Élections au Brésil : quoi de neuf, quoi de vieux ?
Paulo Roberto de Almeida, diplomate, professeur
Notes pour une visioconférence à l’Académie des Sciences d’Outremer, Paris, 16/10/2026.
Il faut commencer par une platitude : personne, aujourd’hui, à moins de neuf jours du second tour des élections présidentielles, peut faire un pari, de ceux qui sont acceptés par les bookmakers de Londres, sur qui sortira vainqueur du vote populaire. La seconde platitude ce serait dire que le Brésil est profondément divisé, aujourd’hui – d’ailleurs, depuis plus de trois décennies – mais aussi qu’il continuera d’être politiquement divisé, pendant le prochain mandat, n’importe qui sera élu président pour les quatre prochaines années.
Ce sont deux platitudes, mais avec certaines différences : anciennement c’étaient des populistes conservateurs contre des politiciens progressistes ; ensuite on a eu 21 ans de dictature militaire qui s’est effondré dans l’inflation et la dette extérieure, les mêmes motifs par lesquels les militaires sont intervenus contre un gouvernement populiste ; par après, on a eu les sociaux-démocrates style Fernando Henrique Cardoso contre les gauchistes de Lula et ses compagnons. Chacun des deux ont tenu pour deux mandats – une invention malheureuse de Fernando Henrique Cardoso – et Lula a représenté des avances sociales indéniables, et aussi une politique extérieure différente, ce qui me tient particulièrement à cœur.
Le pays est resté divisé pendant les dix dernières années, surtout avec l’ascension de mouvements inclinés à droite depuis 2013, après quoi on a eu la fin du premier règne du PT, avec l’impeachment de Dilma Rousseff, suivi par le gouvernement centriste du vice-président Michel Temer. C’est qui est arrivé en 2018 ce n’était pas une répétition de platitudes, mais le début d’un bouleversement complet des mœurs politiques, des sociabilités, des politiques sociales de tout genre, humanitaires, de la diplomatie et de la protection de l’environnement, des indigènes et même des universités, enfin un recul comme il n’y a même pas intervenu aux temps de la dictature, par un militaire qui n’avait pas honte de faire des éloges à ceux qui commandaient les tortures aux catacombes du régime. Jair Bolsonaro a été, surtout, le premier président qui n’a pas hésité à mettre le pays au service du premier Trump, encore aux premiers essais d’insanité tarifaire et de destruction des institutions multilatérales.
Le retour de Lula au pouvoir, pour un troisième mandat, en 2022, a été obtenu de toute justesse, et Bolsonaro a encore essayé une répétition de l’attaque au Capitole, par Trump, contre Joe Biden en janvier 2021, dans une tentative frustrée d’empêcher Lula de gouverner, juste au début, janvier 2023. Pour ça, il a été condamné à 27 ans de prison, avec quelques membres de sa troupe, dont, pour la première fois, des militaires de haut rang. Maintenant c’est son fils qui essaye de remettre la famille au pouvoir, ce qui est déjà fait pour la plupart de ceux qui se sont présentés au Parlement et à des assemblées des états, une liste complète de nouveaux comploteurs en faveur d’un régime non-libéral style Viktor Orban.
Ce qui est vieux, au Brésil, c’est la dispute entre populistes de droite et populistes de gauche, passablement identifiés, les premiers, à des conservateurs vieille manière, et les seconds à des vieux gauchistes, qui ne se sont pas recyclés dans le renouvellement de la gauche européenne, comme le SPD allemand, le PS français, le PSOE espagnol, et même le Labour britannique ; le PT, de son côté, est resté cubain et néo-bolchevique, ce qui a effrayé la classe moyenne, et même la classe D, qui s’est tourné vers la droite, un arrangement très facilité par la terrible montée des sectes évangéliques profiteuses. Ce qui est nouveau, c’est l’arrivé de nouveaux personnages à la compétition électorale au Brésil de 2026.
J’ai pensé beaucoup à un ancien film, du genre western spaghetti, quand je me suis préparé pour cette visioconférence : Le Bon, La Brute et le Truand, ou Il buono, il brutto, il cattivo, dans l’original de Sergio Leone, de 1966. Il n’y avait aucun vraiment bon parmi les trois, mais si un vraiment mauvais, mais qui est mort à la fin. Je ne sais pas si c’est une comparaison juste, mais les élections brésiliennes de 2026, ont aussi un peu de tout ça : du bon, du mauvais et de l’horreur. Je me réfère particulièrement à la corruption rampante, qui n’est plus seulement horizontale, touchant toute la classe politique, d’un extrême à l’autre de l’arc idéologique, mais aussi, désormais, une corruption verticale, arrivant jusqu’au sommet des institutions, jusqu’à la Suprême Cour.
