quinta-feira, 15 de dezembro de 2022

La chute de la maison Russie - Bruno Tertrais (Institut Montaigne)

Um importante artigo sobre o futuro (negro) da Rússia.


La chute de la maison Russie

Cent ans exactement après la naissance de l'Union soviétique, le 30 décembre 1922, nous allons peut-être assister à sa deuxième mort : la tentative de M. Poutine de reconstituer autour de la Russie une sphère l'influence privilégiée est en train de tourner à la catastrophe.

Bruno Tertrais

Institut Montaigne, Paris – 13.12.2022


 

Cent ans exactement après la naissance de l'Union soviétique, le 30 décembre 1922, nous allons peut-être assister à sa deuxième mort : la tentative de M. Poutine de reconstituer autour de la Russie une sphère l'influence privilégiée est en train de tourner à la catastrophe. Et cette catastrophe ne fait peut-être que commencer. Car on voit de moins en moins bien comment la Russie pourrait sortir par le haut de son aventure ukrainienne. On use et abuse de l'adjectif "historique" pour qualifier les développements géopolitiques en cours : mais son emploi est parfois mérité. 

 

Un régime en voie de fascisation

 

Michel Duclos a bien décrit la radicalisation de la politique russe depuis le retour de M. Poutine à la présidence en 2012 : "hantise des révolutions de couleur, volonté néocolonialiste de garder le contrôle de 'l'étranger proche', sens de l’opportunité, perception de la faiblesse de l'Occident et volonté d’affirmation internationale"… et émergence de la Chine comme partenaire alternatif possible. Cette radicalisation à l'extérieur, hâtée par la dérive occidentale de Kyiv et qui s'est doublée d'un raidissement à l’intérieur - les deux s'alimentant l'un l'autre -, s'est accélérée depuis fin février. Parler aujourd'hui d'État "totalitaire" serait excessif. Il n'y a dans le pays ni contrôle absolu de la société, ni mobilisation complète de cette dernière. Et les Russes semblent être beaucoup plus nombreux à vouloir fuir la guerre qu'à se joindre à elleMais il est de moins en moins absurde d’évoquer un régime "fascisant". Vladimir Poutine apparaît de plus en plus dépassé par sa droite. Sa stratégie de cooptation des groupes violents, voire néo-nazis, dans les années 1990 - pour protéger le pays de la contagion démocratique - est en train de se retourner contre lui.

 

La culture politique russe contemporaine est marquée par une alliance de fait entre les hommes des services de sécurité (les siloviki) et ceux du crime organisé

 

Le terreau était fertile. La culture politique russe contemporaine est marquée par une alliance de fait entre les hommes des services de sécurité (les siloviki) et ceux du crime organisé. Le comportement de l'armée en est une incarnation, encore plus forte de par la structure même des forces armées russes: des soldats souvent livrés à eux-mêmes du fait de la faiblesse du corps des sous-officiers, et des officiers dont la culture militaire a été forgée par les opérations de "contre-terrorisme" en Tchétchénie (1999-2009), ou plus récemment en Syrie : un déchaînement de violence aveugle dénué de toute préoccupation morale. 

Les milices tchétchènes et russes - le groupe Wagner étant la plus connue - tiennent désormais le haut du pavé. Avant, bientôt de le batter. Les ultranationalistes russes étaient des figures relativement marginales. "Ces personnages [...] se contentaient de vociférer leurs fantasmes de guerre nucléaire sur les plateaux de télévision. La nouveauté est que, désormais, ils ont des armées privées, avec artillerie et aviation, et pour emblème une masse tachée de sang". Il faut lire avec attention le grand discours prononcé par le président russe dans la salle Saint-Georges, le 21 septembre dernier, et destiné à célébrer en grande pompe l'annexion de quatre oblasts ukrainiens. Les références qu'on y trouve - la glorification du passé, la mention des ennemis anglo-saxons, l’avenir radieux promis, les citations du philosophe Ivan Iline… - sont des indices troublants. Ils s'ajoutent au culte du chef, à la mise en exergue de prétendues humiliations passées, au capitalisme d’État ou aux remarques de M. Poutine sur "la purification" de la nation russe qui résulterait de l'exode qui a suivi le lancement de l’Opération Z. 

L'alliance de l'Église orthodoxe avec M. Poutine libère aussi les excès rhétoriques les plus inquiétants. On a pu voir, lors des célébrations du 21 septembre sur la Place Rouge, un personnage habillé comme le Docteur Folamour du film éponyme, prendre la parole. Ivan Okhlobystine, acteur et prêtre défroqué, remercier Dieu que la Russie "ne puisse plus reculer", y décrivit la guerre en cours comme un "un affrontement entre le Bien et le Mal, entre la lumière et l'obscurité, entre Dieu et le Diable, [...] une guerre sainte" que chaque Russe est appelé à commencer "dans son cœur, contre ses propres péchés". Les mêmes mots que l'idéologue bien connu Alexandre Douguine, pour lequel "la dernière bataille de la lumière et des ténèbres" a commencé. Ceux qui n'y verraient que les excès d'une minorité bruyante gagneraient à lire les experts autrefois les plus nuancés tel que Dmitri Trenine, qui voient dans la guerre une occasion de vaincre "le matérialisme primitif et le manque de foi". Épiphénomène? Pas selon certains des experts de la culture russe, qui y décèlent une filiation directe avec la tradition nihiliste de la fin du 19ème siècle, pour laquelle la destruction n’est pas "un moyen mais une fin en soi": elle serait purificatrice et rédemptrice.

 

La deuxième mort de l'Union soviétique

 

L'Union soviétique, selon la jolie formule de Serheii Plokhi - qui détourne celle de Lord Ismay sur l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) - garantissait que "les Ukrainiens soient à l'intérieur, les Polonais à l'extérieur et que les Russes se tiennent tranquilles"Aujourd'hui, le projet néo-impérial de M. Poutine s'effondre

Non seulement il n'aura pas réussi à unifier le monde russe (rousski mir), mais ses voisins les plus proches, à la faveur de la guerre, semblent désormais vouloir s'émanciper. Après avoir brièvement appelé Moscou au secours pour mater une révolte naissante, le Kazakhstan a décidé de prendre ses distances avec son grand voisin.

De plus, la Russie n'est plus là pour rétablir la stabilité dans son voisinage. Parce qu'elle était absente lors des derniers clashes entre le Tadjikistan et le Kirghizistan (alors qu’elle y avait ramené le calme en 2021), Bichkek a annulé les manœuvres conjointes qui devaient avoir lieu avec l'armée russe. Surtout, Moscou a fait la sourde oreille lorsque l'Arménie, dont le territoire souverain était attaqué pour la première fois par des forces azerbaïdjanaises, a invoqué en septembre dernier la garantie de défense contenue dans le traité fondateur de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), ersatz de l'OTANDu coup, Erevan a refusé de signer le document final issu de la réunion de l'Organisation en novembre 2022, ce qui a peut-être signé l'arrêt de mort de cette dernière.

