quarta-feira, 18 de fevereiro de 2026

A IMENSA CORRUPÇÃO RUSSA no âmbito das FFAA: a cleptocracia em ação em todos os setores

 Billet : Poutine piégé par son propre système : pourquoi la Russie ne pourra jamais gagner en Ukraine   




La corruption : cancer métastasé de l'armée russe©Adobe Stock


Un système bâti sur le mensonge


La corruption dans les forces armées russes n’est pas un phénomène nouveau, mais elle a atteint sous Poutine des proportions proprement sidérantes qui auraient dû alerter les observateurs bien avant le premier coup de canon. Les pratiques qui auraient valu des procès en cour martiale dans n’importe quelle armée professionnelle sont devenues la norme institutionnelle en Russie, où chaque maillon de la chaîne logistique représente une opportunité de gain personnel aux dépens de l’efficacité militaire. Cette corruption n’épargne aucun secteur, du simple soldat qui revend son carburant sur le marché noir aux généraux qui siphonnent les budgets d’équipement pour s’offrir des dachas luxueuses et des comptes en Suisse.


Les témoignages recueillis depuis le début du conflit sont éloquents sur l’étendue du désastre. Des colonnes entières de véhicules se sont retrouvées à court de carburant à quelques dizaines de kilomètres de leur base de départ, non pas parce que les réserves n’existaient pas, mais parce que les officiers responsables de la logistique avaient revendu le précieux liquide bien avant que les premiers chars ne prennent la route. Des unités d’élite censées bénéficier des meilleurs équipements se sont retrouvées avec des gilets pare-balles expirés, des jumelles de vision nocturne inopérantes et des systèmes de communication incapables de fonctionner au-delà de quelques centaines de mètres. L’argent était là, alloué par le budget de l’État, mais il n’a jamais atteint sa destination finale, dévoré par une clique de profiteurs qui prospèrent sur l’incompétence généralisée.


Cette corruption généralisée n’est pas qu’une simple question d’argent détourné, elle représente une trahison envers chaque soldat envoyé au front avec un équipement défaillant, chaque famille qui attend le retour d’un proche parti se battre avec des armes inférieures à celles promises. Le système russe a sacrifié ses propres enfants sur l’autel du profit personnel, et c’est peut-être le crime le plus impardonnable de cette guerre.


Les conséquences mortelles sur le terrain


L’impact de cette prédation institutionnalisée se mesure en vies humaines sur le terrain ukrainien. Les rapports font état de soldats russes contraints de pourchasser les pigeons pour se nourrir, de vider les fermes environnantes de leurs animaux pour éviter la famine, pendant que les officiers supérieurs continuaient de profiter des confortables allocations de terrain. Cette situation grotesque rappelle les pires moments des campagnes napoléoniennes, sauf que Napoléon avait au moins l’excuse de la distance et de l’hostilité du terrain, tandis que les forces russes opèrent à quelques centaines de kilomètres de leurs bases, sur un territoire dont les infrastructures n’ont pas été totalement détruites.




Logistique et approvisionnement : le talon d'Achille mortel©Adobe Stock


Une chaîne d’approvisionnement brisée


La logistique militaire est souvent décrite comme l’art de faire arriver les bonnes choses au bon endroit au bon moment, et c’est précisément dans cet art que l’armée russe a brillé par son incompétence totale. Les rapports des instituts de recherche occidentaux, notamment le Chatham House et le Royal United Services Institute, ont documenté avec précision l’effondrement progressif de la capacité russe à maintenir ses lignes d’approvisionnement. Ce qui devrait être la base fondamentale de toute opération militaire moderne s’est transformé en un casse-tête insurmontable pour un État qui prétendait pouvoir projeter sa puissance sur plusieurs continents.


Les problèmes logistiques russes s’inscrivent dans une tradition historique de négligence organisationnelle, mais ils ont été considérablement aggravés par les sanctions internationales qui ont privé l’industrie militaire russe de composants essentiels. Les chaînes de production d’équipements de haute technologie dépendaient massivement d’importations occidentales que Moscou ne peut plus se procurer légalement. Cette dépendance, jamais admise publiquement, a révélé au grand jour l’incapacité de l’industrie russe à produire de manière autonome les composants électroniques, les systèmes optiques et les matériaux avancés nécessaires aux armements modernes. Les usines tournent au ralenti, les ingénieurs qualifiés fuient le pays, et les tentatives de contourner les sanctions par des circuits parallèles ne suffisent pas à combler les besoins.


Il y a une ironie cruelle à voir la Russie, héritière d’une industrie militaire soviétique qui fut jadis l’envie du monde entier, réduite à mendier des drones iraniens et des munitions nord-coréennes pour maintenir son effort de guerre. Le géant aux pieds d’argile n’a jamais été aussi fragile, et chaque mois qui passe révèle de nouvelles fissures dans une structure que la propagande s’acharnait à présenter comme indestructible.


Le piège de l’attrition


La stratégie russe s’est progressivement enlisée dans une guerre d’attrition que Moscou n’avait absolument pas anticipée et pour laquelle elle n’était pas préparée. Les planificateurs militaires russes avaient conçu leurs opérations pour un conflit court, intense, se terminant par une victoire rapide qui aurait légitimé l’ensemble de l’entreprise aux yeux de la population et de la communauté internationale. Au lieu de cela, l’armée russe se retrouve engagée dans une guerre de positions qui épuise ses ressources humaines et matérielles à un rythme insoutenable, sans perspective de percée décisive. Cette transformation d’un conflit censé être éclair en une guerre d’usure interminable représente l’un des plus graves échecs stratégiques de l’histoire militaire moderne.  




