu’ils sont toujours ensemble. Et puis ils ont deux garçons, dont l’un s’appelle Vladimir – le prénom de son père. Dans son monde, je pense que cela veut dire beaucoup : il aime cet enfant. Rien à voir avec Louisa Rozova, la fille qu’il a eue avec Svetlana Krivonogikh, qui n’a jamais bien connu son père.

 

M.R. : De nombreux indices, certes indirects, montrent qu’Alina Kabaeva jouit d’un statut de quasi-impératrice : elle est devenue très riche et très influente. Pas au point de nommer un ministre, mais dans sa sphère, le sport, elle est un personnage central. Elle est bien plus influente que le ministre des Sports officiel.

Poutine, chef du FSB, passait ses étés en France.

Pourquoi un tel secret autour de ses enfants ? On dit que l’une de ses filles travaille dans une galerie d’art à Paris. Qu’en savez-vous ?

 

R.B. : Il s’agit de Louisa Rozova, que j’ai déjà mentionnée. Elle est bien la fille de Poutine et Svetlana Krivonogikh. Comme je le disais, elle a vécu toute sa vie avec sa mère, presque entièrement à Saint-Pétersbourg. Sa mère est une femme très riche et toute cette richesse vient de Poutine ou de ses amis. Mais Louisa ne fait pas partie de la famille « officielle » de Poutine. Elle est assez indépendante. Et d’après ce que nous comprenons, elle a décidé de vivre sa vie de manière indépendante à Paris, en travaillant dans une galerie d’art.

 

M.R. : On peut ajouter que c’est à cause d’elle, du moins en partie, qu’ont commencé certains de nos problèmes et que nous avons dû quitter la Russie en 2021. Notre média, Proekt, a été le premier à révéler son existence. Avant 2020-2021, personne ne savait que Poutine avait une maîtresse et un enfant caché. Quelques mois après notre révélation, les télévisions d’État ont commencé à nous attaquer, expliquant aux Russes qu’il fallait se méfier de certains médias d’investigation. La propagande n’a jamais mentionné l’histoire de Louisa Rozova ni de sa mère, mais ses attaques ont commencé juste après cette enquête.

 

Votre livre s’intitule Le Tsar et certains, dans son entourage, le flattent en le comparant à Nicolas Ier. Vous décrivez un personnage qui tient davantage du parrain ou du petit mafieux…

 

M.R. : Notre idée générale est que Poutine est une combinaison des deux : moitié gangster, moitié KGB. Il est tout à la fois l’officier du KGB nostalgique de l’URSS et le voyou sorti des bas-fonds de Saint-Pétersbourg.

Vous racontez certains de ses séjours en France, un pays qu’il apprécie beaucoup, selon vous – du moins avant la guerre…

 

M.R. : D’abord, un bref rappel historique. C’est une tradition ancienne de l’élite russe : la culture française a longtemps été très influente et importante pour elle. Les nobles russes des XVIIIe et XIXe siècles parlaient mieux français que russe. Je ne sais pas si Poutine suit cette tradition, mais il a commencé à voyager en France avec toute sa famille dès qu’il a pu le faire.

 

R.B. : Deux événements majeurs pour lui sont survenus en France, alors qu’il y passait des vacances : le moment où il a appris qu’il était nommé futur chef du FSB et celui où il a été désigné successeur de Boris Eltsine. Boris Berezovsky a fait le déplacement en personne pour lui annoncer, en France, l’incroyable nouvelle.

 

M.R. : C’est drôle de se dire que Poutine, chef du FSB, passait ses étés en France avant de devenir l’ennemi idéologique de l’Occident. En réalité, il adorait l’Occident.

 

R.B. : Les agents actuels du FSB n’ont pas sa chance. Il leur interdit désormais de passer leurs vacances hors du pays.

Nous ne pouvons jamais nous sentir en sécurité, où que ce soit.

Le FSB a le bras long. Vous sentez-vous en sécurité aux États-Unis, ou lorsque vous voyagez en Europe ?