Peut-on parler de simples répliques du séisme de 1991? Il s'agit a minima de ce que Gérard Araud a appelé la "deuxième guerre de succession d’URSS". Et cela va sans doute plus loin. Outre l'OTSC, l'autre pilier de la Communauté des États indépendants (CEI), l'Espace Économique Eurasiatique, est lui aussi mal en point. Moscou n'a jamais vraiment voulu jouer le jeu du multilatéralisme régional et de la coopération entre égaux. Aujourd’hui, non seulement son hard power voit ses limites, mais son soft power est désormais en déclin. Et l’annexion forcée de quatre oblasts ukrainiens a davantage suscité l’effroi des voisins de Moscou que le respect envers l’ancienne puissance tutélaire. 

Certes, les liens de dépendance économique (celle du Kirghizistan et du Tadjikistan notamment) ne disparaîtront pas plus du jour au lendemain que le statut de carrefour migratoire de l'immense territoire russe. Mais les germes de la désintégration sont déjà là. On connaît le mot de Zbigniew Brzezinski selon lequel sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un empire. Cela serait encore plus vrai si la perte d'influence de Moscou dans le reste de son environnement se confirme. C'est donc peut-être "le crépuscule de l’impérialisme russe", qui se profile pour les années qui viennent, selon la formule d’Isabelle Mandraud. Dans le Caucase et en Asie centrale, d'autres puissances vont en profiter, à commencer par la Turquie et la Chine, et, s'ils sont habiles, l'Europe et les États-Unis. Sans pour autant avoir la capacité et la volonté d’être le policier de la région - un rôle que Moscou assumait, il faut le dire, assez bien. Un nouveau Grand Jeu peut commencer… 

 

La chute finale

 

Dans la meilleure des hypothèses pour lui, Vladimir Poutine parviendrait à présenter sa très probable défaite en Ukraine comme une "victoire". N'est-ce pas ce que firent, en leur temps, Nikita Khrouchtchev après la crise du Cuba, ou des autocrates tels que Saddam Hussein, qui présenta comme telle son piteux retrait du Koweït? Il aura néanmoins du mal à convaincre une opinion russe qui a certes subi une décennie de lavage de cerveaux, mais n'est pas totalement apathique. 

 

Proposons trois (quasi-)certitudes et quatre scénarios. 

 

Première certitude : la Russie du milieu des années 2020 sera un pays miné par l'affaiblissement militaire, économique (sanctions), démographique (plus de 500 000 personnes ont déjà quitté le pays). Deuxième certitude : le pays se sépare de l'Europe. L'Ukraine était le "côté occidental" du corps russe, qui équilibrait son "côté oriental". Sans elle, dont l'influence sur l’histoire et la formation des élites russes est parfois méconnue, l'héritage mongol et tatar de la Russie prendra une part plus importante dans la culture nationale.

Troisième certitude : elle entrera, après la guerre, dans une période troublée. On connaît l'histoire du pays : les débâcles militaires sont souvent suivies de bouleversements politiques, comme on le vit en 1905, en 1917 ou en 1989. 

 

Quant aux scénarios, le moins défavorable serait celui de l'Allemagne après 1945. Après le Götterdämmerung, la Stunde Null : le choc et le traumatisme, suivis de l'introspection et de la guérison. Mais elle n'a pas la tradition d'État de droit, même parsemée d'interruptions, qui était celle de l'Allemagne de l'époque. Sans compter qu'il sera difficile de lui faire subir un Nuremberg. Et qu'elle ne sera pas placée sous la tutelle d’un protecteur bienveillant… 

Plus probable, donc, voici le scénario nord-coréen : l'enfermement et la radicalisation d’une Russie-forteresse, dans lequel Poutine ou ses successeurs maintiendraient la population du pays dans un état de guerre permanent. Françoise Thom évoque un "empire autarcique" qui sèvrerait la population de l'influence occidentale. Elle cite l’écrivain Dmitri Gloukhovski, qui évoque un Poutine tissant "un cocon dans lequel la Russie devra s’envelopper pour hiberner pendant des décennies, voire des siècles", ainsi que l’historien Vladimir Pastoukhov, qui imagine un "corps gelé", "enfermé dans une gigantesque chambre cryogénique de la taille d’un septième des terres émergées".

Un cran au-dessus dans l’échelle du pessimisme, la Russie deviendrait pour les plus inquiets une sorte de Mordor ("pays noir"), une contrée désolée dans laquelle les forces du mal préparent leur revanche et la reconquête de la Terre du Milieu. Cet ensauvagement de la Russie est déjà à l'œuvre, disent les amateurs de J. R. R. Tolkien, qui comparent déjà le comportement des militaires russes à celui des Orcs, ces soldats mi-bêtes mi-humains qui ne connaissent aucune limite dans l'horreur. Exagération? Pas tant que cela si l'on réalise que la Russie se vide depuis dix ans de ses cerveaux les plus brillants et, de plus en plus, de ses classes moyennes. Or la société russe s’est criminalisée. "Des groupes se sont emparés des règles mafieuses, leur empruntant un style de vie, des attitudes physiques, une 'morale' sui generis, une hiérarchie formée de 'parrains' régnant sur leurs protégés". 

La Russie de ce nouveau "temps des troubles" (smutnoye vremya, l'anarchie du début du 17ème siècle) pourrait-elle, à l'extrême, ressembler à la Somalie des années 1990, dans laquelle les milices et les gangs feraient la loi, leur vivier de recrutement alimenté par le retour de conscrits amers, dont nombre d'anciens prisonniers?

 

L'éclatement de la Russie?

 

Le scénario somalien serait aussi celui de l'éclatement de la nation-empire russe. Si la "verticale du pouvoir" édifiée par M. Poutine était détruite, comment imaginer le maintien d'un État trente fois plus grand et dix fois plus peuplé? 

Comme on a pu le faire remarquer, l'empire russe, au vu des distances qui séparent le cœur de la périphérie, ressemble en fait à ses homologues européens du passé. La Russie pourrait-elle survivre à l'effondrement du mythe national entretenu par Moscou, celui d'une nation tutélaire supérieure aux autres et destinée à contrôler ses voisins? 

