Introdução necessária (PRA): O presidente Lula, assim que tomou posse, em janeiro de 2023, convidou os dirigentes sul-americanos para uma reunião em Brasília, realizada em maio daquele ano, com vistas a "ressuscitar" a Unasul. Um dia antes recebeu, com todas as honras de visita de Estado (tapete vermelho e subida de rampa no Palácio do Planalto, com guarda de honra etc.), o ditador Maduro, que depois o frustraria nas eleições fraudadas de 2024. Mas a reunião não levou a nada e a Unasul permanece um zumbi, tanto porque a América do Sul, e outras partes da América Latina, viraram à direita em diversos países. Esta reunião que Trump promove na Florida, o "Escudo das Américas" é uma outra tentativa de "integração", a das direitas contra a China e as esquerdas na AL. Cabe acompanhar os resultados dessa reunião, pois eles vão impactar a política externa de Lula para a região. Paulo Roberto de Almeida
Le « Bouclier des Amériques », confrérie conservatrice voulue par Trump en Amérique latine pour contrer la Chine
Le président américain réunit, samedi, des dirigeants conservateurs du continent à Miami. Son administration veut dissuader les pays de la région de coopérer avec Pékin dans les secteurs stratégiques des infrastructures, des télécommunications, de l’énergie et du spatial.
Par Angeline Montoya, Flora Genoux (Buenos Aires, correspondante) et Amanda Chaparro (Cuzco [Pérou], correspondance)
Le Monde, 6 Fevrier 2026, à 16h30
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Les Etats-Unis avaient averti, dans leur stratégie de sécurité nationale publiée en décembre 2025, qu’ils rendraient « plus difficile » l’influence de « concurrents non hémisphériques » dans la région. Autrement dit : qu’ils freineraient l’engagement de la Chine en Amérique latine et dans les Caraïbes. Dans cette logique, le président Donald Trump a convié, samedi 7 mars à Miami, les dirigeants conservateurs du continent à un sommet appelé « Bouclier des Amériques ».
Outre les présidents argentin, Javier Milei, et salvadorien, Nayib Bukele, ceux de la Bolivie, du Honduras, du Costa Rica, du Paraguay, de l’Equateur, du Guyana et de Trinité-et-Tobago, ainsi que le président élu du Chili, José Antonio Kast, qui entrera en fonctions quatre jours plus tard, ont été convoqués en Floride pour discuter de l’« interférence étrangère dans l’hémisphère », de lutte contre le crime organisé et d’immigration, dans l’objectif manifeste de construire un bloc de droite, puisque aucun chef d’Etat de gauche n’a été convié. Le président Trump a repris une initiative lancée en décembre 2025 par M. Bukele et son homologue du Costa Rica, Rodrigo Chaves, pour combattre conjointement le crime organisé. Ils avaient alors convié les autres pays d’Amérique centrale à s’unir à cette stratégie commune.
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