 

R.B. : Un jour, le FBI a sonné à ma porte pour me prévenir que je pourrais être une « personne d’intérêt » pour les services de renseignement russes. Comment l’interpréter : est-ce sérieux ? Une simple précaution ? Nous ne savons pas. Vivre dans un pays doté d’un système judiciaire relativement fonctionnel m’aide à me sentir un peu plus en sécurité que dans d’autres endroits du monde. Même chose pour les voyages : je n’irais pas dans des pays exposés, ou potentiellement exposés, à une action physique des services russes, comme la Turquie, ou d’autres pays « amis ». Nous savons bien que les autorités et les forces spéciales russes peuvent faire des choses graves à leurs ennemis, où qu’ils soient, même aux États-Unis. Nous ne pouvons jamais nous sentir en sécurité, où que ce soit.

 

Il vous est impossible de retourner en Russie depuis que la propagande vous a qualifiés d’« agents de l’étranger ».

 

R.B. : Pour la propagande, nous sommes des « agents de l’étranger » depuis des années – y compris lorsque nous étions en Russie. Travailler pour un média indépendant suffit. Personnellement, je n’ai plus rien en Russie : ni propriété, ni argent. Rien, sauf la tombe de mes parents. Alors, suis-je un agent de l’étranger, le patron d’une « organisation indésirable » ? Ce n’est pas agréable, mais cela m’indiffère.

 

M.R. : J’essaie, moi aussi, de ne pas me soucier de ce statut, et je ne me considère certainement pas comme un agent de l’étranger. Je n’ai plus rien en Russie, sauf mes parents. Je m’interdis de penser à la possibilité de retourner en Russie, de rentrer à la maison. J’ai tout coupé.

 

Vous regrettez que Poutine ait longtemps été présenté comme un dirigeant respectable. Ne craignez-vous pas qu’il retrouve cette respectabilité, à la faveur d’éventuelles négociations sur l’Ukraine ?

 

R.B. : Il s’agit là de l’une de nos plus grandes déceptions professionnelles. Pendant des années, nous avons travaillé dur pour dépeindre le vrai Poutine et la nature de son régime. Or personne ne nous a entendus, personne n’a réagi. Concernant le futur : je suis pragmatique et je crois à l’importance des vies humaines. Si Poutine, avec d’autres – Trump, les dirigeants européens, Zelensky – parvient à arrêter la guerre, les tueries, les déplacements, tout ce mal, et qu’ensuite Poutine est reçu comme dirigeant politique quelque part en Europe, je n’y vois pas d’objection. C’est la réalité politique. Il faut avant tout arrêter la guerre. Mais je ne veux pas qu’on ferme les yeux sur les assassinats en Russie, sur le meurtre de Navalny, sur les meurtres en Ukraine – cela dépasse mon entendement.

 

M.R. : Poutine a eu de la chance : certains journalistes ont écrit des sottises pendant des années à son sujet. Ils sont d’ailleurs toujours lus aujourd’hui. En Europe, des forces politiques ouvertement pro-Poutine sont aux portes du pouvoir. Je peux facilement les imaginer rencontrer Poutine prochainement.

 
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quarta-feira, 9 de setembro de 2026

Erico Verissimo rides again: Incidente em Antares bis - Luiz Carlos Azedo (Correio Braziliense)

Erico Veríssimo, falecido há muitos anos, acaba de adentrar o STF. Se fosse vivo, teria material para mais um romance do absurdo:

Distopia do STF lembra o realismo fantástico de 'Incidente em Antares'
Luiz Carlos Azedo
Correio Braziliense, Quarta-feira, 9 de setembro de 2026