Déjà, dans les républiques minoritaires, la révolte sourd. Il faut dire que les Bouriates, Touvains et autres Daghestanais, qui constituent une part disproportionnée de l'armée russe - l'enrôlement étant une stratégie d’ascension sociale dans ces régions pauvres - ont, en bonne logique impériale, davantage payé le prix du sang que les Russes. Et alors que M. Poutine - à son crédit - n'a jamais méprisé les musulmans du pays, privilégiant une conception nationale plutôt qu'ethnique de son pays, quelle place prendraient les mouvements islamistes dans une Russie où règnerait l’anarchie? Mais le délitement pourrait aussi commencer par les régions distantes et "riches", à l’image de la Slovénie pour la Yougoslavie… 

"Il est rare que les grands empires disparaissent avec grâce", avertissait l'ambassadeur des États-Unis à Moscou début 1991. Aux États-Unis et en Europe, le même débat qu'il y a trente ans renaîtrait  : faudrait-il préférer la dissolution du pays et son affaiblissement (le vice-président Dick Cheney), ou sa pérennité au vu de son statut nucléaire (le Secrétaire d’État James Baker)? 

"Jamais un peuple n'a titubé vers la catastrophe dans un tel état d'abrutissement et d'impuissance", écrivait Friedrich Reck-Malleczewen à propos de l'Allemagne en juin 1941. Pour Françoise Thom, dont les analyses ont souvent été jugées trop pessimistes mais à laquelle l'histoire semble donner raison aujourd'hui, cette phrase s'applique parfaitement à la Russie contemporaine. 

Il n'y a guère de raisons de s'en réjouir. Mais si l'analyse qui précède est exacte, cela veut dire que l'Europe et la Russie vont sans doute se séparer pour longtemps (pour autant que la première puisse réduire au minimum sa dépendance au gaz russe). C'est peut-être la fin d'un cycle historique de trois siècles, qui avait commencé avec la victoire sur la Suède lors de la bataille de Poltava (1709). Au moment où l'Ukraine entre en Europe, la Russie en sort. 

 

Bruno Tertrais est directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, le principal think-tank français sur les questions de sécurité internationale. Juriste et politiste de formation, il a obtenu son doctorat sous la direction de Pierre Hassner. Après avoir travaillé à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, il a été en poste au ministère de la défense et à la RAND Corporation, et a rejoint la FRS en 2001. Il a été membre des Commissions du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2007-2008 et 2012-2013.

 

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quarta-feira, 14 de dezembro de 2022

O Mercosul à procura de um autor - Rubens Barbosa (OESP)

                                       O MERCOSUL A PROCURA DE UM AUTOR

Rubens Barbosa

O Estado de S. Paulo, 13/12/2022


No dia 1 de janeiro, Lula assume a direção da máquina burocrática brasileira com enormes desafios políticos, econômicos, orçamentários, na área de educação, saúde, ambiental, cultural e por fim, mas não menos importante, na área externa. As questões políticas pendentes no âmbito do Mercosul são um desses desafios. 

O novo governo – a exemplo da Argentina - está indicando querer reabrir as negociações com a União Europeia para modificar certas decisões sobre a participação da indústria. Será que os outros concordam? A União Europeia tem dupla preocupação antes de colocar em vigência o acordo: assegurar o cumprimento das disposições sobre comércio e desenvolvimento sustentável, um dos capítulos do acordo, sem atrasar muito o já demorado processo de ratificação junto ao Parlamento Europeu. Para tanto, está sendo cogitado o fatiamento da aprovação do acordo: as cláusulas econômicas e comerciais entrariam em vigor imediatamente e as ambientais seriam mais demoradamente examinadas. Deve ainda ser lembrado que a UE está aprovando medidas restritivas a produtos agrícolas do Mercosul dentro da legislação de desmate de florestas e de descarbonização de empresas europeias (CBAM). 

O Uruguai, sem nenhuma coordenação com seus parceiros, e no contexto do que chamam de flexibilização do Mercosul, tomou duas iniciativas que despertaram reações negativas dos demais membros do Grupo sub-regional: iniciou conversas isoladas para assinatura de acordo individual com a China e agora pede a adesão ao antigo acordo TPP, que inclui 11 países asiáticos, liderados pelo Japão (os EUA se retiraram e a China cogita pedir a adesão). As iniciativas do Uruguai, algumas vezes estimuladas pelo ministro Paulo Guedes, `a revelia do Itamaraty, não teriam acontecido se o Brasil não tivesse abdicado de sua liderança da América do Sul e no Mercosul. Com a volta do Brasil, como disse o presidente eleito, as duas propostas serão de alguma maneira absorvidas e não deverão prosperar.  Tendo na Asia nosso principal parceiro comercial, com destaque para a China, no caso do ex-TPP, seria de nosso interesse examinar mais detidamente o assunto e talvez fazer o pedido de adesão coletivo do Mercosul. O pedido seria diplomático e levaria tempo para que os 11 países possam responder. Não haveria nenhuma negociação comercial pelo menos por um ano.

 

Com o Paraguai, além de projetos de fronteira que estão caminhando bem, há alguns temas difíceis que o novo governo vai ter de enfrentar logo no primeiro ano de governo: a renegociação do Anexo C do Tratado de Itaipu (não o Tratado de Itaipu) no tocante aos preços da energia gerada pela hidrelétrica, depois da finalização do pagamento em 2023 da dívida contraída para a sua construção. Em paralelo, o governo do Paraguai está pressionando o governo brasileiro para a construção de uma eclusa para permitir a total navegabilidade do Rio Paraguai, facilitando e ampliando o trânsito de mercadorias, agrícolas e minerais até os portos na saída da Bacia do Prata.

Por outro lado, a Venezuela está suspensa do Mercosul pela invocação da Cláusula Democrática, sem previsão de volta plena para o âmbito do grupo. A Bolívia por seu turno, desde o governo de Dilma Rousseff, está com seu pedido de adesão ao Mercosul parado em exame no Congresso Nacional. O novo governo brasileiro deveria encaminhar decisões a respeito dessas questões, de acordo com seu interesse, sem considerações ideológicas ou partidárias.

No tocante à União Europeia, não seria oportuno, nem condizente com nossos interesses, reabrir as negociações do acordo, o que adiaria ainda mais sua entrada em vigor. A solução de dividir o acordo aceleraria a ratificação e projetaria o Mercosul no complexo cenário internacional como uma alternativa viável para a ampliação das regras e do comércio bilateral ou regional. O Protocolo Adicional sobre as obrigações na área ambiental, se não for além do que está previsto no acordo não criaria maiores problemas. No tocante às restrições comerciais em processo de elaboração, a nova política ambiental e externa para a mudança de clima deveria ser transmitida de imediato às autoridades europeias para mostrar que elas não deveriam ser aplicadas ao Brasil pelas novas políticas ambientais de preservação da Amazônia na linha da preocupação europeia, como aliás já fizeram Noruega e Alemanha ao reconstituir o Fundo Amazônico.


