sexta-feira, 5 de junho de 2026

A letter from Zelensky to Putin - Anton Gerashchenko

Zelensky writes to Putin proposing an end to his war of aggression against his country, Ukraine

From Anton Gerashchenko (Threads)


President of Ukraine Volodymyr Zelenskyy has written an open letter to Putin. From the perspective of psychological impact, the letter’s content is excellent, and the timing couldn't be better.
Bravo!

During the first two days of the St. Petersburg Economic Forum, everyone was talking about the black smoke over St. Petersburg caused by Ukrainian drone strikes. Today, everyone will be talking about the letter. And they will be asking Putin about it.

Ukraine has brought the war onto Russian territory and closer to the Russian elites. Ukraine then made a public offer of peace. The next move belongs to Putin. And although we can already guess what the answer will be, there remains a tiny possibility that Russia will surprise us all.

But I want to draw attention to something else - how perfectly this letter coincided with the report by the Russian fascists from Tsargrad on Russia's future scenarios.

Just compare these two visions.

The Tsargrad report is an attempt to turn failure into strategy. Russia failed to achieve a quick victory, failed to break Ukraine, failed to fully seize Donbas, and failed to divide the West. But instead of recognizing this as defeat, the Russian framework stretches the war across decades. If there is no victory today, it is moved into the future. If the front is deadlocked, it is called a "long historical struggle."

He promised that Russia would endure. But Russia is paying an ever higher price for the war - in losses, sanctions, strikes on its own territory, dependence on China, and military assistance from North Korea. The letter shifts the war from the language of imperial greatness to the language of cost. And that cost is rising.

President Zelenskyy's strongest move is personalization. He does not speak to "Russia" as a single whole.

He separates Putin from Russia, Russia from the war, and the war from any genuine cause. At the center remains one man - Putin - and his personal choice.

This is important because the regime is built on the formula "Putin is Russia." The letter shatters that formula. In effect, it tells Russians and the Russian elites: this is not your historical destiny, this is his war. And you are the ones paying for it.

That is why the letter is addressed not only to Putin.

In reality, it is unlikely to have convinced Putin.  For Putin, compromise looks like weakness, and weakness in such a system is dangerous. But the letter was not written as a plea.

It was written for other audiences: for the West - to show that Ukraine is offering a way out; for the Russian elites - to show that Putin has become dangerous to them; for ordinary Russians - to link the war to prices, shortages, mobilization, and drones; and for Ukrainians - to demonstrate that Ukraine speaks from a position of strength, not fear.

It is also important that President Zelenskyy is not offering Putin a way to "save face."

A dignified exit for Putin is nearly impossible, because his entire legitimacy is tied to the war. Therefore, the letter is not an invitation to a comfortable peace. It is a public presentation of the bill.

This is the letter’s main strength. It does not try to please Putin. Instead, it places him in the position of a man who can no longer explain why he continues the war.

If he agrees to a meeting, Ukraine appears to be the side that forced him to talk.

If he refuses, he looks like a ruler who fears peace because peace is more dangerous to him than war.

That is precisely why Putin is dangerous.

And that is why attention should be focused not on loud statements, but on three things: whether the Kremlin will begin to equate Ukraine’s strikes even more strongly with a threat to Russian strategic deterrence; whether divisions between "Putin" and "Russia" will begin to emerge within the Russian elites; and whether Moscow will lower the nuclear threshold in its public rhetoric.

End

A carta de Zelensky a Putin propondo o fim da guerra de agressão. Qual a posição do Brasil?

 Abaixo a versão em francês da longa e esclarecedora carta que Zelensky dirigiu pessoalmente a Putin propondo o fim da guerra de agressão da Rússia contra a Ucrânia.

Uma carta de estadista, mas de um dirigente a um outro dirigente que começou uma guerra de escolha contra um vizinho, em violação flagrante da Carta da ONU e dos princípios mais elementares do Direito Internacional, tanto assim que Putin já foi acusado pelo TPI de crimes de guerra e de crimes contra a humanidade, notadamente pelo sequestro de crianças ucranianas e seu envio para o território russo. 

Zelensky oferece a Putin, com o apoio dos europeus, uma oportunidade para terminar uma guerra que sequer deveria ter sido iniciada. É uma oportunidade que também beneficiaria o povo russo, que já começou a sentir os efeitos da guerra sobre suas vidas desde algum tempo.

Não sabemos se Putin aceitará essa oportunidade de cessar uma guerra de agressão que ele mesmo começou, sem consultar o povo russo. O povo ucraniano aceita a postura do presidente Zelensky na sua liderança para uma resistência inabalável em face da opressão e de todos os sofrimentos trazidos por uma guerra injusta. Toda a Europa também apoia essa postura. A História se lembrará dos Estados e dos dirigentes nacionais que sustentaram o Direito e a resistência do povo ucraniano contra uma guerra de agressão, assim como se lembrará daqueles indiferentes e dos que se colocaram do lado do opressor e do violador do Direito Internacional. O Brasil de Lula, assim como anteriormente o governo Bolsonaro se mostraram indiferentes ou “solidários” com o opressor.

Zelensky representa o Direito, Putin a guerra de agressão. Não é dificil estabelecer a diferença. A História se lembrará da postura do Estados membros da ONU. Esta é uma oportunidade de fazer a diferença. Leiam a carta!

Paulo Roberto de Almeida

===========

“ ‼️🇺🇦/🇷🇺 Zelensky a publié une lettre ouverte à Poutine.

Le Kremlin a annoncé qu'ils sont au courant.

Points clés :

- Cette guerre est un échec et n'a aucune justification.

- Le temps ne joue pas en faveur de Moscou.

- Il faut négocier tête à tête.

Voici la lettre en entier :

Lorsque vous avez pris la tête de la Russie il y a plus de vingt-six ans, de nombreux Ukrainiens avaient une opinion positive de vous. C’était le cas. Cela appartient désormais au passé.

Aujourd’hui, l’écrasante majorité des Ukrainiens voit d’un œil favorable le fait que nos drones de longue portée aient rendu visite à l’ouverture de votre forum à Saint-Pétersbourg, après avoir parcouru plus de 1 000 kilomètres. Comme vous le savez parfaitement, cette distance n’est pas la limite de nos capacités.

Vingt-six années de votre pouvoir ont complètement transformé l’agenda des relations entre l’Ukraine et la Russie. Nos peuples sont passés des discussions sur les échanges commerciaux et d’autres sujets civils à un seul thème : les frappes et les pertes.

Près de la moitié de vos vingt-six années au pouvoir en Russie ont été consacrées à la guerre contre l’Ukraine.

Quoi que vous disiez sur l’OTAN, la géopolitique ou la langue russe, cette guerre est votre choix personnel. Une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’Histoire s’en souviendra.