Treze ex-ministros do STF classificam o episódio como a 'mais aguda crise' do tribunal; defendem apuração rigorosa dos fatos e respeito ao devido processo legal
Antares, a estrela mais brilhante da constelação de Escorpião, é uma supergigante vermelha situada a cerca de 550 anos-luz da Terra. Seu nome vem do grego e significa “rival de Ares”, devido à semelhança de sua coloração com a de Marte, o planeta associado ao deus da guerra. Tem massa estimada entre 11 e 16 vezes a do Sol, raio centenas de vezes maior e luminosidade próxima de 100 mil sóis.
Entretanto, Antares está consumindo rapidamente o combustível que ainda sustenta seu equilíbrio. Quando esse processo terminar, seu núcleo entrará em colapso e a estrela explodirá como uma supernova, provavelmente dentro de alguns milhões de anos. Na literatura brasileira, é o nome da cidade fictícia criada por Erico Verissimo em seu último romance, “Incidente em Antares”, publicado em 1971. O autor recorre ao realismo fantástico, ao humor macabro e à sátira política para fazer a autópsia de uma sociedade dominada pela hipocrisia e pelos acordos entre seus poderosos.
Na fronteira com a Argentina, desde o século 19, a cidade gaúcha é controlada por duas oligarquias, os Vacariano e os Campolargo, adversárias durante gerações, mas capazes de se unir quando seus privilégios são ameaçados. O verdadeiro incidente ocorre em 13 de dezembro de 1963, quando uma greve geral paralisa a cidade, com adesão dos coveiros.
A matriarca Quitéria Campolargo, o advogado Cícero Branco, o sapateiro anarquista Barcelona, o pianista Menandro Olinda, o operário João Paz, o bêbado Pudim de Cachaça e a prostituta Erotildes ficam sem sepultura. Diante disso, levantam-se dos caixões, marcham até a praça e ocupam o coreto. Como já morreram, não temem processos, ameaças, perda de emprego nem retaliações sociais. Do alto do coreto, revelam adultérios, negociatas, corrupção, exploração, covardia e violência.
A elite antarense desacredita os denunciantes, tenta interditar a praça, mobiliza a polícia e procura apagar o acontecimento. Depois que os mortos finalmente são enterrados, começa a “Operação Borracha”, destinada a eliminar documentos, fotografias e testemunhos do episódio. A ordem é converter um fato presenciado por toda a cidade numa alucinação coletiva. A podridão revelada pelos defuntos precisa ser apagada para que tudo volte à normalidade.
O Brasil vive um espécie de “Incidente em Antares”. Às vésperas das eleições gerais, o Supremo Tribunal Federal (STF), instituição fiadora da Constituição, que deveria ser o ponto de equilíbrio entre os Poderes, enfrenta uma crise intestina sem precedentes. O caso Banco Master deixou de ser apenas uma investigação sobre fraudes financeiras bilionárias. Transformou-se numa disputa aberta entre ministros, Polícia Federal e Procuradoria-Geral da República.
Togas em transe
O relatório encaminhado por André Mendonça ao presidente do STF, Edson Fachin, aponta indícios de proximidade entre Alexandre de Moraes e Daniel Vorcaro, antigo controlador do Banco Master. Moraes reagiu pedindo que Mendonça fosse investigado por abuso de autoridade, improbidade administrativa e crime de responsabilidade. Para fundamentar a acusação, apresentou um relatório de inteligência da Polícia Federal que atribuía ao colega possíveis direcionamentos na condução do inquérito.
O documento, porém, não tinha assinatura e trazia a ressalva de conter conjecturas “sem valor probatório”. Diante disso, Mendonça trucou: nesta terça-feira, determinou o afastamento do diretor-geral da Polícia Federal, Andrei Rodrigues, e do diretor de Inteligência, Leandro Almada. A Segunda Turma formou maioria para referendar a decisão e só não concluiu o julgamento porque o ministro Gilmar Mendes, aliado de Moraes, pediu vista do processo. A crise, antes restrita aos gabinetes, alcançou o comando da PF e provocou uma reação em cadeia dentro da instituição.
Como no romance de Veríssimo, já não se discute somente o conteúdo das denúncias, mas quem pode investigá-las, quem controla os documentos e quem tem competência para tornar públicos os fatos. A PGR pediu a anulação do relatório liberado por Mendonça, sob o argumento de que apenas o plenário poderia autorizar uma investigação contra integrante da Corte. O problema é que o próprio procurador-geral Paulo Gonet aparece citado no material, o que amplia a percepção de conflito de interesses.
Fachin concentrou em procedimento próprio os documentos e as manifestações dos envolvidos. Pode levar o conflito ao plenário, convocar uma reunião reservada ou decidir sobre a abertura das investigações. O risco é que uma solução interna concebida apenas para pacificar os gabinetes seja interpretada pela sociedade como uma Operação Borracha, como em Antares. Ou seja, uma marmelada.
Treze ex-ministros e ex-presidentes do STF já classificaram o episódio como a “mais aguda crise” da história do tribunal, defenderam apuração rigorosa dos fatos e respeito ao devido processo legal. As acusações precisam ser provadas. A presunção de inocência vale para todos, porém, o devido processo legal não é pretexto para o silêncio corporativo do Supremo. A autoridade da Corte depende da confiança pública, da sua coerência e do respeito às regras que aplicam aos demais. 