Quanto à suspensão da Venezuela e a adesão da Bolívia, a simples discussão dos assuntos terá forte implicação para a política interna no Brasil e não seria oportuno acelerar qualquer decisão que promova a participação plena dos dois países, antes do encaminhamento de soluções para a democratização e o resguardo dos direitos humanos. Além disso, a volta e a entrada dos dois países não deveriam colocar em segundo plano as negociações comerciais, nem trazer de volta a experiência do Mercosul político e social dos governos anteriores do PT.

 

A reunião presidencial do Mercosul, realizada na semana passada, pouco acrescentou à discussão comercial e ainda agravou a tensão entre o Uruguai e a Argentina, pela ameaça de ruptura e pelos ataques do presidente argentino ao uruguaio sobre o TPP.

 

Rubens Barbosa, presidente do IRICE e membro da Academia Paulista de Letras.

 


Recuperação do Itamaraty pós-Bolsonaro será maior desafio para Mauro Vieira, dizem especialistas - Ana Rosa Alves e André Duchiade (O GLobo)

 Recuperação do Itamaraty pós-Bolsonaro será maior desafio para Mauro Vieira, dizem especialistas

Outras missões que novo chanceler terá incluem a crise venezuelana, as tensões sino-americanas e a reconstrução de laços na América Latina

Por Ana Rosa Alves e André Duchiade 

O Globo, 09/12/2022


O experiente embaixador Mauro Vieira, que voltará para o comando do Ministério de Relações Exteriores a partir de 1º de janeiro, terá como desafio imediato a recuperação de um Itamaraty que perdeu espaço e protagonismo e foi descaracterizado durante os quatro anos em que o presidente Jair Bolsonaro esteve no Palácio do Planalto. Para analistas ouvidos pelo GLOBO, outros pontos-chave incluirão uma saída negociada para a crise venezuelana, navegar pelas tensões sino-americanas e a reconstrução de laços na América Latina e em organismos multilaterais. 

A nomeação de Vieira, que já havia ocupado a pasta durante o segundo mandato da ex-presidente Dilma Rousseff, foi confirmada pelo presidente eleito Luiz Inácio Lula da Silva nesta sexta-feira. Para o embaixador aposentado Roberto Abdenur, que chefiou a embaixada em Washington durante a primeira passagem de Lula pelo Planalto, a principal missão do novo chanceler é "reconstruir a política externa demolida no governo Bolsonaro, particularmente durante a passagem de Ernesto Araújo pelo Itamaraty": 

— Integro um grupo de embaixadores que se reúne para pensar nos rumos da política externa brasileira. Ele se divide em dois grupos. Alguns acreditam que o Brasil só poderá se recuperar muito em longo prazo. Outros, me incluindo, entendem que o país pode dar a volta por cima muito rapidamente — afirmou ele, dizendo que o Brasil "perdeu completamente a respeitabilidade e a confiança" durante o atual governo e viveu o maior isolamento internacional de sua História. 

Ex-embaixador do Brasil em Londres (1994-1999) e em Washington (1999-2004), Rubens Barbosa concorda que o desafio central será "restabelecer o papel do Itamaraty como principal formulador e executor" da política externa brasileira. Segundo o presidente do Instituto de Relações Internacionais e Comércio Exterior (Irice), que classificou Vieira como um dos diplomatas mais bem-sucedidos de sua geração, o novo chanceler terá a "responsabilidade histórica" de manter o Itamaraty acima de interesses ideológicos e partidários" após os últimos quatro anos. 

Atualmente embaixador do Brasil na Croácia, o sucessor de Carlos França já ocupou alguns dos principais postos no exterior, como a embaixada na Argentina, em Washington e a representação do Brasil nas Nações Unidas, em Nova York. O vasto currículo do "discreto" Vieira, disse Dawisson Belém Lopes, professor de Relações Internacionais da Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG), faz com que tenha as credenciais necessárias para pôr ordem: 

— O Lula não precisa efetivamente de um chanceler que vá carregar grande simbolismo porque a bandeira é o próprio Lula — disse ele. — Mauro Vieira será um chanceler da porta para dentro, será útil na organização do ministério, da burocracia do Itamaraty, muito desgastado depois dos quatro anos de Bolsonaro e que já vinha em um processo difícil antes — completou, afirmando crer que a missão principal será "reerguer o ministério e elevar o moral da tropa" diplomática. 

Multilaterismo e meio ambiente 

Para o internacionalista da UFMG, a missão central será "reestabelecer o perfil universalista do Brasil nos foros globais" após Bolsonaro "estreitar o horizonte diplomático" ao se relacionar com um leque menor de países e eleger aliados ideologicamente próximos. A professora de Relações Internacionais da Pontifícia Universidade Católica do Rio (PUC-Rio), Monica Herz, aponta para desafios parecidos: 

— Uma reinserção do Brasil no sistema multilateral e na América Latina, uma recolocação do Brasil no debate sobre a disputa sistêmica entre a China e os Estados Unidos. O país esteve completamente marginalizado nesses processos de negociação, discussão, construção de normas, nestes últimos quatro anos — disse ela, afirmando ver como tarefa fundamental "reativar a energia criativa dentro do Itamaraty” após “quatro anos de adormecimento”. 

A questão climática também volta a ser prioritária para a política externa brasileira a partir do ano que vem, após quatro desastrosos anos para a política ambiental brasileira. Os primeiros indícios vieram com a ida do presidente eleito à COP27, a conferência ambiental da ONU que aconteceu em novembro na cidade egípcia de Sharm el-Sheikh, e com o concorrido pronunciamento que ele fez por lá

— Vieira terá que implementar a decisão do presidente eleito de pôr o meio ambiente e a mudança do clima no centro da política externa. Se ele for bem-sucedido nisso, ele muda a política externa do Itamaraty, que sempre teve comércio exterior, desenvolvimento, investimento como pautas principais — disse Barbosa, que conhece o novo chanceler há quatro décadas. 


América Latina e EUA

Os especialistas chamaram atenção para os desafios na esfera regional, também escanteada nos últimos quatro anos — temas que vão da crise no Haiti à redemocratização da Venezuela, passando pelo fortalecimento de organismos multilaterais, a criação de novas alianças e a reconstrução dos laços com a Argentina. Para Herz, o retorno brasileiro é chave pois é "muito difícil avançar mecanismos de cooperação na região sem a presença brasileira fazendo coordenação". 

Com relação à situação venezuelana, a especialista disse já ver sinais de mudança com o alívio das sanções americanas ao petróleo venezuelano, aproximação que aumentou após a guerra na Ucrânia. Com o aumento do preço do combustível, o produto da Venezuela, dona da maior reserva de petróleo do mundo, tornou-se atraente para Washington. 