C’est bien ça : si vous pensez que je me réfère à un western spaghetti en pointant aux candidats aux élections présidentielles de 2026, vous vous trompez. Je fais plutôt allusion aux juges, aussi bien ceux de la Justice électorale, que ceux de la Cour Suprême. Il y a, depuis l’année passée, une véritable guerre civile entre juges suprêmes, et depuis le début de la campagne électorale, une guerre au sein du Tribunal Supérieur Électoral, entre eux, et aussi une dispute avec leurs collègues de la Cour Suprême.
C’est bien la première fois que la justice électorale, créée en 1932, en même temps que le droit au vote était accordé aux femmes, est intervenue directement dans la dispute, à propos des accusations de Fake News, des coups bas, disséminées à gauche et à droite, au point qu’il ne reste qu’un duel à la tombée du jour ne soit arrangé entre le Bon, le Mauvais et le Truand, qui seraient trois ou quatre juges, soit de la Cour Suprême, soit du Tribunal Supérieur Électoral, où siègent aussi trois juges de la Cour Suprême. Ces juges ont, actuellement, plus d’importance dans la dispute que les candidats eux-mêmes, maintenant réduits aux seuls deux qui sont arrivés en tête au premier tour, celui de l’extrême-droite en avance de plusieurs points sur Lula, en deuxième place.
Qu’est-ce qui les divisent dans les élections ? Suivant qu’un juge ait été désigné par la gauche, auparavant, ou par Jair Bolsonaro, après, ils se sont visiblement engagés auprès de leurs candidats respectifs. Des coups bas ont été déjà projetés depuis qu’un résultat précoce n’ait été obtenu au premier tour ; on est, donc, promis à toutes sortes de surprises jusqu’au dimanche 25 octobre. Il y a donc une nouveauté dans ces élections, en plus de la montée de la droite au Parlement : c’est l’engagement politique des magistrats, ce qui est beaucoup plus ruineux pour la démocratie brésilienne que la victoire de la droite ou de la gauche dans ces présidentielles.
Nous sommes donc, si Bolsonaro fils est élu le 25 octobre, au limier d’une possible droitisation au ralenti au Brésil, ce qui est déjà en train d’arriver dans des nombreux pays européens, qui est désormais implanté aux États-Unis de Trump 2, ainsi que dans la plupart des pays de l’Amérique du Sud. En Amérique Latine, il n’y a plus que le Mexique et le Brésil (et le petit Uruguay), qui sont encore en dehors de l’Écu des Amériques, lancé par Donald Trump en mars dernier et qui a déjà rassemblé 19 partenaires, dont trois membres du Mercosur : Argentine, Paraguay et Bolivie.
En tout état de cause, il n’y aura pas des changements radicaux ni dans l’économie – qui a ses propres contraintes, qui doivent être résolues, n’importe l’idéologie du président –, ni un grand danger pour la démocratie, car le Brésil possède des institutions relativement fortes, tout au moins jusqu’à présent. Les défis principaux restent, donc, dans le domaine diplomatique, ce qui m’inquiète vraiment beaucoup, car le Brésil n’a jamais été vendu à des aventuriers étrangers. Il ne s’est jamais livré, volontairement, à un empereur étranger, y compris et surtout à un de très mauvaise qualité.
Les dés sont lancés, je reste angoissé…
Paulo Roberto de Almeida
Brasília, 5494 : 16 octobre 2026, 3 p.
Divulgado no blog Diplomatizzando (link : https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/10/elections-au-bresil-quoi-de-neuf-quoi.html).
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Tradução e análise por Madame IA (Gemini, acionado por Airton Dirceu Lemmertz) e agregada à postagem acima indicada.
