A outrora famosa Intelligentsia russa converteu-se numa fenomenal Ignorantsia, a julgar pelos argumentos de um dos “influencers” putinescos:
Si Vladimir Poutine était assassiné, «l’Europe serait rayée de la carte de l’humanité», prévient l’idéologue russe Sergueï Karaganov
Par Steve Tenré
Le Figaro, 17 Janvier 2026
Figure clé du bellicisme russe, Sergueï Karaganov a multiplié ces derniers mois les propos menaçants à l’encontre de l’Europe, estimant qu’elle était «redevenue l’expression la plus absolue du mal qui ronge l’humanité».
Une nouvelle menace de la part d’un proche du Kremlin. Invité du podcast de l’ancienne vedette de Fox News Tucker Carlson, l’idéologue russe Sergueï Karaganov a estimé qu’en cas d’assassinat de Vladimir Poutine, «l’Europe serait rayée de la carte de l’humanité». «On commencera à attaquer l’Europe avec des armes conventionnelles, puis (avec) des vagues de missiles nucléaires». Et de cingler: «Ces idiots ne comprennent rien d’autre que la souffrance physique.»
Figure clé du bellicisme russe, Sergueï Karaganov est le président d’honneur de l’influent Conseil de politique étrangère et de défense (SVOP). Antieuropéen par excellence, bien qu’il dise avoir été «europhile il y a encore 40 ans», il a multiplié ces derniers mois les propos menaçants à l’encontre de l’Europe, estimant notamment en décembre que l’Europe est «redevenue l’expression la plus absolue du mal qui ronge l’humanité».
«Défaite inconditionnelle de l’Europe»
Interrogé par Tucker Carlson quant à la fin éventuelle de la guerre, Karaganov cingle: «Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie parviendra à obtenir une défaite inconditionnelle de l’Europe. Espérons-le, sans la détruire. Nous ne combattons pas l’Ukraine ou Zelensky, nous combattons à nouveau l’Europe, qui est la source de tous les maux dans l’histoire de l’humanité.»
Au cours de cette heure d’interview, Karaganov, qui estime que les élites intellectuelles et politiques européennes se sont «totalement dégradées» au fil des années, sous-entend que la totalité de l’Europe partageait le nazisme allemand lors de la seconde guerre mondiale. «L’Europe nous a envahis à plusieurs reprises lors des deux guerres mondiales. Malgré leurs défaites, ils poussent encore pour une guerre. L’Europe a entraîné les États-Unis dans leurs guerres», estime-t-il également. Une façon comme une autre de ne pas se mettre l’administration Trump à dos.
«L’Europe a été la source des pires affres de l’humanité: le racisme, le colonialisme... Elle est la source du “post-humain” et tente d’exporter (son idéologie). Je ne parle pas de toute l’Europe, il y a beaucoup de gens loin de tout ça et il existe de bons pays», poursuit-il. Ce discours propagandiste, largement documenté par moult observateurs, vise à diviser le peuple européen et à «semer la discorde entre les États membres de l’UE, à saper le soutien à l’Ukraine et à miner la cohésion stratégique de l’alliance occidentale», assure le ministère des Armées sur son site.
«L’Europe est une blague»
Et à Karaganov d’ajouter: «Nous réfléchissons à un armistice, offert par Donald Trump, mais tant que les élites européennes continuent de vouloir poursuivre la confrontation», la guerre ne pourra pas s’arrêter. «J’étais un europhile il y a encore 40 ans (mais aujourd’hui) l’âge d’or est terminé».
Il accuse même, sans fournir une quelconque preuve ou élément tangible: «(Les élites européennes) ont besoin d’une guerre pour rationaliser leurs envies de rester au pouvoir. (...) Ils pensent que la guerre ne viendra jamais sur leur territoire, ils ont oublié ce qu’était la guerre.» Il cingle, enfin: «Désormais, l’Europe est une blague, alors qu’elle était l’un des centres de pouvoir du monde. Je n’ai plus d’interlocuteurs en Europe.»
Le discours de ce proche conseiller du Kremlin, diffusé ce vendredi sur les réseaux sociaux, tranche avec la dernière déclaration du Kremlin, qui a qualifié vendredi de «positive» la volonté affichée de certains pays européens, dont l’Italie et la France, de restaurer le dialogue avec la Russie. «Si cela reflète réellement la vision stratégique des Européens, il s’agit d’une évolution positive de leur position», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, disant avoir «pris note des déclarations faites ces derniers jours par plusieurs dirigeants européens». «À Paris, à Rome et même à Berlin, ils ont dit qu’il fallait parler avec les Russes pour assurer la stabilité en Europe. Cela correspond tout à fait à notre vision», a poursuivi Dmitri Peskov. Comme toujours, les intentions du Kremlin sont floues et changeantes... Probablement à dessein.
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