— Precisamos negociar a participação da Venezuela para uma participação nos fóruns multilaterais e um regime mais democrático — disse ela. — É uma via de duas mãos: por um lado, podemos contribuir para a redemocratização venezuelana e sua reinserção regional e, se isso acontece, fortalecemos os projetos regionais. Precisamos lembrar que a decadência da Unasul e dos projetos regionais estão claramente associados à impossibilidade dos países acordarem sobre a Venezuela. 

Outra questão-chave, disseram os especialistas, será uma equidistância nas tensões sino-americanas, algo que abre oportunidades para o país recuperar sua credibilidade no exterior. Nas relações bilaterais com Washington, afirmou Belém Lopes, há "uma janela de oportunidade" e boa vontade neste momento, menos de uma semana após a visita do conselheiro de Segurança Nacional de Biden, Jake Sullivan, ao Brasil: 

— O Lula era o candidato preferível para Casa Branca diante da extrema direita de Bolsonaro. Apesar de já ter sido visto com desconfiança, não fez nenhuma loucura, não é aventureiro e governou o Brasil de maneira centrista anteriormente — disse ele. — Mas também por razões internas americanas. Seria muito ruim para o Biden que a maior economia latino-americana fosse governada por um líder que gosta de se vender como o Trump dos trópicos. 

 

 

Ukraine’s resilience sets a global standard - By Ishaan Tharoor, with Sammy Westfall (WP)

 Ukraine’s resilience sets a global standard

By Ishaan Tharoor, with Sammy Westfall 
The Washington Post, December 14, 2022

A year ago, Ukrainian President Volodymyr Zelensky was a somewhat unpopular leader in Kyiv, viewed by his critics as a lightweight jokester. Now, in the wake of Russia’s February invasion, the wartime president is a global icon, a Ukrainian national hero, the world’s prolific video-conferencer and, yes, the least surprising figure in recent memory to receive the designation of Time’s Person of the Year.

The international admiration for Zelensky is ultimately about much more than the man himself. His stoicism and courage seems to project the spirit of a nation that has withstood the Russian onslaught for close to 10 months at hideous cost in lives and resources. It’s now hunkering down for a possibly punishing winter, as Russia has carried out targeted strikes on the country’s energy infrastructure. At any given moment, by some measures, at least 2 million and as many as 10 million Ukrainians are living without electricity, plunged in a cold, enveloping darkness. As my colleagues reported, even then, many Ukrainians are not letting their Kremlin-inflicted woes darken their mood.

Since the conflict flared, Zelensky and his allies have insisted their battle is not simply a defense of their own territory, but of a larger civilizational struggle, pitting their liberal aspirations and fledgling democracy against the tyranny and authoritarianism embodied by Russian President Vladimir Putin’s Russia.

“We are dealing with a powerful state that is pathologically unwilling to let Ukraine go,” Zelensky told Time’s Simon Shuster, suggesting that the Kremlin could not countenance a Ukraine that rejected its sphere of influence. “They see the democracy and freedom of Ukraine as a question of their own survival.”

Zelensky echoed what he and many other Ukrainians have been saying for months, that they were fighting on the behalf of other democracies vulnerable to Russia’s predations: “If they devour us, the sun in your sky will get dimmer.”

On Tuesday, dozens of nations at an international conference in Paris rallied around Ukraine. They pledged more than $1 billion in additional aid to support Ukraine in the near term, including to help boost its battered energy grid and other aspects of its civilian infrastructure.
“Over $440 million of the total aid pledged is expected to be directed to Ukraine’s energy network. French officials said the final amount would likely rise,” my colleagues reported. “In a video address earlier on Tuesday, Zelensky urged the international community to make maintaining the country’s energy supply a priority, calling for over at least $850 million in aid for the sector.”

French President Emmanuel Macron hailed Ukraine’s “bravery and determination,” and said that the work of the conference in the French capital is “tangible evidence that Ukraine is not alone.”

Kyiv is still adamant that it needs more arms and weapons to repel Russia’s offensives and reclaim more of its lost territory. “Given the scale of the war and Russia’s unwillingness to accept the reality and withdraw from Ukraine, we will need to fight through the winter,” Ukrainian Foreign Minister Dmytro Kuleba told reporters. He added that Russia’s strikes on civilian targets and Ukraine’s energy infrastructure was a mark of its broader military failure.

“Such barbarism is Russia’s response to losing the war on the battleground,” Kuleba said. “They have suffered a number of humiliating defeats.”

Ukraine has also been on the receiving end of a mammoth flow of Western weapons and military aid. On Tuesday, my colleagues reported that the Biden administration was preparing to send the Patriot missile system — its most sophisticated air defense technology — to Ukraine.

Western support for Kyiv is holding, no matter fears over war fatigue of many countries that was deepened by the wider economic impact of the war and the energy sanctions placed on Russia’s economy.

“Among the many miscalculations that Putin has made is his bet that the invasion of Ukraine would strain relations among his adversaries,” wrote German Chancellor Olaf Scholz in a recent op-ed for Foreign Affairs. “In fact, the reverse has happened: the EU and the transatlantic alliance are stronger than ever before.”

Thousands of miles away, officials from another country facing up to a revanchist neighbor are taking notes. The war in Ukraine has echoed in the island state of Taiwan, which is constantly in the shadow of China and subject to an escalating series of provocations from the mainland. The leadership in Beijing, not dissimilarly from Putin’s stance on Ukraine, view Taiwan as an illegitimate state bound to return to the Chinese fold.

To Taiwan, Ukraine’s defiance of Russia is a source of inspiration and a template for their own survival. “Ukraine showed very great determination to defend their territory and it’s clear that Ukrainians have a very resilient civil society, which helped resist invasion,” Taiwanese Deputy Foreign Minister Ming-Yen Tsai told me on the sidelines of a major international security conference in Halifax, Canada, last month. He added that watching Ukraine’s struggle has inspired Taiwan to implement major long-term military reforms, including extending the period of compulsory military service expected of its citizens.

While a Chinese maritime invasion of Taiwan would look very different than Russia’s land campaigns in Ukraine, Taiwanese officials have seized the moment as one to galvanize international support for their cause and sound the alarm over the challenges confronting them.

“We are already facing warfare without gun smoke on a daily basis,” Tsai said, pointing to China’s “hybrid warfare” tactics, its use of escalating forms of military intimidation through naval exercises and aerial incursions, as well as cyberstrikes and online disinformation campaigns.

“If we do not hold ground at this point,” Tsai said, “China will test the bottom line, step by step, to create a new normal, and step by step, keep changing the status quo” until Taiwan’s sovereignty will be all the more fragile.