"Devemos começar com uma verdade óbvia: ninguém, hoje, a menos de nove dias do segundo turno das eleições presidenciais, pode fazer uma aposta — uma daquelas aceitas pelas casas de apostas de Londres — sobre quem vencerá o voto popular. A segunda verdade óbvia seria dizer que o Brasil está profundamente dividido hoje — aliás, está assim há mais de três décadas — e que continuará politicamente dividido durante o próximo mandato; qualquer pessoa será eleita presidente pelos próximos quatro anos. São duas afirmações banais, mas com algumas diferenças: antes, eram populistas conservadores contra políticos progressistas; depois tivemos 21 anos de ditadura militar que ruiu em meio à inflação e à dívida externa, as mesmas razões pelas quais os militares intervieram contra um governo populista; em seguida, tivemos social-democratas como Fernando Henrique Cardoso contra os esquerdistas de Lula e seus associados. Cada um durou dois mandatos — uma infeliz invenção de Fernando Henrique Cardoso — e Lula representou um inegável progresso social, bem como uma política externa diferente, o que é particularmente importante para mim. O país permaneceu dividido nos últimos dez anos, especialmente com a ascensão de movimentos de direita a partir de 2013, seguida pelo fim do primeiro governo do PT com o impeachment de Dilma Rousseff e, posteriormente, pelo governo centrista do vice-presidente Michel Temer. O que aconteceu em 2018 não foi uma mera repetição de clichês, mas o início de uma completa transformação dos costumes políticos, das interações sociais, das políticas sociais de todos os tipos, da ajuda humanitária, da diplomacia, da proteção ambiental, do tratamento dos povos indígenas e até mesmo das universidades — em suma, uma regressão nunca vista nem mesmo durante a ditadura, promovida por um militar que não se envergonhou de elogiar aqueles que ordenavam torturas nas catacumbas do regime. Acima de tudo, Jair Bolsonaro foi o primeiro presidente que não hesitou em colocar o país a serviço do jovem Trump, ainda nos estágios iniciais da loucura tarifária e da destruição das instituições multilaterais. A reeleição de Lula para um terceiro mandato em 2022 foi conquistada por uma margem mínima, e Bolsonaro tentou mais uma vez repetir o ataque de Trump ao Capitólio de Joe Biden em janeiro de 2021, numa tentativa frustrada de impedir que Lula assumisse o governo já no início de janeiro de 2023. Por isso, foi condenado a 27 anos de prisão, juntamente com vários membros de seu círculo íntimo, incluindo, pela primeira vez, oficiais militares de alta patente. Agora, seu filho tenta recolocar a família no poder, o que já aconteceu com a maioria dos que se candidataram ao Parlamento e às assembleias estaduais — uma série de novos conspiradores em favor de um regime iliberal ao estilo de Viktor Orbán. O que é antigo no Brasil é a disputa entre populistas de direita e de esquerda, os primeiros amplamente identificados com conservadores à moda antiga, e os últimos com esquerdistas tradicionais que não se reinventaram na renovação da esquerda europeia, como o SPD alemão, o PS francês, o PSOE espanhol e até mesmo o Partido Trabalhista britânico; o PT, por sua vez, permaneceu cubano e neobolchevique, o que assustou a classe média e até mesmo a classe alta, que se voltou para a direita, um cenário bastante facilitado pela ascensão desastrosa de seitas evangélicas exploradoras. O que é novo é a chegada de novas figuras à disputa eleitoral no Brasil em 2026. Pensei muito em um filme antigo, um faroeste spaghetti, enquanto me preparava para esta videoconferência: Três Homens em Conflito , ou Il buono, il brutto, il cattivo , no original de Sergio Leone de 1966. Nenhum dos três era realmente bom, mas um era realmente mau, e morreu no final. Não sei se é uma comparação justa, mas as eleições brasileiras de 2026 também têm um pouco de tudo isso: elementos bons, maus e horríveis. Refiro-me particularmente à corrupção desenfreada, que não é mais apenas horizontal, afetando toda a classe política, de um extremo ao outro do espectro ideológico, mas também, agora, vertical, atingindo o topo das instituições, até o Supremo Tribunal Federal. Isso mesmo: se você pensa que estou me referindo a um faroeste italiano quando menciono os candidatos à presidência de 2026, está enganado. Na verdade, estou me referindo aos juízes, tanto