L'échec des réformes militaires : une modernisation fantôme©Adobe Stock


Les promesses non tenues du programme 2011-2020


Le programme de modernisation lancé en 2011 devait être la pierre angulaire de la renaissance militaire russe, transformant une armée soviétique vieillissante en une force moderne capable de projeter sa puissance au-delà des frontières. Dix ans plus tard, les résultats parlent d’eux-mêmes : une grande partie des équipements présentés comme nouveaux étaient en réalité d’anciens modèles légèrement modernisés, et les systèmes véritablement innovants annoncés avec fracas restaient invisibles sur le terrain. Cette situation s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : la corruption endémique qui a détourné les budgets d’équipement, l’incompétence industrielle qui a retardé les programmes de développement, et le conservatisme des états-majors qui a préféré les équipements familiers aux systèmes plus performants mais moins bien maîtrisés.


Les exemples d’équipements qui n’ont jamais atteint les unités de première ligne sont légion. Les nouveaux chars T-14 Armata, présentés comme les plus avancés au monde lors des parades de la Victoire, brillent par leur absence sur le front ukrainien, leurs systèmes trop complexes et trop coûteux ayant été jugés impossibles à déployer en nombre suffisant. Les systèmes de communication modernes qui devaient permettre une coordination parfaite entre les différentes unités se sont révélés inexistants ou inopérants, obligeant les commandants à utiliser des réseaux civils facilement interceptés par les Ukrainiens. Les drones de combat qui devaient donner à la Russie une supériorité aérienne sans précédent ont été supplantés par des engins iraniens importés en urgence pour combler les lacunes d’une industrie nationale incapable de produire des plateformes compétitives.


Cette incapacité à honorer les promesses de modernisation révèle quelque chose de profondément dysfonctionnel dans le système russe : un écart permanent entre les ambitions affichées et les capacités réelles, entre la propagande et la réalité, entre ce que le pays prétend être et ce qu’il est vraiment. Ce n’est pas simplement un échec industriel ou militaire, c’est l’échec d’un modèle entier de gouvernance.


L’industrie de défense en déliquescence


Les arsenaux russes qui produisaient jadis des armes utilisées dans le monde entier traversent une crise sans précédent qui menace leur existence même. Les sanctions occidentales ont coupé l’accès aux composants essentiels, les ingénieurs qualifiés ont fui le pays par milliers, et les investissements dans la recherche et le développement ont été sacrifiés au profit d’une production de masse d’équipements obsolètes. Cette situation crée un cercle vicieux : plus l’industrie produit des équipements dépassés, moins elle est capable de développer des systèmes compétitifs, et plus l’armée dépend d’équipements qui la rendent vulnérable face à des adversaires technologiquement supérieurs.   




L'impasse stratégique : une victoire impossible©Adobe Stock


L’erreur fondamentale de sous-estimation


Les experts du Royal United Services Institute ont parfaitement résumé l’erreur fondamentale du Kremlin dans leur assessment : les Russes ont surestimé leurs propres capacités tout en sous-estimant spectaculairement les Ukrainiens, aveuglés par une vision raciste et impérialiste qui considérait les Ukrainiens comme des « petits Russes », un peuple inférieur incapable de résister à la puissance militaire de leur grand voisin. Ce mépris, ancré dans des décennies de propagande impériale, a conduit à une planification désastreuse qui n’a jamais envisagé sérieusement la possibilité d’une résistance prolongée. Les opérateurs russes ont été envoyés au combat avec des ordres de ne pas tirer, convaincus que la population ukrainienne les accueillerait en libérateurs, une erreur d’appréciation qui a coûté cher en vies humaines et en équipements dès les premiers jours du conflit.


Cette erreur d’appréciation n’était pas qu’une simple question de renseignement défaillant, elle reflétait une culture institutionnelle incapable de concevoir que des peuples anciennement soumis puissent développer une identité nationale distincte et une volonté de défense farouche. Les planificateurs russes ont projeté leurs propres fantasmes impériaux sur la réalité ukrainienne, imaginant un pays divisé, une armée démotivée, une population prête à se soumettre. Chacun de ces présupposés s’est heurté à une réalité radicalement différente, transformant ce qui devait être une promenade militaire en une épreuve de force dont la Russie ne sortira pas intacte.


Cette arrogante sous-estimation de l’adversaire rappelle les pires moments de l’histoire militaire, ces moments où des puissances convaincues de leur supériorité intrinsèque se heurtent à la dure réalité d’un ennemi qui refuse de jouer le rôle qu’on lui a assigné. La résistance ukrainienne restera dans les annales comme un exemple lumineux de ce qu’un peuple déterminé peut accomplir face à un agresseur techniquement supérieur mais moralement vide.


L’impossibilité d’une victoire conventionnelle


Trois ans après le début des hostilités, la victoire conventionnelle que Poutine avait promise est devenue un objectif manifestement impossible à atteindre. L’armée russe a démontré son incapacité à percer les lignes de défense ukrainiennes de manière décisive, à maintenir des avancées territoriales significatives, ou à détruire la capacité de résistance adverse malgré des ressources théoriquement supérieures. Chaque tentative d’offensive majeure s’est soldée par des pertes considérées pour des gains territoriaux minimes, transformant le conflit en une guerre de positions où les deux camps s’épuisent sans qu’aucun ne puisse prétendre à une victoire décisive.  