Cette période aurait pu se dérouler tout autrement.

On entend souvent dire que la guerre vous convient. Bien sûr, pas lorsqu’il s’agit de la sécurité de votre résidence de Valdaï ou du défilé sur la place Rouge. Votre propre vie vous est précieuse.

Mais aujourd’hui, nous voyons tous que cette guerre convient de moins en moins aux Russes, car elle apporte toujours davantage de conséquences négatives à la Russie.

Ils n’aiment pas nos drones ni nos missiles.

Ils n’aiment pas les pénuries d’essence ni la hausse constante des prix.

Ils n’aiment pas les interdictions permanentes.

Ils n’aiment pas votre intention d’organiser une seconde vague de mobilisation afin d’étendre la guerre à une nouvelle direction en Ukraine ou de la tourner contre d’autres pays voisins de la Russie.

Ils n’aiment pas le fait qu’aucune fin ne soit visible à votre guerre.

Oui, vous pouvez encore contraindre les Russes à vivre ainsi.

Mais vos ressources diminuent considérablement.

Vous n’aurez plus assez d’argent ni de pouvoir politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l’avez fait pendant vingt-six ans. Nous ferons tout pour que le monde y veille.

Comme vous le dites vous-même : « il faut faire les comptes ».

Hier, j’ai reçu un rapport sur les pertes de votre armée sur le front ukrainien pour le mois de mai. Une fois encore, elles dépassent 30 000 Russes tués ou gravement blessés. Nous observons ce niveau chaque mois et disposons de preuves vidéo pour chacune de vos pertes : ce ne sont pas des affirmations gratuites.

Nous savons que 63 % de vos pertes au front sont des morts et seulement 37 % des blessés. Au XXIe siècle, aucune armée ne peut se permettre un tel ratio. À l’avenir, la part des morts augmentera encore.

Ce n’est pas que nous nous préoccupions particulièrement des Russes après tout ce que votre guerre a apporté à l’Ukraine.

Mais je me préoccupe des Ukrainiens.

Nous perdons nos concitoyens, et chacune de nos pertes nous fait souffrir. Même si les pertes ukrainiennes sont cinq ou six fois inférieures aux pertes russes, cela reste extrêmement important pour nous.

Il importe également de rappeler que vous repoussez régulièrement, tous les quelques mois, les échéances de la conquête de nos régions, en particulier celle de Donetsk. Vous ne la prendrez pas cette année non plus.

Mais nous, en Ukraine, ne voulons pas d’une guerre permanente. Nous savons parfaitement que la vie sans guerre est infiniment meilleure. Nous voulons y parvenir.

Je suis convaincu que la majorité des Russes sont prêts à répondre positivement à cela, et vous le savez aussi.

Beaucoup ne croyaient pas que l’Ukraine résisterait aussi longtemps.

Vous n’y croyiez pas. Ceux qui vous conseillaient non plus. C’était une erreur.

Vous ne vous attendiez pas à une résistance totale de l’Ukraine et n’aviez pas prévu que les choses iraient aussi loin. Pourtant nous sommes toujours là, dans la cinquième année d’une confrontation à grande échelle.

N’ayez pas peur de sortir de cette guerre. C’est la principale chose que l’on attend désormais de vous.

L’Ukraine a conservé son indépendance. Et elle la conservera. Malgré toutes les autres prédictions.

Nous avons uni de nombreux pays du monde pour défendre l’Ukraine et s’opposer à vous. Nous avons trouvé des armes et des financements.

Nous recevons du soutien, vous recevez des sanctions. Et cela continuera jusqu’à ce que justice soit rendue à l’Ukraine.

Nous ne permettrons pas à ceux qui cherchent à vous convaincre que les sanctions contre la Russie seront levées de manière significative ou que le soutien à l’Ukraine diminuera fortement sans changement substantiel de votre position de réussir. L’exemple d’Orbán montre la honte qui attend ceux qui choisissent d’aider la Russie dans cette guerre.

L’Ukraine a traversé des hivers difficiles lorsque vous tentiez de détruire notre système énergétique. Nous avons survécu et, même dans l’obscurité, la résilience des Ukrainiens est restée intacte.

Nous avons porté la guerre sur votre territoire, et vous n’auriez pas pu poursuivre ce conflit sans l’aide de la Corée du Nord. Vous êtes le premier dirigeant russe contraint de se tourner vers Pyongyang pour obtenir une assistance militaire.

Aujourd’hui, vous dépendez également totalement de la Chine, une première dans l’histoire russe.

Vous comptiez sur l’épuisement des Ukrainiens, mais ce sont désormais nos soldats qui contribuent à la défense de nos partenaires au Moyen-Orient et dans le Golfe.

Vous espériez des troubles internes en Ukraine, mais ce sont vos propres formations militaires qui se sont mutinées contre vous. Le 23 juin constituera un nouvel anniversaire de cet événement, et le silence ne l’effacera pas de l’Histoire.

Aujourd’hui, même vos responsables politiques, vos hommes d’affaires et vos propagandistes vous regardent avec une fatigue évidente. Le monde entier le voit.

Le monde n’est pas fatigué de l’Ukraine, contrairement à ce que vous espériez depuis longtemps. Mais même ceux qui vous aident à contourner les sanctions et à maintenir votre économie à flot sont fatigués de la Russie.

Vous ne pouvez pas ne pas le remarquer.

Après vingt-six ans au pouvoir, l’âge commence à se faire sentir. Et cette fatigue ne fera que croître.

Nous avons vu des documents de renseignement indiquant que vous envisagez désormais des plans de guerre pour 2027 et 2028. Nous savons également que vous espérez que les missiles balistiques accompliront ce que tout le reste n’a pas réussi à faire.

Vous souhaitez entraîner encore davantage la Biélorussie dans cette guerre, et nous devons désormais nous préparer à cette éventualité. Nous voyons également que vous jouez un jeu autour de la Transnistrie. Vos propagandistes menacent, d’une manière ou d’une autre, tous les voisins de la Russie.

Voulez-vous vraiment traverser tout cela ?

Le choix vous appartient désormais.

Assez de guerre.

L’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre.

Nous devons le faire honnêtement, dignement et avec des garanties solides afin qu’aucune nouvelle guerre n’éclate.

Nous voyons que les États-Unis concentrent actuellement toute leur attention sur la question iranienne. Il serait erroné d’attendre simplement que leur attention revienne vers la guerre en Europe.

L’Ukraine propose de mettre fin à la guerre dans un format de dialogue direct entre vous et nous.

Je vous propose une rencontre.

Tout le monde a entendu vos représentants déclarer avec le sourire que je pouvais venir à Moscou. Mais après vingt-six années de votre pouvoir, il n’y a rien à faire pour un dirigeant ukrainien dans votre capitale, pas plus qu’il n’y a quelque chose à faire pour un dirigeant russe à Kyiv.