The experience of Russia’s invasion of Ukraine, Tsai said, “shows that authoritarian countries have no qualms invading other countries’ territory, revising national borders and challenging the rules-based international order.” He added that, for Taiwan, the lesson is to prepare now for an invasion rather than when it’s too late.

A diplomacia do Eixo Alemanha-Japão-Itália, 1940-1945 - Christian Goeschel, reviewed by Sarah Panzer (H-Diplo)

 

H-Diplo Article Review 1151- Panzer on Goeschel. “Performing the New Order: The Tripartite Pact, 1940-1945"

by christopher ball

H-Diplo Article Review 1151

13 December 2022

Christian Goeschel. “Performing the New Order: The Tripartite Pact, 1940-1945.” 

Contemporary European History (2022): 1-17. DOI: https://doi.org/10.1017/S0960777322000340.

https://hdiplo.org/to/AR1151

Editor: Diane Labrosse | Commissioning Editor: Masami Kimura 

Production Editor: Christopher Ball

Review by Sarah Panzer, Missouri State University

Until recently, the concept of fascist diplomacy may have struck many as an oxymoron. After all, fascist regimes are historically not known for playing well with others, and the longstanding assumption among historians has been that this belligerence extended even to their presumptive allies. At best the Axis was an “alliance without allies.”[1] At worst, it was a “long and uneasy engagement, maintained long past the hope of eventual union.”[2] An ongoing historiographic re-evaluation of the relationships between fascist parties and regimes, however, has challenged the older paradigm and offered a new perspective on fascism as a global project to deconstruct and replace the liberal world order.[3]

In Christian Goeschel’s most recent contribution to the field, he makes a persuasive case for taking tripartite diplomacy seriously as more than just the means by which Germany, Italy, and Japan hoped to construct a racialized new order, indeed as a mirror of fascist political sensibilities more generally. Whereas previous scholarship interpreted the lack of substantive military cooperation between the regimes as evidence of their disinterest in ‘real’ diplomacy, Goeschel argues that it was the performative displays of the alliance’s power, “mass spectacles of unity and strength,” which animated the alliance (2). Tripartite diplomacy may have been “carefully stage-managed political theatre,” but that did not make it any less effective in binding together regimes that were collectively intent on restructuring the global political order (5). Goeschel thus constructs a compelling new interpretation of fascist diplomacy as the point of convergence between style and political substance, where the representative and the substantive mutually reinforced each other. 

In discussing the trajectory of the tripartite pact from its signing in 1940 to its suspension in 1945, Goeschel frames his analysis around the official performances staged by the three regimes celebrating the pact and what they represented about fascist politics and diplomacy. The article’s first section thus understandably discusses the spectacle surrounding the signing of the pact, while the second and third analyze the performative staging of the alliance as a simulacrum of fascist mass politics. Ultimately, Goeschel argues that events marking the anniversary of the pact continued late into the war, even in the face of increasingly certain defeat, because the logic and momentum of tripartite diplomacy demanded that the three regimes continue to perform strength and unity until the bitter end. 

The tripartite pact was a major victory for German Chancellor Adolf Hitler; not only did it commit Japan to an alliance with Germany, a development Hitler saw as strategically useful in discouraging US involvement with the war in Europe, it also symbolically clarified Italian Prime Minister Benito Mussolini’s increasingly subordinate position vis-à-vis Germany. The ceremonial signing of the pact, held in Berlin in recognition of Germany’s dominant role within the Axis, was an elaborately staged event performed as much for the benefit of foreign journalists as it was for the crowds lining the route to the Reich Chancellery. As Goeschel notes, the version of the pact signed by the foreign ministers of the three regimes was not printed in German, or even in French—the traditional language of diplomacy—but in English, and the ceremony was carefully choreographed for maximum dramatic impact as newsreel footage (8). Observers at the time commented upon the performativity of the spectacle, but the media campaign accompanying the pact’s signing created its own political momentum and reinforced the underlying political project at the heart of the tripartite pact. 

Spectacle was central to the practice of fascist diplomacy, just as it was to the carefully choreographed performance of fascist power domestically. Fascism’s aestheticized approach to politics, which was first theorized by Walter Benjamin in 1935, has been a dominant theme in scholarship on the Axis regimes individually for some time now, and Goeschel is particularly persuasive in analyzing how fascist tactics of mass mobilization were adapted in order to legitimize and animate tripartite diplomacy.[4] In annual celebrations of the pact staged across the Italian, German, and Japanese empires, crowds were mobilized as essential ‘supporting cast’ for the various speeches, pronouncements, and statements of support delivered by fascist dignitaries. More than just providing a visually striking tableau, the “presence of the masses” was integral to the performance of fascist diplomacy in what it communicated about how the tripartite regimes sought to distinguish themselves from the “furtive bureaucratic diplomacy of the bygone age of liberal democracy… In tripartite diplomacy, crowds stood not only for the unity between leader and nation, but also for closed ranks between empire and leader” (11). This choice to frame the alliance as a performance of strength and unity—both within and between the tripartite regimes—was in the end a double-edged sword; in the absence of any meaningful military coordination, the regimes were forced to keep up appearances long past the point that defeat became a certainty, lest they risk losing credibility and undermining the alliance. 

Although framed as an analysis of tripartite diplomacy, Goeschel’s article relies principally on German archives. This is not necessarily a fatal flaw with respect to his conclusions, especially given Germany’s dominant role in constructing and maintaining the alliance, but it would be interesting to consider how the inclusion of more Italian and Japanese perspectives might offer a more nuanced understanding of how the pact was not just performed, but also translated for multiple audiences across the diverse spaces of the Axis empires. 

A more substantive critique of Goeschel’s analysis might be made, however, of his choice to focus exclusively on the more rigidly “stage-managed” performances of the alliance. Goeschel repeatedly cites Daniel Hedinger’s work on the Axis, yet Hedinger argues that engagement between Germany, Italy, and Japan created the conditions for a process of “cumulative radicalization” within the alliance, as each regime observed the others in action and modeled new policies in response.[5] Goeschel’s model of the alliance, by contrast, is somewhat static, an endless feedback loop in which repeated performances of the pact’s anniversaries functioned mainly to preserve the “credibility” of the alliance as worthy of celebration (16). While this certainly may have been the case with regards to the official events commemorating the pact, given the significant planning and resources that they required, Goeschel’s choice to exclusively focus on these carefully choreographed performances of unity naturally leads him to depict the alliance as endlessly replicating itself, rather than acknowledging the possibility that it might also have been evolving and adapting. 