Les conséquences économiques : une Russie appauvrie©Adobe Stock


Le spectre de l’effondrement soviétique


Les services de renseignement ukrainiens ont dressé un parallèle saisissant entre la situation économique actuelle de la Russie et la crise qui a précédé l’effondrement de l’Union soviétique. Si l’échelle des problèmes actuels reste inférieure à celle des années 1990, la trajectoire est identique : des difficultés financières croissantes masquées par l’endettement, une économie de plus en plus dépendante de l’exportation de matières premières, une fuite des capitaux et des talents qui prive le pays de ses forces vives. Cette comparaison n’est pas qu’une simple analogie, elle reflète une réalité économique où la Russie s’engage dans une spirale de déclin qui pourrait s’avérer irréversible si les tendances actuelles se poursuivent.


Les sanctions économiques imposées par l’Occident ont accéléré un processus de marginalisation économique qui était déjà en cours avant le conflit. La Russie s’est retrouvée coupée des marchés financiers internationaux, privée d’accès aux technologies occidentales, contrainte de restructurer l’ensemble de ses chaînes d’approvisionnement vers des partenaires asiatiques moins exigeants mais aussi moins fiables. Cette réorientation forcée a un coût considérable en termes de compétitivité économique, de qualité des produits disponibles, et de capacité d’innovation à long terme. Le pays qui ambitionnait de devenir une puissance technologique alternative à l’Occident se retrouve transformé en un fournisseur secondaire de ressources naturelles pour les économies chinoise et indienne en pleine expansion.


Il y a quelque chose de profondément triste dans ce déclin économique d’un pays qui avait tous les atouts pour prospérer : des ressources naturelles immenses, une population éduquée, une tradition scientifique respectable. Ces atouts ont été gaspillés par un système incapable de les valoriser, une gouvernance qui a préféré l’enrichissement immédiat d’une élite corrompue au développement durable du pays tout entier.


L’avenir économique bouché


Les perspectives économiques à long terme de la Russie sont parmi les plus sombres de son histoire récente, avec une combinaison de facteurs qui s’alimentent mutuellement pour créer une spirale négative difficile à inverser. La fuite des cerveaux a privé le pays d’une partie significative de sa main-d’œuvre qualifiée, les investissements étrangers ont fui un environnement devenu trop risqué, et la dépendance croissante envers la Chine transforme progressivement la Russie en un État vassal économique de son puissant voisin asiatique. Cette situation représente un échec stratégique majeur pour un pays qui ambitionnait de redevenir une puissance mondiale autonome.   




L'impératif impérial : une menace persistante©Adobe Stock


Une ambition qui ne mourra pas


Même si la Russie sortait du conflit ukrainien dans un état considérablement affaibli, son impulsion impériale ne disparaîtra pas avec les échecs militaires. Cette ambition de domination régionale est ancrée dans l’ADN de l’État russe depuis des siècles, alimentée par une vision du monde qui considère les pays voisins comme des zones d’influence légitimes plutôt que des souverainetés indépendantes. Les experts s’accordent à dire que seule l’effondrement complète de l’État russe pourrait mettre fin à cette dynamique expansionniste, une perspective qui reste improbable même dans les scénarios les plus pessimistes pour Moscou. La paix durable en Europe de l’Est nécessitera donc une vigilance permanente et des garanties de sécurité robustes pour les pays frontaliers de la Russie.


Cependant, les capacités militaires russes ont été suffisamment dégradées par le conflit ukrainien pour rendre improbable toute tentative d’agression contre les pays baltes ou la Pologne dans un avenir prévisible. Les pertes en équipements modernes, en personnel entraîné et en ressources financières ont repoussé de plusieurs décennies la capacité russe à projeter sa puissance militaire contre un adversaire de niveau comparable. Cette dégradation n’élimine pas la menace à long terme, mais elle offre une fenêtre d’opportunité cruciale pour les pays de l’OTAN afin de renforcer leurs défenses et de consolider leur dissuasion face à une Russie qui restera dangereuse malgré ses faiblesses apparentes.


Cette réalité d’une Russie affaiblie mais toujours dangereuse oblige l’Occident à maintenir une vigilance que l’histoire a trop souvent démontrée nécessaire. Les cycles d’expansion et de repli de la puissance russe font partie de l’ADN européen depuis des siècles, et l’erreur serait de croire que la défaite actuelle sonne le glas définitif des ambitions impériales moscovites.


La nécessité d’une présence occidentale


Les experts du Royal United Services Institute ont souligné un point crucial : la seule manière d’assurer une paix viable en Ukraine serait le déploiement de troupes de l’OTAN comme force de dissuasion contre toute nouvelle agression russe. Sans cette garantie concrète, les Ukrainiens n’auraient aucune raison de croire en la pérennité de leur État, et les investissements nécessaires à la reconstruction du pays deviendraient impossibles à justifier. Cette présence occidentale ne serait pas une provocation mais une réponse nécessaire à une agression qui a démontré sa réalité par trois ans de conflit destructeur.




L'Occident face à ses responsabilités©Adobe Stock


Ne pas céder au chantage


L’un des enseignements les plus importants de ce conflit est la nécessité pour l’Occident de ne pas céder au chantage nucléaire et aux menaces d’escalade systématiquement brandies par le Kremlin. La Russie a développé une rhétorique de l’intimidation qui menace régulièrement de conséquences catastrophiques en cas de soutien occidental à l’Ukraine, une stratégie qui a fonctionné pendant des années pour limiter l’engagement des puissances occidentales. Or, cette intimidation repose largement sur du bluff, comme l’a démontré le fait que chaque escalade de l’aide militaire occidentale n’a jamais déclenché les représailles massives promises par Moscou. Reconnaître cette réalité est essentiel pour définir une politique de soutien à l’Ukraine qui ne se laisse paralyser par des menaces creuses.