Il existe des pays qui accueillent traditionnellement les dirigeants lorsqu’il s’agit de résoudre des questions de guerre et de paix : la Suisse, la Turquie ou encore plusieurs États du monde arabe.

Ce sont les dirigeants qui prennent les décisions essentielles. Cela a toujours été ainsi et cela le restera.

Je propose que nous fixions une date précise pour cette rencontre.

Nous avons entendu dire qu’on vous avait promis, en Alaska, de régler certaines questions concernant l’Ukraine et l’Europe. Mais vous voyez bien que les questions ukrainiennes et européennes ne se règlent pas à Anchorage.

D’autres participants pourront rejoindre ce dialogue bilatéral. Puisque la guerre se déroule en Europe, que l’Ukraine a besoin de garanties de sécurité et que vous en souhaitez également, il paraît logique d’associer ceux qui peuvent réellement agir comme garants.

Nous estimons que l’Europe doit participer.

Nous estimons également que les États-Unis doivent faire partie du processus.

Nous avons déjà connu de nombreux accords avec la Russie, notamment les accords de Minsk, qui n’ont pas fonctionné. Nous devons donc d’abord trouver des réponses bilatérales aux questions en suspens au lieu de nous cacher derrière des formulations ambiguës, des groupes techniques ou une diplomatie de navette interminable.

Par votre guerre, vous avez séparé pour toujours l’Ukraine et la Russie.

La ligne de front est désormais la ligne à partir de laquelle la diplomatie doit commencer.

L’Ukraine est prête à instaurer un cessez-le-feu complet pendant toute la durée des négociations. C’est une pratique classique, comme le montrent aujourd’hui les circonstances entourant l’Iran. Établir un véritable silence est la meilleure manière de commencer à se parler. Nous pensons qu’il peut s’agir d’un véritable cessez-le-feu si vous le souhaitez.

Vous savez que les États-Unis peuvent assurer la surveillance de ce cessez-le-feu le long de la ligne de contact.

L’Ukraine est prête à procéder à un échange de prisonniers selon le principe du « tous contre tous ». Cela pourrait constituer un excellent prélude à la fin de la guerre.

Nous devons prendre des mesures sérieuses pour le retour des civils et des enfants emmenés pendant la guerre.

Nous devons déterminer quel avenir attend les générations futures d’Ukrainiens et de Russes.

Si vous n’acceptez pas personnellement qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence. Nous aurons ceux qui nous soutiendront.

Mais vous devrez également lutter de plus en plus pour votre propre survie — non pas celle de la Russie, mais la vôtre.

Ce n’est ni une menace de ma part ni de celle de l’Ukraine.

Ce sont simplement les leçons de l’histoire russe, que vous connaissez bien : lorsque la Russie se lasse, les changements arrivent.

Nous pouvons contribuer à cette lassitude.

Vous pouvez mettre fin à votre guerre.

Mémoire éternelle à tous ceux dont la vie a été emportée par cette guerre.

Gloire à l’Ukraine !*


Zelensky, em carta direta a Putin, propõe o fim da guerra. O que fará Putin?

Abaixo a versão em francês da longa e esclarecedora carta que Zelensky dirigiu pessoalmente a Putin propondo o fim da guerra de agressão da Rússia contra a Ucrânia.

Uma carta de estadista, mas de um dirigente a um outro dirigente que começou uma guerra de escolha contra um vizinho, em violação flagrante da Carta da ONU e dos princípios mais elementares do Direito Internacional, tanto assim que Putin já foi acusado pelo TPI de crimes de guerra e de crimes contra a humanidade, notadamente pelo sequestro de crianças ucranianas e seu envio para o território russo. 

Zelensky oferece a Putin, com o apoio dos europeus, uma oportunidade para terminar uma guerra que sequer deveria ter sido iniciada. É uma oportunidade que também beneficiaria o povo russo, que já começou a sentir os efeitos da guerra sobre suas vidas desde algum tempo.

Não sabemos se Putin aceitará essa oportunidade de cessar uma guerra de agressão que ele mesmo começou, sem consultar o povo russo. O povo ucraniano aceita a postura do presidente Zelensky na sua liderança para uma resistência inabalável em face da opressão e de todos os sofrimentos trazidos por uma guerra injusta. Toda a Europa também apoia essa postura. A História se lembrará dos Estados e dos dirigentes nacionais que sustentaram o Direito e a resistência do povo ucraniano contra uma guerra de agressão, assim como se lembrará daqueles indiferentes e dos que se colocaram do lado do opressor e do violador do Direito Internacional. O Brasil de Lula, assim como anteriormente o governo Bolsonaro se mostraram indiferentes ou “solidários” com o opressor.

Zelensky representa o Direito, Putin a guerra de agressão. Não é dificil estabelecer a diferença. A História se lembrará da postura do Estados membros da ONU. Esta é uma oportunidade de fazer a diferença. Leiam a carta!

Paulo Roberto de Almeida

===========

“ ‼️🇺🇦/🇷🇺 Zelensky a publié une lettre ouverte à Poutine.

Le Kremlin a annoncé qu'ils sont au courant.

Points clés :

- Cette guerre est un échec et n'a aucune justification.

- Le temps ne joue pas en faveur de Moscou.

- Il faut négocier tête à tête.

Voici la lettre en entier :

Lorsque vous avez pris la tête de la Russie il y a plus de vingt-six ans, de nombreux Ukrainiens avaient une opinion positive de vous. C’était le cas. Cela appartient désormais au passé.

Aujourd’hui, l’écrasante majorité des Ukrainiens voit d’un œil favorable le fait que nos drones de longue portée aient rendu visite à l’ouverture de votre forum à Saint-Pétersbourg, après avoir parcouru plus de 1 000 kilomètres. Comme vous le savez parfaitement, cette distance n’est pas la limite de nos capacités.

Vingt-six années de votre pouvoir ont complètement transformé l’agenda des relations entre l’Ukraine et la Russie. Nos peuples sont passés des discussions sur les échanges commerciaux et d’autres sujets civils à un seul thème : les frappes et les pertes.

Près de la moitié de vos vingt-six années au pouvoir en Russie ont été consacrées à la guerre contre l’Ukraine.

Quoi que vous disiez sur l’OTAN, la géopolitique ou la langue russe, cette guerre est votre choix personnel. Une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’Histoire s’en souviendra.

Cette période aurait pu se dérouler tout autrement.

On entend souvent dire que la guerre vous convient. Bien sûr, pas lorsqu’il s’agit de la sécurité de votre résidence de Valdaï ou du défilé sur la place Rouge. Votre propre vie vous est précieuse.

