Recebi, neste dia de jogo do Brasil contra a Escócia, um convite para falar sobre as eleições brasileiras deste ano para uma audiência francesa (provavelmente online). Ainda não é o caso de formular minha avaliação sobre o pleito (os pleitos) deste ano, em outubro, mas lembrei-me de que em 26 de setembro de 2022 eu respondi a questionamentos de um jornalista francês. Respondi às suas poucas questões, nunca divulgadas, o que faço agora:
Élections au Brésil : réponses Paulo Roberto de Almeida
Paulo Roberto de Almeida
Diplomata, professor
(diplomatizzando.blogspot.com; pralmeida@me.com)
Réponses à questions de journaliste sur les élections au Brésil
1) Est ce que l’on peut dire qu’il y a des Swing States au Brésil ou pas ?
PRA : Non pas dans le sens américain, où la différence d’un seul vote peut faire tourner tout le collège électoral d’un état en faveur d’un seul candidat, qui alors rafle tous les représentants de cet état. Au Brésil chaque voix individuelle compte, dans un unique corpus électoral national, n’importe qui sort vainqueur dans chaque état particulier, dont l’électorat est valable pour chaque circonscription fédérale, mais pas au niveau national.
Cela étant, il y a certainement des états importants, par leur composition démographique et par leurs concentrations économiques, dans les choix des électeurs. Le Brésil est un des pays les plus important par la puissance de l’agrobusiness, et ce secteur (le seul à délivrer des surplus commerciaux significatifs) tend naturellement à être conservateur, sinon droitier à l’extrême, et doit donner beaucoup des votes à Jair Bolsonaro. Mais l’agrobusiness est présent dans tous les états, avec une prééminence dans le vaste hinterland des hauts plateaux.
Minas Gerais, de son côté, possède tous les secteurs économiques du Brésil : l’industrie, les minerais, l’agrobusiness, la petite agriculture de subsistance, tous les petits secteurs et les plus grandes aciéries, et constitue, peut-être, une plaque tournante, dans ces élections, car les gens de Minas Gerais peuvent se tourner à gauche ou à droite. São Paulo est l’état le plus avancé et le plus progressiste, avec Rio, mais aussi le plus conservateur hors de sa capitale. Le Nord-Est, plus arriéré, tend à favoriser les populistes de n’importe quelle tendance, gauche et droite, pourvu qu’ils octroient des bénéfices aux pauvres, qui sont nombreux, mal éduqués et tous dépendants des gouvernements.
2) Il y a des États qui sont fondamentaux pour la présidentielle, lesquels en dehors de Sao Paulo, Rio, Bahia ?
PRA : Même des petits états, comme Santa Catarina et Mato Grosso, peuvent faire la différence, si jamais ils concentrent leurs votes dans un candidat, dans ce cas, dans Bolsonaro. Cette élection n’est pas comme les autres, à cause de la radicalisation.
3) On dit que le vainqueur de la présidentielle dans le Minas est celui élu ? Un état test ou pas ? Pourquoi ?
PRA : Ce n’est pas scientifique, mais peux de présidents ont été élus sans gagner dans les Minas Gerais. Comme indiqué plus haut, c’est un grand état, avec son Nord arriéré et son Sud développé, avec toutes sortes d’activités économiques. Les candidats doivent donc promettre tout à les uns et les autres.
4) Oublie-t ’on trop dans la presse internationale les votes gouverneurs ? Ainsi que les élections parlementaires ? Qui se déroulent en même temps.
PRA : Sauf les préfets et les échevins, tous sont élus à chaque quatre ans, sauf 1/3 ou 2/3 des sénateurs, qui ont un mandat de huit ans. La structure fédérative du Brésil peut compliquer les arrangements au niveau national, car la représentation proportionnelle n’est pas vraiment proportionnelle, le Nord et le Centre-Ouest possédant plus des représentants que population, et les petits états aussi, tandis que São Paulo est plafonné sur 71 députés, quand il devrait avoir 120, car c’est le plus grand nombre d’électeurs. Cela est absolument stratégique quand il s’agit de s’accorder sur les règles tributaires, car il y cinq états qui sont de « payeurs » ou des contributeurs nets, et 21 états qui sont des récepteurs de fonds fédéraux.
Paulo Roberto de Almeida
Brasília, 4243: 26 setembro 2022, 2 p.
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