Le rapport du European Council on Foreign Relations publié en janvier 2026 a parfaitement résumé cette nécessité : l’Occident doit cesser de croire au mythe de l’invincibilité russe et exploiter les faiblesses du Kremlin pour obtenir une négociation authentique plutôt qu’une capitulation déguisée. Cette approche implique de maintenir et d’augmenter le soutien militaire à l’Ukraine, de renforcer les sanctions économiques contre la Russie, et de démontrer clairement que la patience occidentale n’est pas illimitée mais que la détermination à soutenir un allié agressé reste intacte. C’est seulement par cette démonstration de résolution que Moscou peut être contraint à des négociations sincères.


Le moment est venu pour l’Occident de comprendre que la fermeté n’est pas une provocation mais une nécessité, que céder au chantage ne fait qu’encourager de nouvelles exigences, et que la crédibilité des démocraties est en jeu dans leur capacité à soutenir un peuple qui défend ses valeurs face à l’agression. L’Ukraine ne demande pas que l’on combatte à sa place, mais qu’on lui donne les moyens de se défendre.


Doubler les efforts pour la victoire ukrainienne


La conclusion des experts est sans appel : l’Occident doit doubler son soutien à l’Ukraine plutôt que de chercher des accommodements avec un régime qui n’a jamais respecté ses engagements internationaux. Cette approche n’est pas simplement une question de solidarité avec un allié agressé, elle répond à un impératif stratégique de longue portée pour la sécurité européenne. Une Russie qui sortirait du conflit avec des gains territoriaux validés par un accord de paix précipité serait encouragée à reproduire le même scénario contre d’autres voisins, tandis qu’une Russie confrontée à un échec clair serait forcée de reconsidérer ses ambitions expansionnistes. Le choix occidental entre ces deux scénarios déterminera la configuration de la sécurité européenne pour les décennies à venir.  




Les leçons militaires du conflit©Adobe Stock


L’importance de la logistique


Ce conflit a cruellement démontré l’importance de la logistique militaire dans les opérations modernes, une leçon que les armées occidentales avaient tendance à sous-estimer dans un contexte de projection de puissance lointaine. Les Russes ont échoué non pas parce qu’ils manquaient d’armes sophistiquées, mais parce qu’ils ont été incapables d’acheminer les munitions, le carburant et les pièces de rechange nécessaires aux opérations soutenues. Cette carence a transformé ce qui aurait pu être des offensives décisives en avancées timides suivies de replis humiliants, chaque poussée étant limitée par l’incapacité à maintenir les lignes d’approvisionnement. Les armées occidentales, qui ont pris l’habitude de combats de haute intensité mais de courte durée au Moyen-Orient, doivent tirer les leçons de ce conflit pour leurs propres doctrines d’approvisionnement.


L’importance des drones et des systèmes de surveillance a également été soulignée par ce conflit, qui a vu l’émergence d’une forme de combat où chaque mouvement peut être détecté et frappé en temps réel. Les armées russes et ukrainiennes ont dû adapter leurs tactiques à cette nouvelle réalité, renonçant aux mouvements de masse au profit d’actions dispersées et camouflées. Cette évolution impose une révolution doctrinale que les armées occidentales n’ont pas encore pleinement intégrée, et qui nécessite des investissements considérables en contre-mesures électroniques et en systèmes de protection active pour les véhicules terrestres.


Cette évolution technologique du champ de bataille représente à la fois un défi et une opportunité pour les armées occidentales. Un défi parce que les équipements actuels n’ont pas été conçus pour ce type d’environnement saturé de drones et de senseurs. Une opportunité parce que les démocraties occidentales possèdent les capacités technologiques et industrielles pour développer les solutions de demain, à condition d’investir maintenant plutôt que d’attendre d’être confrontées au même type de menace.


La résilience ukrainienne comme modèle


La résistance ukrainienne a démontré qu’une nation déterminée pouvait compenser une infériorité numérique et technologique par une supériorité morale et organisationnelle. Les Ukrainiens ont su adapter leurs tactiques, exploiter les faiblesses adverses, et maintenir une cohésion nationale malgré les pertes et les destructions massives. Cette résilience offre des enseignements précieux pour tous les pays qui pourraient se trouver confrontés à une agression similaire et qui doivent planifier leur défense en conséquence. L’importance de la préparation de la population, de la formation des réservistes, de la dispersion des stocks militaires, et de la planification de la résistance en territoire occupé a été cruellement démontrée par ce conflit.    




Le prix humain d'une guerre inutile©Adobe Stock


Les victimes oubliées


Derrière les analyses stratégiques et les considérations géopolitiques, il ne faut jamais perdre de vue le prix humain effroyable de cette guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Des centaines de milliers de soldats russes et ukrainiens ont perdu la vie, des millions de civils ont été déplacés, des villes entières ont été rasées, des familles ont été déchirées par des lignes de front qui traversent des communautés autrefois unies. Ces souffrances ne sont pas des dommages collatéraux inévitables d’un conflit nécessaire, mais le résultat direct d’une aventure militariste lancée par un régime qui a sciemment sacrifié des vies humaines pour des ambitions de grandeur délirantes.