Mais aujourd’hui, nous voyons tous que cette guerre convient de moins en moins aux Russes, car elle apporte toujours davantage de conséquences négatives à la Russie.

Ils n’aiment pas nos drones ni nos missiles.

Ils n’aiment pas les pénuries d’essence ni la hausse constante des prix.

Ils n’aiment pas les interdictions permanentes.

Ils n’aiment pas votre intention d’organiser une seconde vague de mobilisation afin d’étendre la guerre à une nouvelle direction en Ukraine ou de la tourner contre d’autres pays voisins de la Russie.

Ils n’aiment pas le fait qu’aucune fin ne soit visible à votre guerre.

Oui, vous pouvez encore contraindre les Russes à vivre ainsi.

Mais vos ressources diminuent considérablement.

Vous n’aurez plus assez d’argent ni de pouvoir politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l’avez fait pendant vingt-six ans. Nous ferons tout pour que le monde y veille.

Comme vous le dites vous-même : « il faut faire les comptes ».

Hier, j’ai reçu un rapport sur les pertes de votre armée sur le front ukrainien pour le mois de mai. Une fois encore, elles dépassent 30 000 Russes tués ou gravement blessés. Nous observons ce niveau chaque mois et disposons de preuves vidéo pour chacune de vos pertes : ce ne sont pas des affirmations gratuites.

Nous savons que 63 % de vos pertes au front sont des morts et seulement 37 % des blessés. Au XXIe siècle, aucune armée ne peut se permettre un tel ratio. À l’avenir, la part des morts augmentera encore.

Ce n’est pas que nous nous préoccupions particulièrement des Russes après tout ce que votre guerre a apporté à l’Ukraine.

Mais je me préoccupe des Ukrainiens.

Nous perdons nos concitoyens, et chacune de nos pertes nous fait souffrir. Même si les pertes ukrainiennes sont cinq ou six fois inférieures aux pertes russes, cela reste extrêmement important pour nous.

Il importe également de rappeler que vous repoussez régulièrement, tous les quelques mois, les échéances de la conquête de nos régions, en particulier celle de Donetsk. Vous ne la prendrez pas cette année non plus.

Mais nous, en Ukraine, ne voulons pas d’une guerre permanente. Nous savons parfaitement que la vie sans guerre est infiniment meilleure. Nous voulons y parvenir.

Je suis convaincu que la majorité des Russes sont prêts à répondre positivement à cela, et vous le savez aussi.

Beaucoup ne croyaient pas que l’Ukraine résisterait aussi longtemps.

Vous n’y croyiez pas. Ceux qui vous conseillaient non plus. C’était une erreur.

Vous ne vous attendiez pas à une résistance totale de l’Ukraine et n’aviez pas prévu que les choses iraient aussi loin. Pourtant nous sommes toujours là, dans la cinquième année d’une confrontation à grande échelle.

N’ayez pas peur de sortir de cette guerre. C’est la principale chose que l’on attend désormais de vous.

L’Ukraine a conservé son indépendance. Et elle la conservera. Malgré toutes les autres prédictions.

Nous avons uni de nombreux pays du monde pour défendre l’Ukraine et s’opposer à vous. Nous avons trouvé des armes et des financements.

Nous recevons du soutien, vous recevez des sanctions. Et cela continuera jusqu’à ce que justice soit rendue à l’Ukraine.

Nous ne permettrons pas à ceux qui cherchent à vous convaincre que les sanctions contre la Russie seront levées de manière significative ou que le soutien à l’Ukraine diminuera fortement sans changement substantiel de votre position de réussir. L’exemple d’Orbán montre la honte qui attend ceux qui choisissent d’aider la Russie dans cette guerre.

L’Ukraine a traversé des hivers difficiles lorsque vous tentiez de détruire notre système énergétique. Nous avons survécu et, même dans l’obscurité, la résilience des Ukrainiens est restée intacte.

Nous avons porté la guerre sur votre territoire, et vous n’auriez pas pu poursuivre ce conflit sans l’aide de la Corée du Nord. Vous êtes le premier dirigeant russe contraint de se tourner vers Pyongyang pour obtenir une assistance militaire.

Aujourd’hui, vous dépendez également totalement de la Chine, une première dans l’histoire russe.

Vous comptiez sur l’épuisement des Ukrainiens, mais ce sont désormais nos soldats qui contribuent à la défense de nos partenaires au Moyen-Orient et dans le Golfe.

Vous espériez des troubles internes en Ukraine, mais ce sont vos propres formations militaires qui se sont mutinées contre vous. Le 23 juin constituera un nouvel anniversaire de cet événement, et le silence ne l’effacera pas de l’Histoire.

Aujourd’hui, même vos responsables politiques, vos hommes d’affaires et vos propagandistes vous regardent avec une fatigue évidente. Le monde entier le voit.

Le monde n’est pas fatigué de l’Ukraine, contrairement à ce que vous espériez depuis longtemps. Mais même ceux qui vous aident à contourner les sanctions et à maintenir votre économie à flot sont fatigués de la Russie.

Vous ne pouvez pas ne pas le remarquer.

Après vingt-six ans au pouvoir, l’âge commence à se faire sentir. Et cette fatigue ne fera que croître.

Nous avons vu des documents de renseignement indiquant que vous envisagez désormais des plans de guerre pour 2027 et 2028. Nous savons également que vous espérez que les missiles balistiques accompliront ce que tout le reste n’a pas réussi à faire.

Vous souhaitez entraîner encore davantage la Biélorussie dans cette guerre, et nous devons désormais nous préparer à cette éventualité. Nous voyons également que vous jouez un jeu autour de la Transnistrie. Vos propagandistes menacent, d’une manière ou d’une autre, tous les voisins de la Russie.

Voulez-vous vraiment traverser tout cela ?

Le choix vous appartient désormais.

Assez de guerre.

L’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre.

Nous devons le faire honnêtement, dignement et avec des garanties solides afin qu’aucune nouvelle guerre n’éclate.

Nous voyons que les États-Unis concentrent actuellement toute leur attention sur la question iranienne. Il serait erroné d’attendre simplement que leur attention revienne vers la guerre en Europe.

L’Ukraine propose de mettre fin à la guerre dans un format de dialogue direct entre vous et nous.

Je vous propose une rencontre.

Tout le monde a entendu vos représentants déclarer avec le sourire que je pouvais venir à Moscou. Mais après vingt-six années de votre pouvoir, il n’y a rien à faire pour un dirigeant ukrainien dans votre capitale, pas plus qu’il n’y a quelque chose à faire pour un dirigeant russe à Kyiv.

Il existe des pays qui accueillent traditionnellement les dirigeants lorsqu’il s’agit de résoudre des questions de guerre et de paix : la Suisse, la Turquie ou encore plusieurs États du monde arabe.