os do Tribunal Eleitoral quanto os da Suprema Corte. Desde o ano passado, há uma verdadeira guerra civil entre os ministros da Suprema Corte e, desde o início da campanha eleitoral, uma guerra dentro do próprio Tribunal Superior Eleitoral, entre os juízes, além de uma disputa com seus colegas da Suprema Corte. Esta é a primeira vez que o Tribunal Eleitoral, criado em 1932, quando as mulheres conquistaram o direito ao voto, intervém diretamente na disputa sobre as acusações de notícias falsas e táticas desonestas, disseminadas por todos os lados, a ponto de restar apenas um duelo ao anoitecer, organizado entre o Bom, o Mau e o Feio — três ou quatro juízes, do Supremo Tribunal ou do Tribunal Superior Eleitoral, onde também atuam três juízes do Supremo Tribunal. Esses juízes detêm atualmente mais influência na disputa do que os próprios candidatos, agora reduzidos aos dois que se saíram melhor no primeiro turno: o candidato de extrema-direita, com vários pontos de vantagem sobre Lula, que ficou em segundo lugar. O que os divide nas eleições? Dependendo se um juiz foi indicado pela esquerda antes ou por Jair Bolsonaro depois, eles se alinharam claramente com seus respectivos candidatos. Táticas desonestas já vêm sendo empregadas desde a divulgação dos resultados do primeiro turno; portanto, todos os tipos de surpresas estão por vir até domingo, 25 de outubro. Há, assim, um novo elemento nessas eleições, além da ascensão da direita no Parlamento: o envolvimento político dos juízes, que é muito mais prejudicial à democracia brasileira do que uma vitória da direita ou da esquerda nessas eleições presidenciais. Portanto, se Bolsonaro Jr. for eleito em 25 de outubro, estaremos testemunhando uma possível guinada lenta à direita no Brasil, um fenômeno já em curso em muitos países europeus, agora consolidado nos Estados Unidos sob o governo Trump II, bem como na maioria dos países sul-americanos. Na América Latina, apenas México e Brasil (e o pequeno Uruguai) permanecem fora da ECU das Américas, lançada por Donald Trump em março passado, que já reuniu 19 parceiros, incluindo três membros do Mercosul: Argentina, Paraguai e Bolívia. Em todo caso, não haverá mudanças radicais na economia — que tem suas próprias limitações que precisam ser enfrentadas, independentemente da ideologia do presidente — nem uma grande ameaça à democracia, já que o Brasil possui instituições relativamente fortes, pelo menos até o momento. Os principais desafios, portanto, permanecem na esfera diplomática, o que me preocupa bastante, porque o Brasil nunca se vendeu a aventureiros estrangeiros. Nunca se entregou de bom grado a um imperador estrangeiro, especialmente um de tão baixa qualidade. A sorte está lançada, continuo ansioso…" (Paulo Roberto de Almeida). Link: https://diplomatizzando.blogspot.com/2026/10/elections-au-bresil-quoi-de-neuf-quoi.html ("Eleições no Brasil: O que há de novo, o que há de velho? - Paulo Roberto de Almeida (Academia de Ciências Ultramarinas)"). Apresente uma análise do texto acima, entre aspas [e, também, no link], de autoria do diplomata aposentado, professor e escritor PRA (também administrador do blog Diplomatizzando). A análise será redigida em um texto discursivo (apenas frases e parágrafos); com, no mínimo, 4400 caracteres; usando linguagem acessível brasileira e didática; confrontada com fontes confiáveis; confrontada a partir de múltiplas perspectivas atinentes ao conteúdo.
O
texto em análise, de autoria do diplomata aposentado Paulo Roberto de Almeida,
apresenta uma reflexão profunda, incisiva e altamente provocativa sobre o
cenário político-eleitoral brasileiro projetado para o segundo turno das
eleições presidenciais. Utilizando a metáfora cinematográfica do clássico
faroeste Três Homens em Conflito (Il buono, il brutto, il cattivo), o autor
constrói uma narrativa onde o foco principal de instabilidade institucional e
de ameaça à democracia não reside apenas na polarização ideológica entre a
esquerda e a extrema-direita, mas sim no protagonismo e no envolvimento
político direto de magistrados do Supremo Tribunal Federal e do Tribunal
Superior Eleitoral. A análise do diplomata engloba uma perspectiva histórica da
divisão política nacional, uma dura crítica partidária, uma denúncia sobre a
judicialização da política e considerações de ordem geopolítica e econômica
regionais.