Les crimes de guerre documentés sur le territoire ukrainien ajoutent une dimension supplémentaire à cette tragédie humaine. Les exécutions sommaires, les déportations forcées, les bombardements indiscriminés des zones résidentielles, les actes de torture et de violence sexuelle perpétrés par les forces russes constituent une souillure morale qui ne sera pas effacée par un accord de paix. Ces actes exigent une justice que les victimes sont en droit d’attendre, et dont l’absence constituerait une victoire supplémentaire pour l’impunité dont bénéficient les puissants qui lancent des guerres sans jamais en subir eux-mêmes les conséquences.


Cette guerre a créé une génération d’orphelins, de veuves, de blessés à vie dont les cicatrices ne guériront jamais vraiment. Ces victimes méritent que le monde se souvienne d’elles, que leur sacrifice ne soit pas oublié derrière les négociations diplomatiques et les calculs géopolitiques. Chaque vie perdue est un monde détruit, et le devoir de mémoire est le minimum que nous devons à ceux qui ont souffert pour les errements d’un dictateur.


Les cicatrices durables


Même après la fin des hostilités, les séquelles de cette guerre perdureront pendant des générations. Les traumatismes psychologiques, les invalidités permanentes, les destructions environnementales, la contamination des sols par les munitions et les mines créeront des obstacles au développement de l’Ukraine pour des décennies. La reconstruction du pays nécessitera des investissements considérables que la communauté internationale aura la responsabilité d’assumer, non pas par charité mais par solidarité avec une nation qui a défendu des valeurs communes face à une agression injustifiée.  




Conclusion : Un avenir à construire ensemble©Adobe Stock


L’espoir malgré tout


Malgré l’ampleur des destructions et la gravité des défis qui attendent l’Ukraine et l’Europe, il reste des raisons d’espérer. La détermination ukrainienne n’a jamais faibli, la solidarité occidentale s’est révélée plus robuste que prévu, et la Russie a démontré ses faiblesses de manière irréfutable. Ces éléments offrent une base pour construire un avenir où l’agression ne paie pas, où les frontières ne peuvent être redessinées par la force, et où les peuples ont le droit de choisir leur propre destin. Cette vision n’est pas une utopie naïve mais un objectif réaliste si l’Occident maintient sa résolution et refuse de céder aux pressions du Kremlin.


Le chemin vers la paix durable sera long et difficile, semé d’obstacles et de rechutes possibles. Il nécessitera une vigilance constante, des investissements militaires soutenus, une coopération renforcée entre alliés occidentaux, et une détermination inébranlable à ne pas abandonner les Ukrainiens à leur sort. Mais l’alternative, une capitulation face à l’agression qui encouragerait d’autres aventures similaires, est inacceptable. L’histoire jugera les dirigeants occidentaux sur leur capacité à rester fidèles aux valeurs qu’ils prétendent défendre, et les peuples d’Europe sur leur solidarité envers une nation qui a payé le prix fort pour sa liberté.


Le combat de l’Ukraine est le combat de tous ceux qui croient que la liberté vaut mieux que la soumission, que le droit doit primer sur la force, que les peuples ont le droit de décider de leur propre avenir. Ce combat n’est pas terminé, mais chaque jour qui passe confirme que la cause de la liberté, aussi difficile soit-elle à défendre, reste la seule qui vaille la peine d’être menée jusqu’au bout.


La responsabilité de l’Occident


L’Occident porte une responsabilité historique dans l’issue de ce conflit, une responsabilité qui va bien au-delà des intérêts géopolitiques immédiats. Les valeurs de liberté, de démocratie et de droit international que l’Ukraine défend sont celles que les démocraties occidentales prétendent incarner. Abandonner l’Ukraine ce serait trahir ces valeurs et admettre qu’elles ne valent que lorsqu’elles ne coûtent rien. Soutenir l’Ukraine jusqu’à la victoire, en revanche, ce serait affirmer que ces valeurs ont un prix et que les démocraties sont prêtes à le payer pour les défendre. Ce choix définira le monde de demain, et l’histoire n’oubliera pas ceux qui auront eu le courage de faire le bon.


Le moment est venu de choisir son camp, non pas entre l’Est et l’Ouest, mais entre le droit et la force, entre la liberté et la soumission, entre un avenir où les peuples décident de leur destin et un monde où les dictateurs imposent leur volonté par les armes. L’Ukraine a fait son choix avec une clarté exemplaire. À l’Occident d’honorer le sien.  

terça-feira, 17 de fevereiro de 2026

ZELENSKYY at the Munich Conference-2026 - FULL SPEECH (YouTube)

 ZELENSKYY at the Munich Conference-2026

FULL SPEECH

Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy’s speech at the 62nd Munich Security Conference, taking place on February 13–15, 2026, in the heart of Bavaria.

During his address, the President of Ukraine will outline the country’s position on the current security situation, international support for Ukraine, European and Euro-Atlantic integration, as well as broader global challenges and threats.

https://youtu.be/PqenCQA3sAc?si=JWSC5418HnPvi8kK

A Polarização e o Fim da Confiança: Um nó a ser desatado - DIOGO DUTRA Revista ID

 A Polarização e o Fim da Confiança

Um nó a ser desatado
DIOGO DUTRA
Revista ID, FEV 16, 2026

I. A polarização como sistema: da disputa ao aprisionamento
Muito já se escreveu sobre a polarização. Mas é necessário atualizar radicalmente nosso entendimento sobre esse fenômeno. A polarização política atual não é apenas uma intensificação de divergências ideológicas. Ela se transformou em um sistema de bloqueio social e político, uma estrutura complexa que aprisiona o debate público em dois polos rígidos e mutuamente reativos.