Blog Diplomatizzando: lista das postagens no mês de agosto

 ADL efetuou o trabalho de listagem, via Madame IA: 

16/08/2026, 22:31 Diplomatizzando: Resultados da pesquisa Airton Dirceu Lemmertz

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https://diplomatizzando.blogspot.com/search?q=Airton+Dirceu+Lemmertz&max-results=20&by

 

Madame IA apresenta, sinteticamente, cada um dos meus prmeiros sete capítulos da Autobiografia do Estado brasileiro - Paulo Roberto de Almeida

 ADLNo blog Diplomatizzando, há - até o momento - a publicação de sete textos (numerados de 1 a 7) sobre "Autobiografia de um fora-da-lei". Quais os pontos/aspectos centrais de cada um dos sete?

Madame IA: 

A série de ensaios "Autobiografia de um fora-da-lei: uma história do Estado brasileiro", escrita pelo diplomata e cientista social Paulo Roberto de Almeida no blog Diplomatizzando (e originalmente publicada na Revista Será?), adota uma abordagem satírica e iconoclasta na qual o próprio Estado brasileiro é o narrador em primeira pessoa, autodefinindo-se como um contraventor histórico das leis e dos bons costumes.

Abaixo estão os pontos centrais dos sete textos:


Texto 1: A trajetória do Estado brasileiro (Introdução) - Define o projeto,

com o Estado narrando sua história como um aparato voltado à transgressão moderada, privilégios e manutenção de poder.

5303. “Autobiografia de um fora-da-lei, 1: a trajetória do Estado brasileiro”, Brasília, 5 maio 2026, 4 p. Introdução a uma biografia sincera de um contraventor da lei e dos bons costumes: o Estado brasileiro, narrada, de forma inédita, na primeira pessoa. Revista Será? (ano xiv, n. 710, 15/05/2026; link: https://revistasera.info/2026/05/autobiografia-de-um-fora-da-lei-1-a-trajetoria-do-estado-brasileiro/ ); divulgado no Diplomatizzando (15/05/2026; link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/05/autobiografia-de-um-fora-da-lei-1.html). Relação de Publicados n. 1645.


Texto 2: O Estado visto por ele mesmo (Metodologia) - Justifica a autobiografia, admitindo sua natureza extratora de riquezas e despindo-se de mitos oficiais.

5304. “Autobiografia de um fora-da-lei, 2: o Estado visto por ele mesmo”, Brasília, 5 maio 2026, 4 p.; revisão: 20/05/2026. Uma questão de método: como o Estado pode escrever sua própria biografia? Revista Será? (ano xiv, n. 711, 22/05/2026; link: https://revistasera.info/2026/05/autobiografia-de-um-fora-da-lei-2-o-estado-visto-por-ele-mesmo/); divulgado no Diplomatizzando (link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/05/autobiografia-de-um-fora-da-lei-2-o.html). Relação de Publicados n. 1647


Texto 3: Do nascimento a tempos incertos (Colônia) - Analisa as raízes coloniais predatórias, focando na montagem da máquina pública para atender à metrópole.