Ce sont les dirigeants qui prennent les décisions essentielles. Cela a toujours été ainsi et cela le restera.

Je propose que nous fixions une date précise pour cette rencontre.

Nous avons entendu dire qu’on vous avait promis, en Alaska, de régler certaines questions concernant l’Ukraine et l’Europe. Mais vous voyez bien que les questions ukrainiennes et européennes ne se règlent pas à Anchorage.

D’autres participants pourront rejoindre ce dialogue bilatéral. Puisque la guerre se déroule en Europe, que l’Ukraine a besoin de garanties de sécurité et que vous en souhaitez également, il paraît logique d’associer ceux qui peuvent réellement agir comme garants.

Nous estimons que l’Europe doit participer.

Nous estimons également que les États-Unis doivent faire partie du processus.

Nous avons déjà connu de nombreux accords avec la Russie, notamment les accords de Minsk, qui n’ont pas fonctionné. Nous devons donc d’abord trouver des réponses bilatérales aux questions en suspens au lieu de nous cacher derrière des formulations ambiguës, des groupes techniques ou une diplomatie de navette interminable.

Par votre guerre, vous avez séparé pour toujours l’Ukraine et la Russie.

La ligne de front est désormais la ligne à partir de laquelle la diplomatie doit commencer.

L’Ukraine est prête à instaurer un cessez-le-feu complet pendant toute la durée des négociations. C’est une pratique classique, comme le montrent aujourd’hui les circonstances entourant l’Iran. Établir un véritable silence est la meilleure manière de commencer à se parler. Nous pensons qu’il peut s’agir d’un véritable cessez-le-feu si vous le souhaitez.

Vous savez que les États-Unis peuvent assurer la surveillance de ce cessez-le-feu le long de la ligne de contact.

L’Ukraine est prête à procéder à un échange de prisonniers selon le principe du « tous contre tous ». Cela pourrait constituer un excellent prélude à la fin de la guerre.

Nous devons prendre des mesures sérieuses pour le retour des civils et des enfants emmenés pendant la guerre.

Nous devons déterminer quel avenir attend les générations futures d’Ukrainiens et de Russes.

Si vous n’acceptez pas personnellement qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence. Nous aurons ceux qui nous soutiendront.

Mais vous devrez également lutter de plus en plus pour votre propre survie — non pas celle de la Russie, mais la vôtre.

Ce n’est ni une menace de ma part ni de celle de l’Ukraine.

Ce sont simplement les leçons de l’histoire russe, que vous connaissez bien : lorsque la Russie se lasse, les changements arrivent.

Nous pouvons contribuer à cette lassitude.

Vous pouvez mettre fin à votre guerre.

Mémoire éternelle à tous ceux dont la vie a été emportée par cette guerre.

Gloire à l’Ukraine !*

Madame IA examina a evolução do blog Diplomatizzando a pedido de Airton Dirceu Lemmertz - Paulo Roberto de Almeida

Madame IA examina a evolução do blog Diplomatizzando a pedido de Airton Dirceu Lemmertz 

 

Paulo Roberto de Almeida, diplomata, professor.

 

    Mais registros, a pedido de Airton Dirceu Lemmertz, de um follow-up contínuo de minhas postagens ao longo do tempo por essa personagem incontornável de nossa época. Creio poder afirmar que Madame IA acerta 95% de seus argumentos sobre minhas posturas e posicionamentos a respeito da política brasileira, com alguns poucos desvios que podem ser atribuídos à minha própria linguagem, por vezes feita de alusões e de subentendidos. Devo agradecer tanto ao provocador, ADL, quanto à cortesia e gentileza de Madame IA em responder de forma tão célere às demandas, e de maneira geralmente correta e ponderada. Não posso convidá-la para um café, e um papo descontraído, pois ela é muito ocupada, mas com todos os seus servidores, e milhões de chips funcionando a todo o vapor, esquentando os miolos, acredito que ela provou sua utilidade. Sou, eu mesmo, relutante em usar de seus serviços, tanto por preguiça tecnológica, quanto por preferir pensar com minha própria cabeça e fazer as minhas próprias leituras e pesquisas, mas devo agradecer, uma vez mais, a meu parceiro de provocações, ADL, sempre atento às minhas postagens, cujo objetivo principal é o autoesclarecimento, depois a informação aos meus "18 leitores", em seguida, e finalmente, como um repositório de coisas relevantes, às quais posso ter acesso quando necessitar. Grato a ambos e até a próxima vez. PRA

 

ADL: No link https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/05/airton-dirceu-lemmertz-induz-madame-ia.html (título da postagem, entre aspas) "Airton Dirceu Lemmertz induz Madame IA a incorporar certas preferências e orientações políticas e econômicas de Paulo Roberto de Almeida"): há o seguinte trecho inicial [entre aspas, a seguir] da respectiva postagem:

PRA: "Transcrevo abaixo o "exercício" conduzido por instruções dadas por Airton Dirceu Lemmertz a Madame IA no sentido de fazê-la assumir certas posturas supostamente identificadas com o modesto escriba deste irreverente quilombo de resistência intelectual que é o blog Diplomatizzando. Muito do que vai exposto pode ser considerado aceitável, mas eu teria de insistir numa coisa sobre a qual eu faço questão absoluta de insistir: o bolsonarismo diplomático, durante algum tempo também associado ao bolsolavismo, representou a MAIOR RUPTURA dos padrões diplomáticos do Itamaraty, por corresponder a uma combinação rara de ignorância, de estupidez e de uma sordidez sórdida, por representar uma submissão inaceitável não apenas aos EUA (não o país normal, mas o trumpista), mas um desequilibrado mental, uma personalidade doentia, execrável na verdade, que eu condeno com todas as minhas forças. O que eu mais valorizo no trabalho diplomático é o conhecimento conduzido com sensatez, e o bolsonarismo diplomático representou todo o oposto disso, a ignorância envolvida na burrice e na estupidez (com perdão pela redundância, mas ela é necessária), um verdadeiro horror, que destruiu a credibilidade da diplomacia profissional brasileira aos olhos do mundo, durante algum tempo conduzida de forma subordinada por um chanceler acidental, caninamente submisso aos amadores que comandavam seus passos. Isso precisa ficar claro para Madame IA e para qualquer outro leitor desta minha janela de opiniões. O que não impede que eu também me oponha ao lulopetismo diplomático, mas que no confronto com o horror do bolsonarismo diplomático é mais uma brincadeira de militantes esquerdistas mal-informados e deficientemente formados no desenvolvimentismo equivocado de certos ingênuos acadêmicos."

ADL: Quanto ao trecho inicial dessa postagem, transcrito acima, eu solicito que faça uma análise [de modo detalhado e crítico]; obrigatoriamente escrita em frases e parágrafos (proibido o uso de tabelas, quadros ou linhas divisórias).  