No passado, a polarização era vista como parte inerente da democracia. Um certo grau de confronto entre visões de mundo é saudável e necessário. O problema contemporâneo é que a polarização deixou de ser adversarial e passou a ser existencial: o outro não é apenas oponente, mas ameaça. E, como mostra a teoria dos sistemas complexos, quando um sistema entra em regime de lock-in por atratores binários, qualquer possibilidade de reorganização interna se torna cada vez mais difícil.

Essa configuração nos leva a um novo tipo de paralisia democrática. A existência de dois polos fixos e profundamente rejeitados impede que surjam alternativas. A política vira um jogo de eliminação, não de escolha. A sociedade passa a funcionar sob lógica de guerra preventiva.

II. O papel da rejeição: um novo eixo de análise política
Um dos fatores mais críticos, mas ainda pouco discutidos com a devida centralidade, é a lógica da rejeição como eixo estruturante da política polarizada. Em especial no contexto brasileiro, com sistema de dois turnos, os índices de rejeição passaram a ser tão ou mais relevantes que as intenções de voto.

Durante muito tempo, análises eleitorais tradicionais basearam-se unicamente em intenção declarada de voto. No entanto, o cenário atual exige outro tipo de lente. Uma candidatura viável hoje não é apenas aquela que agrega apoios, mas principalmente aquela que consegue reduzir sua taxa de rejeição a níveis sustentáveis. Essa inversão é decisiva: o que define o campo político não é mais o entusiasmo, mas o medo.

É nesse ponto que se revela a falsidade da ideia de que só existe um caminho para vencer “o outro”. A lógica “para tirar Lula, é preciso Bolsonaro” ou “para tirar Bolsonaro, é preciso Lula” é um sintoma do aprisionamento do pensamento público dentro da armadilha binária. Ela só se sustenta quando se ignora a variável da rejeição. Quando ela é incorporada, percebe-se que existem sim alternativas viáveis fora do binarismo, desde que a análise e a opinião pública estejam dispostas a reconhecê-las.

Além disso, é importante observar que os chamados “núcleos duros” de cada campo político — o lulopetismo e o bolsonarismo — provavelmente representam uma fatia minoritária da sociedade, estimada em algo entre 15% e 20% do eleitorado cada. A maior parte da população transita por identificações parciais, motivações circunstanciais e, sobretudo, por rejeição ao outro campo, e não por engajamento afirmativo. No entanto, as pesquisas e análises políticas raramente conseguem distinguir com clareza essas camadas, o que gera a falsa impressão de que “está tudo dominado” por um dos lados. Essa sensação de impotência generalizada intensifica o cinismo, o medo e o radicalismo defensivo.

Sistemas eleitorais mais sofisticados (como votações preferenciais, votação condicional ou sistemas de segundo turno instantâneo) incorporam esse fator. No Brasil, mesmo que o modelo oficial não o faça, a cidadania ativa pode e deve fazê-lo. É uma escolha política e cultural deliberada — e talvez a mais urgente que tenhamos diante de nós.

III. Confiança em ruínas: Fukuyama e a anatomia do colapso
Para entender o enraizamento da polarização, é essencial retornar ao conceito de confiança como infraestrutura invisível da democracia. Francis Fukuyama, em seu livro Trust, desenvolve uma teoria poderosa: as sociedades que conseguem gerar confiança entre cidadãos — para além da família, do clã ou do partido — são aquelas que criam instituições resilientes e economias inovadoras. Já as sociedades de baixa confiança dependem de mediações formais ou autoritárias e se tornam presas fáceis de rupturas.

Quando aplicamos essa leitura ao Brasil e a outros países em processo de polarização avançada, o quadro é claro: o tecido da confiança se dissolveu. Não se confia mais nas instituições (Congresso, STF, imprensa), não se confia mais nos dados (pesquisas eleitorais, estatísticas públicas), não se confia sequer na palavra do outro. Isso tem efeitos profundos: sem confiança mínima, todo o espaço democrático se transforma em trincheira.

Como Fukuyama propõe, a confiança não é uma crença ingênua. Ela é um bem cultural, produzido ao longo do tempo por experiências de reciprocidade e previsibilidade social. Quando essas experiências são sistematicamente rompidas por crises, fake news, oportunismo institucional ou guerras culturais, não sobra base para o funcionamento coletivo. O resultado é o isolamento, a radicalização e a tentação do autoritarismo.

IV. O desbloqueio possível: repactuar ou afundar
Diante desse cenário, não há solução mágica. Mas há um caminho: trabalhar deliberadamente pelo desbloqueio da polarização como prioridade nacional. Isso significa reconhecer que qualquer tentativa de reforma — tributária, educacional, climática, institucional — será sabotada enquanto a polarização seguir como regime dominante.

O centro político, frequentemente acusado de irrelevância ou oportunismo, precisa assumir o papel estratégico de ser o vetor de desbloqueio. Isso exige responsabilidade, mas também pragmatismo: abrir mão de projetos pessoais, rearticular convergências, aceitar imperfeições. Mais do que liderar, é necessário desarmar.