For all of these resources that were devoted to monopolizing media access within their borders, fascist states were never able to entirely control how their propaganda was received, even by their own citizens. An internal memorandum circulated within the Security Division of the SS in 1942, to give one example, raised concerns that German propaganda about Japanese victories in the Pacific had been too effective, with the unintended consequence that an “inferiority complex” had recently emerged among Germans vis-à-vis their allies.[6] Although the memorandum’s author was discomforted by the realization that the German public had read far more into the regime’s propaganda than intended, he concluded that this unexpected development could be exploited, albeit with some minor adjustments to the press coverage of the Pacific War moving forward. On the one hand this episode confirms Goeschel’s basic argument regarding the innately performative nature of tripartite diplomacy, wherein the representative and the substantial were frequently indistinguishable from each other, and yet it also reminds us that the success of any performance depends more on its reception by its intended audience than on the skill of its actors. Although it is entirely understandable that Goeschel does not address the question of reception in the context of this particular article, one hopes that he or another historian will take up this challenge in the near future. 

In providing both a clear synthesis of the current “state of the field” and a persuasive re-evaluation of the performative essence of fascist diplomacy, Christian Goeschel’s new article simultaneously maps the topic’s historiographic trajectory and points to where it might be headed next. Clearly written and persuasively argued, it will be of interest to scholars working in a variety of fields, including global fascism, twentieth-century diplomatic history, and the Second World War

 

Sarah Panzer is Assistant Professor of Modern European History at Missouri State University. Her dissertation “The Prussians of the East: Samurai, Bushido, and Japanese Honor in the German Imagination, 1905-1945” (University of Chicago) won the 2015 Fritz Stern Dissertation Prize. Her recent publications include “The Archer and the Arrow: Zen Buddhism and the Politics of Religion in Nazi Germany,” Journal of Global History (2022) and “Death-Defying: Voluntary Death as Honorable Ideal in the German-Japanese Alliance,” Central European History (2022). She is currently finishing her first monograph, which examines the German-Japanese relationship during the first half of the twentieth century as an alternative or counter-modernity. 

 

[1] Ernst L. Presseisen, Germany and Japan: A Study in Totalitarian Diplomacy, 1933-1941 (New York: Howard Fertig, 1969), 281-320. See also, Gerhard Krebs and Bernd Martin, eds., Formierung und Fall der Achse Berlin-Tōkyō (Munich: Iudicium, 1994); Bernd Martin, Deutschland und Japan im Zweiten Weltkrieg: Vom Angriff auf Pearl Harbour bis zur deutschen Kapitulation (Göttingen: Musterschmidt, 1969). 

[2] Johanna Meskill, Hitler and Japan: The Hollow Alliance (New York: Atherton, 1966), 3.

[3] Hans-Joachim Bieber, SS und Samurai: Deutsch-japanische Kulturbeziehungen, 1933-1945 (Munich: Iudicium Verlag, 2014); Reto Hofmann, The Fascist Effect: Japan and Italy, 1922-1952 (Ithaca, NY: Cornell University Press, 2015); Ricky W. Law, Transnational Nazism: Ideology and Culture in German-Japanese Relations, 1919-1936 (Cambridge: Cambridge University Press, 2019); Benjamin G. Martin, The Nazi-Fascist New Order for European Culture (Cambridge, MA: Harvard University Press, 2016).

[4] Walter Benjamin, Das Kunstwerk im Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit (Frankfurt a.M.: Sukrkamp, 2006). See also, George Mosse, The Nationalization of the Masses: Political Symbolism and Mass Movements in Germany from the Napoleonic Wars through the Third Reich (Madison, WI: University of Wisconsin Press, 2023); Simonetta Falasca-Zamponi, Fascist Spectacle: The Aesthetics of Power in Mussolini’s Italy (Berkeley: University of California Press, 1997); Alan Tansman, The Aesthetics of Japanese Fascism (Berkeley: University of California Pess, 2009); Julia Adeney Thomas and Geoff Eley, eds., Visualizing Fascism: The Twentieth-Century Rise of the Global Right (Durham, NC: Duke University Press, 2020).

[5] Daniel Hedinger, Die Achse Berlin-Rom-Tokio 1919-1946 (Munich: CH Beck, 2021), 13.

[6] “Die Sicht Japans in der Bevölkerung.” Security Division Report (No. 306), August 6, 1942. Heinz Boberach, ed. Meldungen aus dem Reich 1938-1945. Die geheimen Lageberichte des Sicherheitsdienstes des SS. Vol. 11 (Herrsching: Pawlak Verlag, 1984), 4043.

terça-feira, 13 de dezembro de 2022

Êxodo de 250 mil pessoas para os EUA amplia risco de colapso populacional em Cuba - The New York Times

Cuba, a ilha da miséria se torna uma ilha declinante estruturalmente, sendo abandonada pela sua força de trabalho mais capacitada. Sanções americanas poderiam ser contornadas por relações com quaisquer outros países. Por que não ocorrem? Cuba não tem nada a oferecer; vive de subsídios dos seus filhos emigrados. 

ÊXODO DE 250 MIL PESSOAS PARA OS EUA AMPLIA RISCO DE COLAPSO POPULACIONAL EM CUBA!

The New York Times - O Estado de S.Paulo, 10/12/2022 

Cerca de 250 mil pessoas fugiram de Cuba em direção aos Estados Unidos neste ano, segundo dados do governo americano. O êxodo, provocado por uma combinação entre o impacto do colapso da reaproximação entre Havana e Washington no governo Donald Trump, o bloqueio econômico e a alta global dos preços trazida pela pandemia e a guerra na Ucrânia, pode levar, segundo analistas, a uma redução populacional e da força de trabalho na ilha.

A mulher do motorista de táxi Joan Cruz Méndez é uma destes cubanos. Em março, Cruz, 41 anos, comprou uma passagem de avião para sua esposa voar para o Panamá e usou suas economias para pagar US$ 6.000 a um contrabandista para levá-la aos Estados Unidos, onde ela pediu asilo político. Ela está trabalhando em uma loja de autopeças em Houston.

Ainda em Cuba, de onde tentou sair três vezes, o taxista dá a dimensão da crise que afeta dos cubanos. “Acho que grande parte da população perdeu a esperança, que é a última coisa que você pode perder”, disse. Em uma dessas tentativas, ele navegou por 50 km no estreito que separa Cuba da Flórida, mas teve de voltar.

Quando o mar está calmo, Cruz e seus vizinhos esperam que o contingente local da Guarda Costeira cubana termine seu turno, antes de carregar as embarcações improvisadas em seus ombros pela cidade e sobre rochas escarpadas antes de baixá-las suavemente na água e tentar mais uma vez.

Fuga de cérebros
Mesmo para uma nação conhecida pelo êxodo em massa, a onda migratória atual é que as que a antecederam. Cerca de 3 mil pessoas partiram do porto de Camarioca em 1965 e 125 mil partiram de Mariel em 1980. Em 1994, protestos de rua levaram a um êxodo de cerca de 35.000 pessoas, que deram à costa da Flórida em boias e embarcações precárias.