=========

Madame IA responde:

O trecho inicial escrito pelo diplomata Paulo Roberto de Almeida oferece uma crítica contundente e sem concessões ao cenário recente da política externa brasileira, estabelecendo uma clara distinção de gravidade entre os períodos governamentais que contesta. Ao abrir o texto qualificando seu próprio blog, o Diplomatizzando, como um "quilombo de resistência intelectual", o autor recorre a uma metáfora historicamente densa para posicionar sua escrita como um ato de preservação da racionalidade contra forças de retrocesso. Essa introdução serve para validar o tom combativo que se segue, preparando o leitor para uma análise que prioriza o pragmatismo técnico em detrimento de paixões ou alinhamentos político-partidários.

A argumentação principal do diplomata se concentra na desconstrução do que ele denomina "bolsonarismo diplomático" e "bolsolavismo", fenômenos descritos não meramente como divergências de linha política, mas como uma degradação sem precedentes dos padrões históricos do Itamaraty. Almeida utiliza um vocabulário agressivo e hiperbólico — com termos como "ignorância", "estupidez", "sordidez" e "personalidade doentia" — para caracterizar o alinhamento ideológico daquele período com a ala radical do governo dos Estados Unidos. Sob a ótica do autor, a condução da política externa por um "chanceler acidental" subordinado a amadores representou uma quebra estrutural que solapou a credibilidade internacional construída pela diplomacia profissional brasileira ao longo de décadas.

Paralelamente, o autor adota uma postura de equidistância crítica ao estender sua rejeição ao "lulopetismo diplomático", assegurando que sua análise não seja confundida com uma defesa das diretrizes da esquerda. Contudo, do ponto de vista analítico, o autor estabelece uma hierarquia clara de danos: enquanto a diplomacia petista é minimizada e classificada como uma "brincadeira de militantes esquerdistas mal-informados" influenciados por teses acadêmicas ingênuas, o bolsonarismo é tratado como um horror destrutivo e uma ruptura sistêmica. Dessa forma, o texto se consolida como um manifesto em defesa do conhecimento conduzido com sensatez e da tradição institucionalista, condenando o uso da máquina diplomática do Estado como palanque para experimentos ideológicos, venham eles de qualquer espectro político. 

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ADL: Quais as maiores coincidências que estão atreladas ao blog Diplomatizzando?

No contexto das discussões intelectuais do blog Diplomatizzando, as maiores "coincidências" não se referem a eventos do acaso, mas sim às convergências estruturais, paralelos históricos e interações provocadas entre o pensamento do diplomata Paulo Roberto de Almeida e o cenário global. [1, 2, 3]

·       O Fenômeno das "Inúmeras Filhas" de Madame IA: A maior e mais recente coincidência interativa do blog reside no fato de que diferentes ferramentas de inteligência artificial generativa — apelidadas pelo autor de "Madame IA" — chegam de forma independente a retratar o perfil de Paulo Roberto de Almeida com enorme precisão, incorporando suas nuances de estilo mesmo operando sob diretrizes corporativas estritas de imparcialidade. [1, 2]

·       A Intermediação Coadjuvada por Airton Dirceu Lemmertz: Há uma constante coincidência metodológica nas postagens contemporâneas onde os testes, provocações e "exercícios" conceituais aplicados às ferramentas de IA são sistematicamente conduzidos pelo leitor e colaborador Airton Dirceu Lemmertz. Ele atua como um verdadeiro pedagogo digital que provoca a IA a analisar o próprio ecossistema do blog. [1, 2, 3]

·       Paralelos Históricos Reincidentes: No plano analítico das relações internacionais, o blog destaca as coincidências inconvenientes entre os erros de cálculo geopolíticos do passado e do presente. O autor demonstra como os impasses e tratados de alianças que culminaram nas grandes guerras do século XX se assemelham, de forma alarmante, às tensões e omissões vistas na governança global contemporânea diante de líderes autocráticos. [1, 2]

·       A Sucessão Intelectual de Centenários: No campo editorial, o blog celebra coincidências cronológicas marcantes, como o fato de o autor ter escrito o ensaio de análise das relações internacionais para o segundo centenário do Diário de Pernambuco (1925-2025), sucedendo diretamente o papel histórico que o intelectual Oliveira Lima teve ao redigir o balanço do primeiro centenário do mesmo periódico. [1]

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ADL: Ao longo do tempo, o blog Diplomatizzando foi mudando seus assuntos principais?

Não, o cerne conceitual do blog Diplomatizzando permaneceu idêntico ao longo das décadas, embora a agenda empírica tenha mudado para reagir aos acontecimentos da conjuntura. Desde a sua criação por Paulo Roberto de Almeida, a plataforma opera como um diário analítico focado em diplomacia, história das relações internacionais e economia política. [1, 2, 3]

A percepção de mudança ocorre em função da transição das conjunturas políticas abordadas pelo autor:

·       Fase Inicial (Anos 2000): O foco concentrava-se na inserção econômica do Brasil, debates sobre o multilateralismo, o papel da OMC e análises históricas do Itamaraty. [1]

·       Fase Intermediária (Anos 2010): O blog direcionou-se fortemente à análise crítica do "lulopetismo diplomático", contestando as diretrizes da política externa Sul-Sul e as orientações terceiro-mundistas daquela década. [1]

·       Fase Recente (Anos 2020): Os ensaios passaram a priorizar o combate ao "bolsonarismo diplomático" (classificado pelo autor como o ápice da demolição institucional do Itamaraty), as tensões autocráticas globais (Rússia e China) e, em termos metodológicos, as interações lógicas com a Inteligência Artificial e reflexões pedagógicas intermediadas por colaboradores. [1, 2]

Em suma, os temas estruturais continuam exatamente os mesmos. O que mudou foi o objeto imediato da crítica do autor, que se adaptou rigorosamente para confrontar as diferentes correntes ideológicas que ocuparam o poder ao longo do tempo.

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ADL: Ao longo de toda história de tal blog, com quais leitores o PRA interagia [ou, de alguma forma, comunicava-se diretamente em textos de postagens] em suas postagens?