Mas não basta esperar que esse movimento venha das elites. A cidadania também precisa operar sob nova lógica. Isso implica, entre outras coisas:

abandonar a ideia de “voto moral” puramente identitário;
aceitar que a democracia exige negociação e impureza;
votar estrategicamente, levando em conta não só afinidade ideológica, mas o efeito sistêmico do voto sobre o ciclo de polarização.
Nesse processo, é importante abandonar a fantasia de que um herói solitário irá resolver o impasse. O desbloqueio da polarização não será feito por uma única figura carismática, mas por uma engenharia política ampla, composta por uma chapa equilibrada, por uma equipe de governo com capacidade de diálogo entre espectros diversos e por lideranças intermediárias capazes de construir pontes. Esse movimento de coalizão e arquitetura política é que pode oferecer as bases de um novo ciclo democrático, mais plural e menos reativo.

Talvez este primeiro ciclo de governo seja ainda limitado. Talvez seu principal papel seja criar condições mínimas para que, no próximo ciclo, possamos voltar a discutir projeto de país com alguma racionalidade. Mas esse recomeço só será possível se formos capazes de desarmar o atual regime de desconfiança e medo.

Despolarizar não é um projeto de poder. É um projeto de sobrevivência democrática. Não se trata de apagar diferenças, mas de permitir que outras possibilidades possam emergir, fora da lógica do medo e da eliminação. A polarização não é o destino. É o sintoma. E todo sintoma pode ser tratado, desde que nomeado com precisão.

Revista ID é uma publicação apoiada pelos leitores.

Hostilidade contra os muito ricos, uma especialidade da Oxfam

 A hostilidade contra os muito ricos, estimulada por entidades "beneficientes" como a Oxfam, resulta em que eles emigram para outras paragens:


No ano passado, 1.200 milionários brasileiros decidiram que a grama do vizinho é, de fato, mais verde. Levaram com eles não só a saudade, mas R$ 46 bilhões que deixaram de circular na nossa economia. Menos milionários aqui significa menos investimentos, empregos, salários mais baixos e menor arrecadação para serviços públicos. É um efeito dominó que chega até o seu bolso. Enquanto os super-ricos buscam segurança pessoal e financeira em lugares como EUA, Portugal e paraísos fiscais do Caribe. Já o Brasil enfrenta um dilema: um cenário macroeconômico com recordes positivos - Bolsa em alta, desemprego em baixa - mas uma crescente incerteza tributária e de segurança que espanta o capital. A questão não é “ser contra os ricos”. É entender que, enquanto nossos vizinhos como Costa Rica e Uruguai desenrolam o tapete vermelho para atrair investimentos e gerar prosperidade para todos os seus cidadãos, nós corremos o risco de ver a riqueza e as oportunidades irem embora. A grande pergunta é: o que acontece quando a maré da economia, inevitavelmente, virar? Estamos preparados para a debandada? Este não é um problema para eles. É um desafio para nós.
https://www.youtube.com/watch?v=Stdk_gOIWwI

Só em janeiro, investidores estrangeiros colocaram mais de R$ 26 bilhões na Bolsa brasileira, isso é mais dinheiro do que em todo o ano passado inteiro. O impacto é direto. Bolsa em forte alta, recordes sendo renovados e dólar pressionado para baixo, mas o mais importante é entender o porquê. Com incertezas políticas e fiscais nos EUA, dólar mais fraco e preços elevados por lá, investidores globais estão reduzindo exposição ao mercado americano e buscando alternativas, e o Brasil aparece no radar por dois motivos principais: "Primeiro: as ações brasileiras continuam relativamente baratas quando comparadas a outros mercados. Segundo: em um cenário global de realocação de capital, países emergentes voltam a ganhar espaço.". Dinheiro não tem ideologia, ele vai para onde enxerga oportunidade. Se o fluxo continuar, mesmo com solavancos no caminho, a tendência estrutural pode seguir positiva por mais algum tempo.
https://www.youtube.com/watch?v=K5AoJD12R6U

Desemprego diminui, mas os gastos com seguro desemprego aumentam - Airton Dirceu Lemmertz

 Sempre foi assim: incentivos perversos fazem com que o desemprego diminua, mas os gastos com seguro desemprego aumentam signficativamente:


De: Airton Dirceu Lemmertz:

Bem-vindo a um dos maiores paradoxos da economia brasileira atual. Em 12 meses, os gastos com seguro-desemprego saltaram de R$ 47 bilhões para R$ 57 bilhões, enquanto o desemprego caía. A explicação revela um sistema quebrado e existem duas razões principais: "1) Conceitos Diferentes: “desempregado” para a estatística: quem procura emprego. Que é diferente do “desempregado” para receber o auxílio: quem não tem trabalho formal. 2) Incentivos Perversos: o desenho dos nossos programas sociais cria uma armadilha. Com uma série de benefícios atrelados a não ter um emprego registrado com o Bolsa Família, e entre outros, o sistema desestimula a formalidade e a busca por trabalho.". Hoje, 15 milhões de beneficiários do Bolsa Família não trabalham nem procuram emprego, logo, não entram na estatística de desemprego. Muitos acumulam benefícios. O resultado é um ciclo vicioso: informalidade, déficit na previdência e impostos mais altos para todos. O Brasil não gasta pouco com o social, gasta mal. Gastamos 16,8% do PIB com proteção social - mais que a média dos países ricos - com resultados infinitamente piores. Se o gasto já explode com o desemprego na mínima, o que acontecerá quando a economia desacelerar? É uma bomba-relógio fiscal.
https://www.youtube.com/watch?v=3Qv2Kdak6nM