5305. “Autobiografia de um fora-da-lei, 3: do nascimento a tempos incertos”, Brasília, 6 maio 2026, 4 p. Das origens ao vice-reinado: uma trajetória colonial a serviço da metrópole. Revista Será? (ano xiv, n. 712, 5/06/2026; link: https://revistasera.info/2026/06/autobiografia-de-um-fora-da-lei-3-do-nascimento-a-tempos-incertos/); divulgado no Diplomatizzando (link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/06/autobiografia-de-um-fora-da-lei-3-do.html ). Relação de Publicados n. 1650.


Texto 4: Transição ao Império (Metamorfoses) - Aborda a Independência 1822) como uma estratégia de autopreservação da elite, mantendo práticas coloniais.

5342. “Autobiografia de um Fora-da-Lei, 4: de colônia a Reino Unido ao de Portugal e uma promoção merecida a Império independente”, Brasília, 6 junho 2026, 4 p. Continuidade da série sobre a história do Estado brasileiro, para a revista Será? (ano xiv, n. 715, 26 junho 2026; link: https://revistasera.info/2026/06/autobiografia-de-um-fora-da-lei-4-de-colonia-a-reino-unido-ao-de-portugal-e-uma-promocao-merecida-a-imperio-independente/); divulgado no blog Diplomatizzando (26/06/2026; link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/06/autobiografia-de-um-fora-da-lei-4-de.html); resumo comentado por Demoiselle IA, a pedido de Airton Dirceu Lemmertz, registrado sob n. 5379; divulgado no blog Diplomatizzando (28/06/2026, link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/06/a-autobiografia-do-estado-relida-e.html). Relação de Publicados n. 1652.


Texto 5: Captura pelas oligarquias (Império) - Foca na acomodação do poder no século XIX, com o Estado perpetuando mandonismo, latifúndio e escravidão.

5347. “Autobiografia de um Fora-da-Lei, 5: como me livrei dos portugueses, mas acabei ficando com os oligarcas nacionais”, Brasília, 9 junho 2026, 4 p.; revisão 8 julho 2026, 5 p. Continuidade da série sobre a história do Estado brasileiro. Publicado na revista Será? (ano xiv, n. 707, 10/07/2026; link: https://revistasera.info/2026/07/autobiografia-de-um-fora-da-lei-5-como-me-livrei-dos-portugueses-mas-acabei-ficando-com-os-oligarcas-nacionais/). Divulgado no blog Diplomatizzando (10/07/2026; link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/07/autobiografia-de-um-fora-da-lei-5-como.html). Relação de Publicados n. 1654.


Texto 6: O desafio da República (1889) - O Estado, sob nova fachada, prepara-se para perpetrar arbitrariedades e manter estruturas patrimonialistas.

    

5394. “Autobiografia de um Fora-da-Lei, 6: chegando ao desafio da República”, Brasília, 9 julho 2026, 4 p. Continuidade da série, desta vez fazendo um resumo reflexivo, antes de prosseguir. Enviado em 15/07/2026. Publicado na Revista Será? (ano xiv, n. 721, 24/07/2026; link: https://revistasera.info/2026/07/autobiografia-de-um-fora-da-lei-6-chegando-ao-desafio-da-republica/); republicado no blog Diplomatizzando (link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/07/autobiografia-de-um-fora-da-lei-6.html). Relação de Publicados n. 1655.

Texto 7: O Barão em todos os seus estados (Diplomacia) - Expondo a atuação de burocratas, contrasta a projeção de potência global com as deficiências estruturais internas. 

5396. “Autobiografia de um Fora-da-Lei, 7: o Barão em todos os seus estados”. Brasília, 10 julho 2026, 4 p. Mais um capítulo da história de um transgressor moderado. Encaminhado em 29/07/2026. Publicado na Revista Será? (ano xiv, n. 723, 7 de agosto de 2026; link: https://revistasera.info/2026/08/autobiografia-de-um-fora-da-lei-7-o-barao-em-todos-os-seus-estados/); divulgado no blog Diplomatizzando (link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/08/autobiografia-de-um-fora-da-lei-7-o.html). Relação de Publicados n. 1664.


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