Sob a perspectiva histórica e sociológica, o autor situa o Brasil em uma
trajetória de divisão crônica que remonta a mais de três décadas, perpassando o
regime militar, a redemocratização, os embates entre a social-democracia do
PSDB e o esquerdismo do PT, culminando na ascensão dos movimentos de direita a
partir de 2013. O texto confere um peso singular ao ano de 2018 e ao governo de
Jair Bolsonaro, classificando aquele período como uma regressão inédita e uma
transformação profunda nos costumes e nas instituições, marcada pelo
alinhamento automático à política externa do primeiro governo de Donald Trump
nos Estados Unidos. O autor contextualiza o pleito de 2022 como uma vitória
estreita de Luiz Inácio Lula da Silva, seguida pelos eventos de janeiro de 2023,
que culminaram na condenação criminal e prisão do ex-presidente Bolsonaro e de
militares de alta patente. Essa retrospectiva factual alinha-se amplamente com
os registros históricos oficiais do período recente da Nova República.
Contudo, ao abordar a configuração partidária contemporânea, o texto adota uma
perspectiva política acentuadamente crítica e contundente em relação ao Partido
dos Trabalhadores. O autor sustenta que, diferentemente das siglas da esquerda
europeia que passaram por processos de modernização e renovação programática, o
PT permaneceu ideologicamente ancorado em moldes que classifica como
"cubano e neobolchevique". Segundo a ótica expressa no ensaio, esse
posicionamento dogmático teria afastado as classes média e alta brasileiras,
empurrando-as em direção ao conservadorismo de direita, um movimento
sociológico que, na visão do diplomata, foi significativamente catalisado pelo
crescimento expressivo e pela influência de lideranças evangélicas.
A tese central e mais controversa do texto emerge na análise legal, jurídica e
institucional do processo eleitoral. O diplomata transfere o foco dos
candidatos à presidência — onde aponta a liderança do candidato de
extrema-direita (Bolsonaro 'Filho') sobre o atual presidente Lula — para os
juízes das altas cortes. Almeida denuncia o que descreve como uma "guerra
civil" interna entre os ministros do STF e do TSE, acusando-os de
corrupção vertical e de atuar como os verdadeiros protagonistas e decisores do
pleito por meio de intervenções diretas sobre alegações de notícias falsas e
táticas desonestas. O texto argumenta explicitamente que o partidarismo e o
envolvimento político dos juízes, alinhados conforme a coloração ideológica dos
governos que os indicaram, representam um dano à democracia muito mais profundo
e severo do que a vitória eleitoral de qualquer um dos espectros políticos em
disputa.
Do ponto de vista econômico e de governança interna, o ensaio adota uma postura
mais moderada e pragmática. O autor pondera que, independentemente do resultado
das urnas no dia 25 de outubro, a economia brasileira não sofrerá rupturas
radicais, dado que o país possui limitações estruturais e fiscais históricas
que se impõem a qualquer governante, independentemente de sua matriz
ideológica. Da mesma forma, expressa uma relativa confiança na resiliência
institucional interna, afirmando que o Brasil possui instituições fortes o
suficiente para mitigar ameaças diretas à sua ordem democrática formal no curto
prazo.
É na dimensão diplomática e geopolítica, entretanto, que o autor manifesta seu
maior grau de preocupação profissional como diplomata de carreira. Ele insere o
cenário eleitoral brasileiro dentro de uma ampla dinâmica internacional de
avanço da direita, citando o retorno de Donald Trump ao poder nos Estados
Unidos e as transformações na América Sul. O texto introduz um elemento
geopolítico específico: a criação de um bloco denominado provisoriamente
"Escudo das Américas" por iniciativa de Washington, que já contaria
com a adesão de vizinhos sul-americanos do Mercosul, como a Argentina, o
Paraguai e a Bolívia. Nesse panorama, o autor alerta que o México, o Uruguai e,
momentaneamente, o Brasil permanecem como as destacadas nações da região fora
desse alinhamento. O diplomata conclui seu raciocínio expressando o receio de
que uma eventual mudança de comando no Executivo brasileiro resulte na perda da
tradicional autonomia da política externa do país, submetendo a diplomacia
nacional a interesses de potências ou lideranças estrangeiras, o que ele define
como uma entrega a "aventureiros".
Em suma, o texto discursivo de Paulo Roberto de Almeida oferece uma leitura
densa e multifacetada do Brasil contemporâneo. Ao confrontar o processo
eleitoral com as tensões do Poder Judiciário e as pressões da nova geopolítica
hemisférica, o autor convida o leitor a enxergar as eleições não apenas como um
embate de partidos ou propostas econômicas, mas como um reflexo de uma crise
institucional mais profunda, onde os guardiões da Constituição tornaram-se
personagens centrais e ativos no tabuleiro do poder político nacional.
*Fonte: Gemini (https://share.google/aimode/SBJWvBRquuaKvEqhQ).