Nunca tantos brasileiros pediram as contas. 9 milhões em 12 meses. Parece loucura em meio a notícias de crise, mas é o oposto: é um sinal de força. Com o desemprego nos menores níveis históricos e a renda subindo acima da inflação, o poder trocou de mãos. Agora, ele está com o talento. O pedido de demissão não é sobre abandonar o trabalho. É sobre buscar algo melhor. Os mais jovens estão puxando a fila, e a moeda de troca deles não é apenas o salário. É saúde mental, qualidade de vida e flexibilidade. Para as empresas, isso não é um problema. É um ultimato. A rotatividade de 36% é o custo da inércia. O preço de não ouvir, de não adaptar, de não criar um plano de carreira que faça sentido. Quem não evoluir, vai gastar uma fortuna contratando e treinando a equipe do concorrente. Estamos na era da “Rotatividade Estratégica”. Onde ficar parado é o maior risco de todos. Sua empresa está preparada para este novo jogo? Ou você está pensando em ser o próximo a pedir as contas?
https://www.youtube.com/watch?v=pLliKiaUbWI

O Brasil vive um paradoxo: nunca tivemos tão pouca gente desempregada, mas a inadimplência e as falências - de pessoas e empresas - atingiram os maiores níveis desde 2017. A razão tem nome e sobrenome: juros altíssimos. A grande surpresa é: não é só aqui. Nos EUA, a economia mais forte do mundo, as falências empresariais também bateram o recorde da última década. Só que a causa é outra. No Brasil: o crédito caro sufoca. Empresas, especialmente as PMEs, não conseguem rolar dívidas ou investir. O “remédio” para a inflação virou um veneno para o crescimento. Nos EUA: o tarifaço de Trump. Barreiras comerciais encareceram insumos, desorganizaram cadeias de produção e espremeram as margens. Quem pagou a conta? As pequenas e médias empresas, que não têm fôlego para absorver o choque. Duas potências e dois caminhos, um destino trágico para muitos negócios. A lição é clara: não basta ter crescimento econômico. É preciso ter crescimento EQUILIBRADO. Políticas mal desenhadas, seja aqui ou lá, sempre deixam um rastro de destruição. E a sua empresa, como está navegando neste cenário?
https://www.youtube.com/watch?v=IyzrjEtciNE

A taxa de desemprego não mede todo mundo que não trabalha, ela mede apenas quem não trabalha e está procurando emprego. Quem não procura, simplesmente não entra na conta. Hoje, cerca de 15 milhões de pessoas não trabalham e nem procuram emprego. Elas não aparecem na taxa de desemprego, por isso, para entender o momento da economia, o dado mais importante é emprego, não desemprego. O que os números mostram é impressionante. Nos últimos cinco anos, o Brasil ganhou 23 milhões de pessoas empregadas. Com mais gente trabalhando, aconteceu o óbvio, o consumo subiu, e cresceu ainda mais porque os salários aumentaram em termos reais, acima da inflação. Quando você multiplica mais gente empregada por renda maior, o resultado é um salto histórico na massa salarial. Mais de R$ 100 bilhões a mais por mês entrando na economia. Com esse volume de dinheiro circulando, não é surpresa que o consumo e a atividade econômica tenham avançado. A economia às vezes parece confusa, mas os dados contam uma história bastante clara.
https://www.youtube.com/watch?v=QKSCaBvni04

A lógica do mercado de trabalho que conhecíamos foi invertida. Por décadas, foi simples: os mais velhos se aposentavam, abrindo espaço para os mais novos. Essa engrenagem quebrou. Hoje, conseguir o primeiro emprego está mais difícil para a Geração Z do que para um profissional com 65 anos: "1. Custo de vida disparou: aposentadorias já não pagam as contas. Parar de trabalhar virou um luxo para poucos. 2. Longevidade ativa: muitos simplesmente não querem parar. A experiência se tornou um ativo valioso para as empresas.". Os dados são brutais: nos EUA, a idade média de contratação subiu para 42 anos. A participação de jovens com até 25 anos no mercado caiu pela metade desde 2022, enquanto o número de contratados com mais de 65 anos quase dobrou. O resultado? Uma “guerra fria” geracional. Os jovens enfrentam um funil de entrada cada vez mais estreito e promoções mais lentas. Os mais velhos continuam no jogo, forçando as empresas a repensarem benefícios, flexibilidade e treinamento para uma força de trabalho que não tem data para sair. A “aposentadoria” como um marco definitivo está se tornando uma ideia do século passado. Estamos diante de uma mudança estrutural profunda que redefine não apenas carreiras, mas o próprio ciclo da vida em sociedade. O trabalho vai nos acompanhar por muito mais tempo.
https://www.youtube.com/watch?v=J9gG7-3DAmw

A mitologia das "terras raras", uma longa história - memórias de Roberto Campos

A mitologia das "terras raras" tem uma longa história atrás de nós. Copio trecho das memórias de Roberto Campos, Lanterna na Popa, sobre os mesmos mitos ao início dos anos 1960:


 


Teorias conspiratórias sobre a nova ordem mundial - Wikipedia

Tudo o que vcs sempre quiseram saber sobre as teorias conspiratórias – origens, artigos e livros, principais defensores, suas concepções e posicionamentos – está num longo artigo da Wikipedia, cujo link eu disponibilizo aqui aos interessados:
Nova Ordem Mundial (teoria conspiratória)
Wikipedia:


(o artigo tem 27 páginas aproximadamente, mas deve corresponder a todas as curiosidades).


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