A onda atual não tem fim à vista e ameaça a estabilidade de um país onde a expectativa de vida é de 78 anos e tem cada vez mais idosos na sua população.

“Esta é a maior fuga de cérebros quantitativa e qualitativa que este país já teve desde a revolução”, disse a antropóloga Katrin Hansing, da Universidade da Cidade de Nova York. “São os melhores, os mais brilhantes e os que têm mais energia.”

A partida de muitos cubanos mais jovens e em idade de trabalhar augura um futuro demográfico sombrio para o país. Atualmente, o governo comunista mal consegue pagar as magras pensões de que a população mais velha do país depende.

“A saída de cubanos de sua terra natal é nada menos que “devastadora”, disse Elaine Acosta González, pesquisadora associada da Florida International University. “Cuba está se despovoando.”

Sanções e pandemia
A fuga da ilha ficou mais fácil no ano passado, quando a Nicarágua deixou de exigir visto para a entrada de cubanos no país. Milhares de cubanos venderam suas casas e pertences e voaram para Manágua. Ali, recorreram a coiotes para percorrer os 2,7 mil quilômetros que separam o país da fronteira dos EUA com o México.

As condições de vida em Cuba sob o regime comunista há muito são precárias, mas tanto a pandemia como as sanções impostas pelo governo Trump foram devastadoras para o turismo, a principal fonte de recursos de Cuba. Nos últimos três anos, as reservas financeiras de Cuba diminuíram. As importações – principalmente alimentos e combustível – caíram pela metade. A comida ficou mais cara e escassa, assim como os remédios. Até o fornecimento de energia elétrica foi afetado.

Os apagões são constantes e a situação é tão terrível que a companhia elétrica do governo se gabou neste mês de que o serviço elétrico funcionou ininterruptamente naquele dia por 13 horas e 13 minutos.

A chegada de milhares de cubanos à fronteira sul americana tornou-se um problema para o governo de Joe Biden. Analistas dizem, no entanto, que Washington enfrenta um problema que ajudou a criar.

Para atrair os eleitores cubano-americanos no sul da Flórida, o governo Trump descartou a política de reaproximação do presidente Barack Obama, que incluía restaurar as relações diplomáticas e aumentar as viagens à ilha. Essa política foi substituída por uma campanha de “pressão máxima” que aumentou as sanções e limitou severamente quanto dinheiro os cubanos poderiam receber de suas famílias nos Estados Unidos, uma importante fonte de receita, Com isso, para milhares de cubanos a solução foi emigrar.

“Não é difícil de entender: se você devastar um país a 90 milhas de sua fronteira com sanções, as pessoas virão à sua fronteira em busca de oportunidades econômicas”, disse Ben Rhodes, que atuou como vice-conselheiro de segurança nacional no governo de Obama e foi a pessoa de referência nas conversações com Cuba.

Embora o presidente Biden tenha começado a recuar em algumas das políticas de Trump, ele demorou a agir por medo de irritar a comunidade cubana na Flórida e incorrer na ira do senador Robert Menendez, um democrata e poderoso cubano-americano que preside o Comitê de Relações Exteriores do Senado, disse William M. LeoGrande, professor da American University, que escreveu extensivamente sobre as relações EUA-Cuba.


Carta do jornalista Jamil Chade para um certo JB

 Carta para Bolsonaro

Jamil Chade 11/12/2022

Jair,

Sabe quem é o presidente da Suíça?

Fique tranquilo. Essa não é uma pegadinha. Muitos aqui na Suíça, de onde eu escrevo, tampouco sabem. E sabe o motivo? Aqui, as instituições são mais relevantes que o líder. A democracia sempre vence e o estado de direito está assegurado.

Já dizia Aldous Huxley que, enquanto os homens venerarem personalidades como Cesar ou Napoleão, tais líderes vão sempre surgir para tornar a vida desses homens miserável.

Você é um deles, guardadas obviamente as distâncias entre esses dois nomes com lugar garantido na história e teu destino para a sombra fria da irrelevância.

O seu desgoverno está terminando. Mas isso não significa que suas responsabilidades estejam terminadas. Você nos deve explicações. Muitas.

Confesso que não sei exatamente para onde enviar esta carta. Não entendi se está trabalhando ou não. Ou se apenas ocupa um cargo político, como parece ter sido o caso nos últimos 30 anos de sua vida. Escrevo, ainda assim, para cobrar um esclarecimento.

Você trouxe para dentro do Palácio do Planalto de uma República e para os demais ministérios, nestes últimos anos, a escória dos teóricos da conspiração, torturadores, charlatães e alguns dos movimentos mais perigosos da extrema direita mundial.

Alguns dos quais envolvidos até mesmo com movimentos que têm simpatizantes entre golpistas detidos em outras partes do mundo, negacionistas e entidades sob o monitoramento por representarem ameaças à democracia.

Nesta semana, na Alemanha, 25 pessoas foram detidas, acusadas de planejar um golpe contra o estado. Mas, sabe, alguns desses extremistas de direita eram simpatizantes de um movimento cujos integrantes você, seu filho Eduardo e Damares Alves receberam de braços abertos, o Querdenker.

Antes, você recebeu uma parlamentar alemã que não consegue ser recebida por nenhum líder democrático do mundo. Sabe o motivo? Ela é a herdeira de um dos ministros mais poderosos do nazismo e braço direito de Adolf Hitler. Hoje, faz parte de um partido de extrema direita que está sob o monitoramento das autoridades alemãs por ameaçar a democracia.

Você e seus lacaios ainda foram alguns dos poucos no mundo democrático que hesitaram em condenar a invasão do Capitólio. Você e seus lacaios repetiram mentiras sobre uma suposta fraude na eleição americana.

Você passou meses anunciando que apenas Deus te tiraria da presidência, enquanto incentivava apoiadores a atacar qualquer um que pensasse de forma diferente.

Enquanto seu filho diz que vai supostamente entregar um pendrive no Qatar e ocupa os camarotes da elite mundial, seus apoiadores cegos ainda acreditam em Papai Noel diante dos quartéis. Quando é o que o senhor vai contar a verdade para eles?

Num país que registrou 2 mil novas armas por dia apenas entre setembro e novembro graças a suas iniciativas e numa sociedade que abriu mil clubes de tiro durante o seu mandato, temos o direito de exigir explicações sobre seu papel para a rede globalizada da extrema direita.

No Brasil do século 21, não iremos tolerar mais anistias. Você deve explicações. Mas não a mim. Para a Justiça.

Saudações democráticas,

Jamil

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