Ao longo da história do blog Diplomatizzando, o embaixador Paulo Roberto de Almeida (PRA) estabeleceu dinâmicas de comunicação muito específicas com seus leitores, alternando entre a ironia bem-humorada e o debate acadêmico rígido. Como o próprio autor costuma brincar de forma recorrente em seus textos, ele escreve para os seus "18 leitores habituais" (uma expressão irônica para designar um público pequeno, fiel e altamente qualificado). [1, 2, 3]

A interação direta de PRA nos textos das postagens ocorre principalmente com os seguintes perfis de leitores:

1. Provocadores de Conteúdo e Intermediários

·       Airton Dirceu Lemmertz: É o leitor contemporâneo com maior destaque nas postagens de diálogos interativos do blog. PRA refere-se a ele diretamente nos textos como o responsável por formular comandos, testes e "exercícios" complexos direcionados à Inteligência Artificial (a quem o diplomata chama de "Madame IA"). Ele atua como um colaborador pedagógico que estimula o autor a debater com a tecnologia. [1, 2, 3, 4, 5]

2. Colegas Diplomatas, Acadêmicos e Intelectuais

·       Sérgio Florêncio e Outros Diplomatas: PRA utiliza o corpo das postagens para dialogar com seus pares da diplomacia e da academia (como o embaixador Sérgio Florêncio). Ele frequentemente introduz cartas pessoais, e-mails trocados com amigos intelectuais e reflexões de professores do Instituto Rio Branco, transformando correspondências privadas em debates públicos no blog. [1]

3. Críticos do Conteúdo ("True Believers")

·       Leitores Ideológicos e "Passantes Occasionais": O diplomata dedica introduções de postagens para responder a comentários raivosos ou contestações ideológicas vindas de leitores alinhados ao petismo ou ao bolsonarismo. PRA interagia com esses leitores de forma irônica, categorizando-os nos textos como "true believers" (crentes cegos em ideologias) que atacavam o articulista em vez de contra-argumentar com fatos. [1, 2]

4. Leitores Atentos a Erros e Revisores Voluntários

·       José Marcos e Outros Revisores: Leitores que apontavam deslizes gramaticais, erros de digitação ou imprecisões históricas nas densas compilações do blog. PRA costumava abrir postagens inteiras para agradecer publicamente a esses leitores (mencionando-os nominalmente, como o leitor José Marcos), elogiando a vigilância deles e usando o espaço para exercitar a autocrítica de estilo.

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ADL: Atualmente, o blog Diplomatizzando está indo para qual caminho? Ou seja, qual a tendência a ser seguida pelo blog? Teremos mudanças drásticas, parciais/amenas ou tudo seguirá no mesmo?

A tendência atual do blog Diplomatizzando indica que tudo seguirá no mesmo ritmo e estilo, sem a ocorrência de mudanças drásticas ou parciais em sua essência. O embaixador Paulo Roberto de Almeida mantém a plataforma fiel à sua proposta original de "resistência intelectual", operando de forma independente e orientada pela estabilidade metodológica.

A continuidade e o direcionamento do blog apoiam-se em três pilares fundamentais:

·       Permanência dos Temas Estruturais: A pauta principal continuará focada em história diplomática, economia política global, a análise das relações internacionais brasileiras e a defesa do pragmatismo técnico do Itamaraty.

·       Foco no Combate aos Extremismos: O blog manterá sua postura de equidistância crítica e vigilância contra desvios ideológicos nas políticas de Estado, reagindo aos fatos da conjuntura conforme eles acontecem, sem alterar sua lente teórica liberal-institucionalista.

·       Aprofundamento da Interação com a Inteligência Artificial: A grande constante metodológica recente — que deve se consolidar como tendência — é a publicação de ensaios gerados a partir de provocações lógicas à "Madame IA", frequentemente intermediadas por colaboradores como Airton Dirceu Lemmertz.

Portanto, o blog caminha para a consolidação de sua maturidade editorial, funcionando como um repositório histórico vivo e um diário de análise crítica moldado pelos acontecimentos do presente, mas firmemente ancorado nas convicções que o guiam desde o início.

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ADL: Sobre a nova política dos EUA em relação ao CV e ao PCC, qual a opinião de PRA?  

A opinião de Paulo Roberto de Almeida (PRA) sobre a decisão do governo dos Estados Unidos de classificar o Primeiro Comando da Capital (PCC) e o Comando Vermelho (CV) como organizações terroristas é de que essa medida representa o pior cenário possível para o presidente Luiz Inácio Lula da Silva e expõe a fragilidade da política de segurança do governo federal. [1]

Conforme exposto em suas análises no blog Diplomatizzando, PRA endossa a percepção de que a medida atinge diretamente o "ponto fraco" da atual gestão brasileira. Os principais pontos que fundamentam a visão do diplomata são: [1, 2]

·       O Temor de Lula Concretizado: PRA destaca que essa classificação era justamente "o que Lula mais temia", uma vez que o governo brasileiro atuou ativamente nos bastidores para tentar dissuadir Washington de adotar a medida, preferindo manter o tema no escopo da cooperação policial tradicional. [1, 2, 3]

·       A Influência da Oposição na Casa Branca: O embaixador observa que o avanço da nova política americana reflete a influência de setores da oposição brasileira junto à administração de Donald Trump — mencionando as articulações do senador Flávio Bolsonaro com o secretário de Estado, Marco Rubio —, o que impõe uma dura derrota diplomática ao Palácio do Planalto. [1, 2, 3]

·       Impacto Internacional e Pressão: Para PRA, ao transformar a atuação das facções de um problema doméstico de segurança pública em uma ameaça de segurança internacional, os EUA ganham ferramentas robustas de pressão financeira, diplomática e de inteligência, deixando o governo brasileiro sob constante observação e cobrado por resultados mais duros contra o crime organizado. [1, 2]

Em suma, PRA avalia o movimento de Washington como uma manobra estratégica e política precisa, que desarmou a diplomacia governamental brasileira e encurralou o governo federal diante de um tema politicamente sensível às vésperas do cenário eleitoral. [1, 2, 3]

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ADL: Com certa frequência, ocorre a expressão "extrema direita" no blog. E a "extrema esquerda" é mencionada no blog? E quem ela é? Quais as figuras centrais? Qual a opinião de PRA sobre essa outra extrema?  

Sim, a "extrema esquerda" é mencionada e analisada de forma explícita no blog Diplomatizzando. O embaixador Paulo Roberto de Almeida (PRA) aborda o tema de maneira frequente para traçar paralelos intelectuais e comportamentais com a extrema direita. [1, 2, 3]

Quem é a Extrema Esquerda segundo o blog?

Para PRA, as forças da extrema esquerda definem-se por características ideológicas rígidas que se opõem diretamente ao liberalismo econômico e político. Em seus ensaios, ele a define como: [1, 2]

·       Estatizante e anticapitalista: Demonstra forte preconceito contra a propriedade privada e as elites financeiras.

·       Nacionalista tacanha: Defende um isolacionismo econômico sob falsos pretextos de soberania.

·       Coletivista: Prioriza direitos coletivos em detrimento das liberdades individuais e adota uma agenda de direitos humanos seletiva.

·       Autocrática: Alinha-se e defende regimes ditatoriais sob a justificativa da militância anticapitalista ou anti-imperialista. [1, 2]

Figuras Centrais no Blog

O embaixador divide as referências da extrema esquerda em eixos globais, históricos e regionais:

·       No plano global (Eixo Autocrático): PRA associa a extrema esquerda contemporânea aos regimes de países como Cuba, Venezuela e Nicarágua, além de apontar a sustentação ideológica que essas forças dão a blocos geopolíticos autocráticos liderados por China e Rússia. No cenário europeu, o blog cita movimentos radicais como o partido francês França Insubmissa (LFI), liderado por Jean-Luc Mélenchon. [1, 2]

·       No cenário histórico brasileiro: Ele cita os movimentos de guerrilha urbana do período da ditadura militar, como a Ação de Libertação Nacional (ALN). [1]

·       No cenário político atual: Embora classifique o PT e o "lulopetismo" majoritariamente como uma esquerda corporativista, retrógrada e mal informada, ele argumenta que alas intelectuais do partido e legendas mais radicais operam na franja da extrema esquerda ao flertar constantemente com o apoio a ditaduras sul-americanas. [1]

A Opinião de PRA sobre a Extrema Esquerda

A visão do diplomata é de total rejeição, pautada em sua defesa irredutível dos valores do Iluminismo e da democracia representativa. Suas principais críticas são: [1]

·       A Teoria dos Extremos Iguais: PRA defende que, apesar de discursos opostos, a extrema esquerda e a extrema direita se encontram no método. Ambas são marcadamente anti-Iluministas, antiliberais e autoritárias. [1]

·       A Maior Ameaça Global: Em análises de geopolítica, o autor afirma explicitamente que o bloco autocrático global — tendencialmente de esquerda ou extrema esquerda — representa hoje a principal ameaça à democracia no mundo, superando a própria "internacional fascista" de extrema direita, à qual ele atribui um perigo secundário. [1]

·       O Erro Econômico: PRA critica veementemente a tentativa de reduzir as liberdades econômicas sob o pretexto de ajudar os mais pobres, argumentando que as vias estatizantes adotadas por essa corrente geram apenas miséria e corrupção sistêmica.

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* Fonte: Gemini IA.

** Link

https://www.google.com/search?q=Apresente-me+uma+Descri%C3%A7%C3%A3o+do+conte%C3%BAdo+do+v%C3%ADdeo+do+link%3A+https%3A%2F%2Fyoutube.com%2Fwatch%3Fv%3DjYDo_nXrvHI+%28Peixes+na+tarrafa+ap%C3%B3s+pescaria+no+a%C3%A7ude+do+s%C3%ADtio%29.+No+texto+da+Descri%C3%A7%C3%A3o%2C+n%C3%A3o+mostre+o+tempo+%28minutos+e+segundos%29%3B+mas%2C+sim%2C+apenas+o+texto.+O+texto+deve+estar+em+um+%C3%BAnico+par%C3%A1grafo.&rlz=1C2GCEA_enBR1094BR1098&sca_esv=77c54c512549c0a1&sxsrf=ANbL-n41EyUI5G36xDclnS7hHClAttRRqw%3A1780156422404&source=hp&ei=Bggbarq8Fa3Z5OUP4dHX6AY&iflsig=AFdpzrgAAAAAahsWFs6TX55vPwxWoEyzofN3IhzAl4Og&ved=0ahUKEwi618u5r-GUAxWtLLkGHeHoFW0Q4dUDCCY&uact=5&oq=Apresente-me+uma+Descri%C3%A7%C3%A3o+do+conte%C3%BAdo+do+v%C3%ADdeo+do+link%3A+https%3A%2F%2Fyoutube.com%2Fwatch%3Fv%3DjYDo_nXrvHI+%28Peixes+na+tarrafa+ap%C3%B3s+pescaria+no+a%C3%A7ude+do+s%C3%ADtio%29.+No+texto+da+Descri%C3%A7%C3%A3o%2C+n%C3%A3o+mostre+o+tempo+%28minutos+e+segundos%29%3B+mas%2C+sim%2C+apenas+o+texto.+O+texto+deve+estar+em+um+%C3%BAnico+par%C3%A1grafo.&gs_lp=Egdnd3Mtd2l6IqUCQXByZXNlbnRlLW1lIHVtYSBEZXNjcmnDp8OjbyBkbyBjb250ZcO6ZG8gZG8gdsOtZGVvIGRvIGxpbms6IGh0dHBzOi8veW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g_dj1qWURvX25YcnZISSAoUGVpeGVzIG5hIHRhcnJhZmEgYXDDs3MgcGVzY2FyaWEgbm8gYcOndWRlIGRvIHPDrXRpbykuIE5vIHRleHRvIGRhIERlc2NyacOnw6NvLCBuw6NvIG1vc3RyZSBvIHRlbXBvIChtaW51dG9zIGUgc2VndW5kb3MpOyBtYXMsIHNpbSwgYXBlbmFzIG8gdGV4dG8uIE8gdGV4dG8gZGV2ZSBlc3RhciBlbSB1bSDDum5pY28gcGFyw6FncmFmby4yERAAGMoGGJ4GGPAFGOoCGLQCMhEQABjKBhieBhjwBRjqAhi0AjIREAAYygYYngYY8AUY6gIYtAJIycAJUIULWJKZCXAAeACQAQCYAZ4BoAGeAaoBAzAuMbgBA8gBAPgBAvgBAZgCAaACsQGoAgOYA7EBkgcDMC4xoAeqArIHAzAuMbgHsQHCBwMzLTHIBwyACAE&sclient=gws-wiz&aep=107&cs=0&mstk=AUtExfCxSGczysI_hqquICqzNTw2SV_iotQ-Simg1lrh6WBt5iu-xqC1zdysbY_CMk9B7UMPgTmaRaCefRN5Eot2P0wkDhXPhEEJsdskBa9Khjh1-CQ87zR4IepdK5t_2sPN2wpoTCK0AMcQNgOfUZvUaaVT5o1LwOKbmSaq-9Xk-H-NFrwbS3fUB1gKoZKuHu6_7IxcHVRmkcHRox8ylo9wc2yVwmmZLVGYNPK16emJATs0jqcBUWtSzk_q5QRdH5nqVQt1rMxpckDFwRdPJ7rRMPRoRmLnbpMeET8rSJaI6dGS5VFTmD3A_V0GRqhYl4ECZ9_JAmjsdlC56w&csuir=1&mtid=pggbarKlJtnX5OUPnI2SqA4&lns_mode=cvst&udm=50#:~:text=A%20Opini%C3%A3o%20de%20PRA%20sobre%20a%20Extrema%20Esquerda 

Paulo Roberto de Almeida

Brasília, 5341, 4 junho 2026, 8 p.

Divulgado no blog Diplomatizzando (5/06/2026; link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/06/madame-ia-examina-evolucao-do-blog.html).

 

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